Service abonnements 01 83 97 46 50

Revenir en haut de la page
Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°607586

Face aux Gafam, la mairie de Paris vante les vertus du logiciel libre pour mettre la technologie au service des villes

Le logiciel libre est un outil précieux pour "créer des services numériques de qualité, répondant à de nouveaux besoins, respectant les données personnelles des utilisateurs", et à un moindre coût, affirme Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la Ville de Paris, dans une tribune publiée par Libération le 4 juin 2019, à l’occasion de l’ouverture de l’Open Source City Forum. L’élu lance un appel aux villes du monde entier pour créer une "communauté du logiciel libre" afin de mettre cette technologie au service des collectivités.

Les logiciels sous licence libre offrent "de meilleures garanties de sécurité qu’un code fermé", selon Emmanuel Grégoire © John Schnobrich's - Unsplash

Si les avantages du logiciel libre ne peuvent pas être résumés à un simple aspect économique, le logiciel libre est souvent un moyen de faire des économies importantes, assure Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris Anne Hidalgo, chargé du budget et de la transformation des politiques publiques, dans une tribune cosignée dans Libération avec des organisations de défense de l’open source (April, Adullact, MossLabs.io, VideoLAN et OW2), mardi 4 juin.

"Plutôt que de redévelopper, à l’échelle de territoires parfois très petits, des nouvelles solutions technologiques à partir de zéro, le logiciel libre permet aux collectivités de réutiliser des logiciels créés par d’autres", souligne Emmanuel Grégoire. Depuis 2002, la collectivité a mis en place une politique de logiciel libre, regroupée sous l’égide de la plate-forme Lutèce, développée spécifiquement pour les administrations municipales.

plus de transparence

En outre, "il est aussi logique que les logiciels financés par l’impôt soient publiés sous licence libre", afin de pouvoir être réutilisés et modifiés. Cette technologie permet au passage d’améliorer des outils au service du bien commun et de renforcer la transparence en direction des usagers. À Paris, un outil conversationnel baptisé PaLyNi sur le traitement des déchets a été mutualisé avec les villes de Lyon et Nice et des marchés publics peuvent être partagés avec l’État. Le code source des outils de participation citoyenne est également public.

Enfin, défend Emmanuel Grégoire, grâce aux logiciels libres, "les villes ne sont plus otages : elles possèdent les moyens de reprendre la main sur leurs services numériques, sans être obligées de passer par des opérateurs privés". Ces derniers, et en premier lieu les Gafam (Google, Facebook, Amazon, Microsoft), contrôlent les données et sont susceptibles d’augmenter leurs prix en fonction de l’évolution du marché. C’est notamment au nom de la souveraineté numérique que la municipalité a rapatrié l’été dernier le stockage de ses données numériques en créant un centre de données (lire sur AEF info).

Fermer

Bonjour

Vous souhaitez contacter

Florianne Finet, journaliste