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Suppression du concours d’entrée, réinvention du lien aux territoires : comment Sciences Po répond aux Gilets jaunes ?

"Il faut être cohérent : on peut mettre un quota de 40 % de boursiers en prépa, ce n’est pas cela qui changera le taux de boursiers dans les grandes écoles. Si l’on veut réussir à faire vivre une ambition de diversité dans l’enseignement supérieur sélectif, il faut penser différemment", estime Frédéric Mion, directeur de Sciences Po, dans une interview à AEF info sur la réforme de la procédure de sélection qui renonce au concours écrit. "J’ai du mal à considérer que l’unité de temps et de lieu d’épreuves écrites soit la seule définition possible de la méritocratie", dit-il, se défendant d’être "le fossoyeur du modèle français". Avec Bénédicte Durand, directrice des études, il revient aussi en détail sur le nouveau rôle qu’ils souhaitent donner aux campus en régions, pour en faire "des avant-postes de Sciences Po dans les territoires", et sur l’évolution de la carte des lycées CEP.

Frédéric Mion, directeur de Sciences Po, lors de l'inauguration du campus de Poitiers, le 10 avril 2019 Sciences Po

AEF info : En annonçant la réforme du concours d'entrée à Sciences Po (lire sur AEF info), vous avez fait un lien avec la crise sociale, la déconnexion des élites, les revendications des Gilets jaunes. En quoi cette réforme est-elle une réponse à cette crise ?

Frédéric Mion : Notre réflexion a démarré bien avant la crise des Gilets jaunes, mais le mouvement a dirigé un projecteur sur les questions que nous nous posions, notamment sur le lien aux territoires et l’accès des lycéens à l’enseignement supérieur. Il a conforté nos intuitions, sans en être le déclencheur. La réforme répond à certaines problématiques soulevées par le mouvement, notamment au travers de l’évolution de la carte de nos lycées partenaires CEP. Aujourd’hui, cette carte est majoritairement suburbaine. Nous voulons une écriture géographique différente, qui procédera d’une relation de coopération avec les académies car nous allons là vers des zones non estampillées "éducation prioritaire", qu’il nous est plus difficile d’appréhender seuls. Cela va nous conduire au contact de lycéens qui nous sont actuellement moins connus.

 

"Le mouvement des Gilets jaunes a conforté nos intuitions, sans en être le déclencheur."

F. Mion

 

Bénédicte Durand : Nous voulons aussi faire de nos campus en régions des avant-postes de Sciences Po dans les territoires. Je relisais récemment Le nœud gordien, l’ouvrage de Georges Pompidou paru en 1974 : ses pages sur l’ESR sont éclairantes, car il prévoyait déjà la métropolisation de la recherche et la nécessité de maintenir des premiers cycles dans les territoires. Cela avait aussi été la philosophie du plan Université 2000. Sciences Po n’est pas rentré dans ce sujet par cette question, mais 20 ans après sa première installation en région, on rejoint la même histoire. À partir de ces campus, nous voulons mener une politique de promotion active sur les nouveaux attendus à l’entrée de Sciences Po, présenter notre offre différemment, et porter à la connaissance des publics lycéens l’existence même de ces campus, alors que ce n’était jusque-là pas leur vocation première et qu’ils recevaient une majorité d’étudiants internationaux.

 

Cette interview fait partie d’un dossier en plusieurs parties qui se propose d’observer les métamorphoses du lien entre enseignement supérieur et territoires. La première partie, publiée en juillet 2019, comprend les dépêches suivantes :

AEF info : Avez-vous des données qui montrent que l’existence de vos campus en régions vous permet de toucher un public étudiant différent ?

Frédéric Mion : Nous n’avons pas fait d’études sur ce point, mais nous observons que certaines candidatures, au Havre ou à Dijon par exemple, n’auraient pas été déclenchées sans l’existence du campus. Ils apportent une garantie d’études à proximité, alors que le coût de la vie étudiante à Paris, notamment du logement, est un frein pour beaucoup.

Bénédicte Durand : Nous avons en effet plutôt des observations empiriques. J’ai l’exemple d’un jeune homme originaire du Béarn qui m’a clairement dit que si le campus de Reims n’avait pas existé, il ne se serait pas présenté à Sciences Po, car il ne voulait pas étudier dans la métropole parisienne. J’ajoute que nous poussons aussi maintenant nos étudiants issus de la procédure CEP, historiquement très ancrés à Paris, à aller étudier sur nos campus régionaux. Ils sont 50 à Reims cette année, sur une population de 160. Ils s’y sentent bien car les campus en régions sont moins "normés" : comme ils accueillent beaucoup d’étrangers, la maîtrise de la langue et des codes sociaux les plus valorisés en France, par exemple, est moins prégnante qu’à Paris. Les étudiants issus des CEP s’y fondent plus facilement.

AEF info : Quand les collectivités locales financent généreusement l’installation de Sciences Po sur leur territoire, quelles sont leurs attentes, d’après vous ?

Frédéric Mion : Elles nous disent deux choses : d’abord, elles ont pour objectif de renforcer la vie étudiante locale, car ce sont pour la plupart des villes universitaires – à l’exception de Menton, et dans une moindre mesure du Havre. Ensuite, elles pensent "rayonnement" : Sciences Po amène son renom international, qui devient un vecteur pour le rayonnement du territoire lui-même. Elles misent sur le fait que les anciens élèves passés par ces campus en régions, garderont des liens avec eux. Et c’est d’ailleurs ce qui se passe, les alumni sont attachés à leur lieu d’études, je l’ai vu par exemple lors du 10e anniversaire du campus de Menton où la ferveur des générations successives était bien réelle.

AEF info : Avez-vous déjà mené des études sur l’impact de ces campus régionaux sur les territoires d’accueil, qu’il soit social, sociétal, ou économique ?

Frédéric Mion : Nous ne l’avons pas fait nous-mêmes, mais Reims a mené une étude d’impact très intéressante, sur le plan économique et social. Et cette étude ne prenait pas en compte une dimension qui n’était à ce moment-là pas encore très présente, c’est celle du "parcours civique" : depuis l’année dernière, tous nos étudiants de 2e année doivent s’engager au niveau local, à hauteur de 75h par an d’activités d’intérêt général. Cela signifie travailler avec des associations locales, des écoles, des ONG, etc., en contact avec les usagers. La systématisation de cette démarche introduit une dimension différente à la relation des étudiants de Sciences Po avec le territoire, et insère d’autant mieux l’institution au tissu local.

AEF info : Pour autant, les sommes investies par les collectivités pour accueillir un campus de Sciences Po, en particulier sur le plan immobilier, avec des rénovations de lieux historiques, de centre-ville, parfois classés, sont très importantes (lire sur AEF info). Mises en regard des investissements qu’elles consentent pour leurs universités, on peut avoir un sentiment de "deux poids, deux mesures", d’autant plus que les étudiants accueillis dans ces 1er cycles n’ont pas vocation à rester sur le territoire. L’impact de Sciences Po est-il à la hauteur du coût pour la collectivité ?

Bénédicte Durand : La valeur symbolique de Sciences Po – et il est vrai que c’est le privilège de cette institution – est incalculable. Il suffit de voir l’impact que notre installation à Reims a eu dans un quartier qui n’allait pas bien. Je peux témoigner, moi qui ne suis pas diplômée de Sciences Po, de l’énergie incroyable que diffuse la construction d’un tel campus, et des enjeux de fierté que cela entraîne. Sciences Po fait briller les yeux, au-delà de la question de la marque : c’est ce qui s’y passe qui fascine, les débats, le multilinguisme, l’engagement des étudiants via le parcours civique, qui les projette sur le territoire. Quand deux jeunes japonaises de l’université de Keïo proposent une activité autour des origami et des comptines dans une maternelle du Havre, c’est une expérience riche à la fois pour elles, qui sortent ainsi de leur campus anglophone et prennent un "bain de France" totalement original dans leur parcours, et pour le territoire, pour lequel cet apport est complètement gratuit.

 

"La valeur symbolique de Sciences Po – et il est vrai que c’est le privilège de cette institution – est incalculable."

B. Durand

 

D’ailleurs, il n’a jamais été question jusqu’à présent que les collectivités se désengagent, au contraire. Même lors des alternances, un consensus est toujours trouvé sur ces questions. Les élus assument cette politique : Alain Claeys à Poitiers, François Rebsamen à Dijon, Arnaud Robinet à Reims, etc. Personne ne leur tord le bras ! Et les collectivités ne sont pas non plus dispendieuses ou sans contrôle : le retour sur investissement existe, il se calcule – la charge symbolique, elle, n’étant jamais complètement mesurable.

AEF info : Le dernier rapport du HCERES sur Sciences Po montre bien la place que les collectivités ont prise dans son modèle économique (lire sur AEF info). Le moteur du développement n’est plus l’État, dont la part dans le budget est passée de 55 % en 2010 à 39 % en 2017, mais les ressources propres (+32 % entre 2010 et 2015), "en particulier du fait des sites en région". Êtes-vous devenus dépendants des politiques des collectivités locales ?

Frédéric Mion : Les campus en région ont été le moyen, pour Richard Descoings, d’atteindre la taille critique qu’il souhaitait pour Sciences Po. C’était une réponse physique, grâce à ces nouvelles implantations, à sa volonté d’internationaliser l’IEP, en accueillant davantage d’étudiants étrangers. L’implantation en région ne répond pas à des considérations financières. Les financements apportés par les collectivités ne représentent que 3,6 % de nos ressources propres. Ce n’était pas dans le but non plus d’augmenter les ressources propres via les droits de scolarité. Aujourd’hui, aucun campus n’équilibre d’ailleurs ses comptes, quand on ajoute les subventions des collectivités et les droits de scolarité.

Cette idée singulière a été très féconde et est allée plus loin que ce qui avait été entrevu au départ. Elle a donné lieu à l’invention de petites communautés, à taille humaine, dans des lieux à dimension "presque familiale" où tout le monde connaît tout le monde comme dans un gros lycée. Ces conditions d’études sont plus rassurantes pour les parents de tous nos étudiants, qui n’ont jamais que 17 ou 18 ans quand ils arrivent.

 

"L’implantation en région ne répond pas à des considérations financières. Les financements apportés par les collectivités ne représentent que 3,6 % de nos ressources propres."

F. Mion

 

Bénédicte Durand : Nous pourrions très bien, dans l’absolu, fermer un campus de 200 étudiants. Ce ne serait pas si compliqué. Il suffirait de réduire le 1er cycle de 100 places, accepter 100 étudiants de plus en master (où les droits de scolarité sont plus élevés), jouer sur les cours à distance, etc. Mais la question ne se pose pas : certes, avoir Sciences Po sur son territoire a un coût – n’oublions pas que les étudiants payent des frais de scolarité élevés, surtout les internationaux, et que les conditions d’accueil et de service doivent donc suivre – mais c’est du gagnant-gagnant très durable.

Ce qui manque, c’est cette compréhension par les étudiants français que ces campus représentent aussi une opportunité pour eux, et c’est pour ça que nous les avons libérés des prérequis linguistiques pour y étudier. L’enjeu est d’en faire dorénavant des lieux d’intermédiation entre les lycées des territoires et le 1er cycle.

Nous voulons en outre favoriser les mobilités interrégionales. D’abord pour désengorger Paris, où tout est plus polarisé et plus cher : le plus gros campus de 1er cycle de Sciences Po va ainsi devenir celui de Reims, qui accueille déjà 520 étudiants par promotion, tandis que Paris tendra vers les 450. Ensuite pour répondre à la crise de l’immobilité sociale, car la mobilité géographique est synonyme d’émancipation. Pensons par exemple aux jeunes femmes qui ont grandi en banlieue. Elles pourraient gagner à sortir de la région parisienne et rencontrer ainsi la différence en région. Ou à un lycéen de Nancy qui pourrait étudier sur le campus de Poitiers.

AEF info : Dans votre réforme, vous annoncez vouloir passer de 100 à 200 lycées partenaires dans le dispositif CEP, mais cela ne vous permettra pas de couvrir tout le territoire : vous allez forcément laisser des zones de côté. Cela n’est-il pas contradictoire avec les intentions affichées ?

 

Nous voulons favoriser les mobilités interrégionales, d’abord pour désengorger Paris, ensuite pour répondre à la crise de l’immobilité sociale, car la mobilité géographique est synonyme d’émancipation."

B. Durand

 

Bénédicte Durand : Notre objectif est davantage de doubler notre vivier de candidats par la procédure CEP (aujourd’hui d’environ un millier) que de doubler le nombre de lycées partenaires : nous allons travailler sur des "réseaux" de lycées par exemple, les mettre en synergie d’un territoire à l’autre. Nous imaginons des "contrats de territoire" avec les lycées, les académies, les universités, pour toucher le maximum de lycéens possible, sans concurrencer bien sûr les acteurs locaux, notamment les IEP. L’idée n’est pas d’orienter tous les lycéens vers une candidature à Sciences Po, mais de leur donner envie d’aller dans l’enseignement supérieur.

AEF info : Le dispositif des CEP a eu plusieurs effets pervers, comme le phénomène du contournement de la carte scolaire, mais il a aussi contribué à "polariser" votre corps étudiant sur le plan social, comme l’a montré la Cour des comptes (lire sur AEF info). Au final, les classes moyennes sont sous-représentées à Sciences Po : comment comptez-vous traiter cette question-là ? Faut-il des quotas de classes moyennes comme vous faites des quotas de boursiers ?

Frédéric Mion : C’est en effet une tendance que j’avais soulignée dans ma profession de foi pour mon second mandat. Nous devons penser nos efforts de promotion pour être plus repérables par ces familles : le nœud, c’est l’information. Et nous allons aussi retravailler notre barème de frais de scolarité pour lisser les effets de seuil. Mais nous ne pouvons bien sûr pas tout diviser en quotas : l’indicateur "boursiers" désigne la forme de diversité que nous voulons à Sciences Po. De plus, je rappelle que les bourses fonctionnent avec un système d’échelons, et qu’il y a donc des classes moyennes parmi les boursiers.

Bénédicte Durand : Nous comptons sur la proximité de nos campus et sur notre exposition sur Parcoursup dès 2020. Nous savons que les élèves non-boursiers mais qui sont à la limite ne viendront pas à Paris pour un projet en cinq ans. Le premier cycle en région est donc une réponse pour eux. De plus, la nouvelle procédure d’entrée réduit les coûts : pas de frais induits pour aller passer les écrits, idem pour les oraux qui se tiendront dans les lycées de proximité.

AEF info : Vous avez supprimé les écrits mais maintenu une épreuve orale, qui favorise aussi les biais sociaux, nous disent des sociologues. Idem pour le contrôle continu d’ailleurs, qui serait plus favorable aux jeunes les plus aisés. Pourquoi avoir maintenu les oraux, dans ces conditions ? Éliminer tout biais social n’est-il pas un vœu pieux ?

Frédéric Mion : Éliminer tout biais social une fois pour toutes est évidemment un vœu pieux. De plus, notre réforme n’est pas la mère de toutes les batailles, et elle devra être remise en question le jour venu, car un système se réajuste de toute façon très vite et de nouveaux biais apparaissent.

 

"Éliminer tout biais social une fois pour toutes est évidemment un vœu pieux."

F. Mion

 

Sur la question des oraux, nous bénéficions d’une forte expérience, en particulier vis-à-vis des CEP, mais nous travaillons encore beaucoup pour cadrer l’épreuve, lui donner une armature technique qui aide à objectiver ce que l’on évalue : cela pourrait être un exercice de commentaire de document, par exemple.

Nous avons aussi à mener un travail de préparation des membres de nos jurys. Enfin, nous avons souligné une évolution importante : l’oral, dans la nouvelle procédure, n’est plus un couperet, il vient compléter une évaluation. Je n’ai personnellement jamais été tenté de supprimer l’oral, même si le sujet a fait débat dans la maison, notamment parce qu’il n’existe pas d’oraux en général à l’étranger. Mais je pense qu’il y a une relation qui se joue dans le face-à-face, qui est un élément de conviction pour confirmer ou infirmer l’évaluation faite sur dossier.

AEF info : En favorisant les parcours individuels plutôt que le concours, pour pouvoir "aller chercher" certains profils, vous introduisiez de la subjectivité dans le recrutement. N’êtes-vous pas là en train de renoncer à un l’idéal républicain de la méritocratie, au profit d’une logique anglo-saxonne d’individualisation ?

Frédéric Mion : J’ai du mal à considérer que l’unité de temps et de lieu d’épreuves écrites soit la seule définition possible de la méritocratie. Nous voulons dessiner d’autres manières d’apprécier le mérite, qui se passent de cette forme "canonique" de sélection. En outre, la réforme consiste notamment à s’appuyer sur les résultats du bac, qui répond à ces caractéristiques de la méritocratie à l’ancienne : dimension nationale, unité de lieu, de temps, garantie d’anonymat, évaluation par un tiers. Je trouve qu’il est justement très républicain de restaurer la valeur de cet examen national. Je n’ai donc pas le sentiment d’être le "fossoyeur" du modèle français : nous travaillons à sa restauration !

AEF info : Quid du risque de ne choisir que ceux qui "pensent bien" ou "comme on l’attend" ? Ou celui de l’intervention amicale de puissants pour appuyer tel ou tel "fils d’archevêque", raison pour laquelle les Français sont si attachés à la notion de concours ?

Frédéric Mion : Il m’est arrivé de mettre d’excellentes notes à des candidats qui ne pensaient pas du tout comme moi, et dont je savais par avance que les positions radicales comportaient quelques risques ! Il faut que les jurys soient prêts à entendre des arguments qu’ils ne partagent pas. Quant aux tentatives d’intervention, cela a toujours existé, épreuves écrites ou pas. C’est une règle d’airain à maintenir constamment : le processus de sélection échappe au directeur et au directeur des études, il y a un jury qui fait son travail. Si nous dérogions à cette règle, cela se saurait tout de suite et les conséquences pour l’institution en seraient immédiates.

AEF info : Pensez-vous que l’esprit de votre réforme soit reproductible, en particulier à l’entrée des formations scientifiques ?

Frédéric Mion : J’entends en effet certains commentateurs qui expliquent que Sciences Po peut se permettre cette réforme d’une part parce qu’il s’agit d’une formation post-bac, d’autre part parce que c’est une formation en SHS, donc dans des matières "molles". Je trouve cette vision des SHS un peu condescendante.

À l’EPFL, à l’ETH Zurich, à l’Imperial College, il existe des politiques de diversification des profils sociaux, capables d’aller chercher des lycéens qui ne sont pas nécessairement au niveau dans les disciplines scientifiques, puis qui sont accompagnés pour se hisser au même niveau d’exigence que les autres en premier cycle.

Nous aussi, nous soutenons nos jeunes issus de la voie CEP dans leur parcours de réussite. Il faut être cohérent : on peut mettre un quota de 40 % de boursiers en prépa, ce n’est pas cela qui changera le taux de boursiers dans les grandes écoles. Si l’on veut réussir à faire vivre une ambition de diversité dans l’enseignement supérieur sélectif, il faut penser différemment.

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Sarah Piovezan, journaliste