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"L’accord sur le CSE a été l’occasion de construire un dialogue social au service de nos objectifs" (N. Héron, Metro)

Fin 2018, Metro France signe un accord relatif à la mise en place du CSE. Alors que les élections professionnelles se sont achevées fin mars, Nicolas Héron, directeur des relations sociales de l’enseigne, fait un point sur les grands axes de cet accord, qui devrait permettre de "maintenir un échange efficace et efficient autour du développement et de l’accompagnement" du plan stratégique de l’entreprise, "en gardant le salarié toujours au centre des décisions". Au-delà de la signature de ce texte, différents projets sont en réflexion chez Metro France, comme le développement d’une "culture managériale durable", "la gestion des compétences et des performances" et "l’organisation du travail".

Nicolas Héron, directeur des relations sociales de Metro France © Metro France

AEF info : Comment avez-vous négocié cet accord sur la mise en place du CSE et le dialogue social ?

Nicolas Héron : Nos élections se sont achevées et ont donné lieu à un nouveau paysage syndical. Avec le texte relatif à la mise en place du CSE signé fin 2018, nous voulions au préalable mettre en place un véritable véhicule social. Cet accord, qui instaure un CSE central et des CSE au niveau local, a été l’occasion pour l’entreprise de négocier un accord sur le dialogue social, car il n’y en avait pas auparavant. Pour donner un rythme à nos échanges avec les organisations syndicales, et construire un dialogue social qualitatif au service de nos objectifs économiques et sociaux.

Ce texte est le fruit d’une collaboration franche et responsable avec les partenaires sociaux. Une philosophie que nous maintiendrons pour les prochaines négociations à venir. Autres clés qui nous guident au quotidien : l’anticipation, la concertation dès la conception de tout projet et une certaine culture du compromis. Plus le dialogue social est de qualité, plus l’entreprise sera performante.

AEF info : Quelles sont les dispositions importantes de ce texte ?

Nicolas Héron : Nous avons choisi de mettre en place un CSE au niveau du siège, avec un CSE dans chacun de nos 98 établissements, privilégiant un dialogue social de qualité. Avant la fusion des IRP, bon nombre de nos établissements avaient leur CE, un CHSCT pour certains, et des DP, autour d’un CCE central au niveau national. Nous voulions conserver cet équilibre, tout en prenant en compte les particularités de nos sites. Notre but a été de fluidifier et de donner des moyens aux dispositions des ordonnances Macron. Au sein de certains sites, très petits, qui accueillent une vingtaine de salariés, la gestion du CSE restera "familiale".

Contrairement à d’autres entreprises, nous avons choisi de ne pas mettre en place de représentants de proximité. Il ne s’agissait pas forcément d’une demande majeure, voire bloquante de la part des organisations syndicales. Approche novatrice quant aux commissions, nous en avons mis une en place sur la révision de cet accord. Notre position est de dire que nous avançons en marchant. D’ici un an, nous allons sans doute évoluer, d’où le fait de se laisser la possibilité de modifier l’accord. Une autre commission, au travers de la CSSCT, sera consacrée aux évolutions induites par les nouvelles technologies. Enfin, nous avons décidé dans cet accord que toutes les commissions CSE et hors CSE issues d’autres accords siégeront désormais deux fois par an au lieu d’une.

Enfin, sur la gestion de carrière des élus, nous nous sommes engagés à valoriser leur expertise. Nous pourrions imaginer, dans un futur proche, que nos DSC soient présents, aux côtés des instances habituelles, dans une instance ou un observatoire, sans finalité de négocier, afin qu’ils soient associés à chaque projet de l’entreprise, pour préparer les évolutions futures. Nous considérons que les enjeux d’un dialogue de qualité sont ni plus ni moins que la performance et la flexibilité de notre organisation, ainsi que la sécurisation de l’emploi. Devant pareils enjeux, cela vaut le coup de se donner les moyens idoines en construisant ce dialogue au quotidien. Ceci d’autant plus que les dernières ordonnances travail font la part belle non pas à la loi, mais à la norme négociée. Nous avons donc pleinement saisi cette occasion.

AEF info : Quels sont les projets RH sur lesquels vous allez travailler en 2019 ?

Nicolas Héron : Nos futurs accords auront tous un dénominateur commun : la transformation de l’entreprise en lien avec le plan de transformation "OUI²" de Metro. Ce plan de transformation a trois grandes ambitions : devenir le premier acteur du BtoB local, devenir un leader sur le marché du "food service", et devenir un acteur omnicanal. Ces accords de transformation : "culture managériale durable et performance", "de gestion des compétences et des performances" et de "l’organisation du travail" seront abordés dans les prochaines semaines avec nos partenaires sociaux. Ces accords seront novateurs, quant à leur conception, leur réalisation et leur accompagnement.

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Evelyne Orman, journaliste