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Les mouvements anti-éolien connaissent-ils une résurgence en France ?

C’est d’abord un article de presse, un reportage télévisé, la publication d’un livre. Puis un questionnaire en ligne à l’occasion du débat national qui fait remonter une forte participation des mouvements anti-éolien. À cela s’ajoutent quelques prises de parole politiques, au Parlement ou à l’occasion de la campagne des élections européennes. Ces dernières semaines, les mouvements anti-éolien semblent avoir le vent en poupe. Mais peut-on vraiment parler d’une résurgence du mouvement ? Qui sont vraiment ces opposants et que pèsent-ils ? AEF info s’est penchée sur dix années d’histoire du mouvement, depuis les débats du Grenelle II en 2010, et sur les conditions de l’acceptabilité de cette énergie.

Parc éolien en France CC BY-SA 2.0

"Laides", "bruyantes", "incroyablement visibles". Sans compter qu’elles ne génèrent "quasiment pas d’électricité et coûtent une fortune à l’État"… Les mots ne sont pas assez durs dans la bouche des opposants pour vilipender les éoliennes. Depuis plusieurs mois, les prises de parole contre cette source d’énergie renouvelable se multiplient et se traduisent par des recours quasi systématiques déposés en justice par les opposants contre tout nouveau projet de ferme.

défense des paysages

Le mouvement des anti-éoliens s’est construit il y a une quinzaine d’années autour de deux principales associations, Vent de colère puis la FED (Fédération environnement durable) née en 2007 de la scission avec la précédente. "Notre point de départ, c’est une fédération d’associations locales attachées à la défense d’un environnement qu’elles connaissent bien : la campagne, la montagne, la mer", relate le président de Vent de colère, Daniel Steinbach. "Nous voulons défendre ce que nous aimons contre des écologistes qui veulent mettre des installations industrielles et détruire les paysages. Implanter des éoliennes dans des zones naturelles nous semble fondamentalement anti-écologiste. Regardez le Mont Gerbier de Jonc. Il y a 20 ans, c’était un espace infini à perte de vue. Aujourd’hui, on parle de 62 éoliennes. C’est moche et ça ne sert à rien", s’indigne-t-il.

Difficile pour autant de dresser un portrait-type de l’opposant à l’éolien. "C’est une excellente question sur laquelle on a beaucoup travaillé et à laquelle il est complexe de répondre", explique Jean-Yves Grandidier, président du conseil d’administration de Valorem et membre fondateur de l’association France énergie éolienne. "On y trouve pas mal de polytechniciens et notables retraités. Le lien avec la filière nucléaire n’est pas clairement établi", selon lui.

"Nous réunissons environ 300 associations actives. Il ne s’agit pas de grandes associations puissantes mais plutôt d’un réseau de bénévoles, qui dispose d’un budget ridicule", avance Daniel Steinbach. Budget qu’il chiffre à "8 000 euros par an" pour Vent de colère, "uniquement sur la base de la cotisation des membres". Pour Pierre Dumont, militant anti-éolien de longue date dans le Bas-Berry, "le pays de George Sand" où il vit, et auteur de l’ouvrage "Éoliennes : chronique d’un naufrage annoncé" (1), ces associations regroupent "des Français qui n’ont pas un rond, ulcérés de voir que les paysages sont saccagés". "Ce ne sont pas des châtelains ni des bourgeois, mais de braves gens qui n’ont rien d’autre que la volonté farouche de ne pas laisser saccager la France. Je reçois des chèques de soutien de dix euros. Nos membres sont des gens qui se saignent aux quatre veines pour financer des recours en justice", affirme-t-il.

structuration lors de la loi Grenelle II

Le mouvement s’est structuré dans les années 2000 avec le développement des premiers parcs éoliens et lors de la discussion parlementaire de la loi Grenelle II. Bruno Sido, sénateur LR de la Haute-Marne était en 2010 rapporteur du texte pour l’UMP. Il s’était opposé à la fronde des anti-éoliens menée par de nombreux parlementaires UMP et quelques communistes, dont le député Patrick Ollier (UMP, Hauts-de-Seine), qui avait présidé quelques mois plus tôt une mission sur l’éolien, très à charge contre cette source d’énergie (lire sur AEF info).

"C’était un mouvement très violent à l’époque, ce n’est plus le même niveau aujourd’hui. En 2010, la fronde était plutôt menée par des propriétaires de demeures et châteaux. Aujourd’hui, ce n’est plus ça. Les gens protestent pour des questions de paysage et des questions économiques, je le vois dans mon département. Je constate aussi que les gens sont anti-tout, ils ne veulent plus rien", explique-t-il à AEF info.

La loi Grenelle II, adoptée en juillet 2010, reprend à l’époque plusieurs des propositions de la mission Ollier : le classement des parcs éoliens comme ICPE, avec demande d’autorisation préalable ; la compatibilité des ZDE (zones de développement de l’éolien) avec les schémas régionaux climat, air, énergie ; un seuil de 15 MW et un nombre de 5 mâts minimum afin d’éviter tout mitage du territoire ; une distance minimale de 500 mètres entre les parcs et les lieux d’habitation ; ou encore l’obligation de constituer des provisions pour le démantèlement.

Il faut attendre 2013, avec le vote de la loi Brottes, pour qu’une partie de ces dispositions soit abrogée. La loi supprime en effet les ZDE mais aussi le nombre minimum de mâts. Elle valide aussi le fait que la déclaration ICPE prend le pas sur le permis de construire. "La déclaration ICPE nous embêtait d’un point de vue du message mais on s’est en accommodé avec le temps", explique Jean-Yves Grandidier. "Elle permet de reconnaître les impacts des éoliennes sur le bruit et sur les oiseaux. Ce n’est pas une si mauvaise mesure et elle a permis d’abroger le permis de construire."

Victoire en 2014 contre les tarifs éoliens

En mai 2014, le mouvement anti-éolien reprend du terrain avec une victoire majeure contre les tarifs éoliens de 2008. Le Conseil d’État décide alors d’annuler les arrêtés tarifaires de novembre et décembre 2008, à la suite d’une saisine de Vent de colère, qui estimait que le tarif d’achat relevait de l’aide d’État et aurait dû être notifié à la Commission européenne. Les porteurs de projets ont dû rembourser à l’État environ 47 millions d’euros sur les 2,5 milliards d’euros perçus sur cette période.

Le combat "contre les décisions nationales dérogatoires", selon Daniel Steinbach, se poursuit aujourd’hui. En janvier dernier, cinq associations (Fédération environnement durable, Vent de colère, Vieilles Maisons françaises, Patrimoine environnement et Sites & Monuments) ont déposé devant le Conseil d’État deux requêtes en annulation pour excès de pouvoir de deux décrets relatifs au développement de l’éolien. Il s’agit du décret n° 2018-1217 du 24 décembre 2018 qui expérimente la suppression de l’enquête publique pour les projets soumis à la procédure de délivrance de l’autorisation environnementale (lire sur AEF info) et du décret n° 2018-1054 du 29 novembre 2018 qui supprime notamment le double degré de juridiction dans les contentieux éoliens. Ces décrets découlent du groupe de travail sur l’éolien qui a été mené par le secrétaire d'État Sébastien Lecornu en 2018.

Le collectif d’associations dénonce "l’influence des promoteurs éoliens sur le ministère de l’Écologie" et "s’étonne des nouvelles dispositions dérogatoires qui leur ont été octroyées, alors même que le rejet des éoliennes ne cesse de progresser dans la population". "Il s’agit d’avancer à marche forcée vers un objectif de 15 000 nouvelles éoliennes [fixées par la programmation pluriannuelle de l’énergie pour 2023], en supprimant toute opposition légale, bien que leur coût pour la collectivité (taxes prélevées sur les consommateurs), les paysages et les monuments, comme leur impuissance à lutter contre le réchauffement climatique soient désormais établis", selon le collectif.

multiplication des recours de terrain

La bataille des opposants s’est surtout déportée sur le terrain avec la multiplication des recours en justice contre les projets. "Nous sommes en contact avec quelques avocats compétents", concède Daniel Steinbach, dont l’association ainsi que la FED proposent sur leur site internet des panoplies complètes d’outils à l’usage des riverains de projets de parcs éoliens : des modèles de statut d’associations mais aussi de tract et la marche à suivre pour contester. "Que faire quand on se trouve face à un projet de ZDE (zone de développement de l’éolien) ? Créer une association 'loi de 1901' le plus tôt possible. Adhérer à la FED. Faire un tract percutant d’une page à déposer dans le maximum de boîtes aux lettres des villages concernés. Alerter la presse. Participer à l’enquête publique. Organiser un recours gracieux…" peut-on y lire.

D’après les chiffres recueillis par le Syndicat des énergies renouvelables, 70 à 75 % des autorisations administratives sont attaquées devant les tribunaux administratifs qui valident 80 % d’entre elles. Puis, dans 75 % des cas, les requérants poursuivent leur action en appel où le jugement du tribunal administratif est généralement confirmé, dans plus de 75 % des cas.

Un rejet grandissant ?

"Beaucoup d’opposants sont revenus sur le terrain car depuis 2012 [et l’arrivée au pouvoir des socialistes], ils ont perdu leur relais politique", explique Jean-Yves Grandidier. S’ils sont moins nombreux dans les couloirs du Parlement, les relais politiques existent encore. En témoignent les propos du président LR du conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui dès son élection à la tête de la région en 2015, a fait part de son souhait de mettre fin à l’implantation d’éoliennes sur son territoire. "La région des Hauts-de-France, aujourd’hui c’est la première région de France productrice d’énergie éolienne. C’est le type de record dont je me passerais bien", affirme celui qui s’est engagé depuis pour l’accueil d’un nouvel EPR dans la région (lire sur AEF info). Plus récemment, c’est Dominique Bussereau, président (ex-LR) de Charente-Maritime qui a fait voter un moratoire sur l’éolien dans son département, qui accueille déjà 70 éoliennes et en compte 300 en projet, dont un parc porté par EDF sur l’estuaire de la Gironde.

À l’Assemblée nationale, les opposants n’ont pas totalement disparu. Le groupe LR défend ainsi un "moratoire". Les députés Julien Aubert (Vaucluse), Jean-Marie Sermier (Jura) et Nicolas Forissier (Indre) ne cachent pas leur opposition à l’éolien. Le premier est à l’origine de la commission d’enquête sur "l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique", qui a débuté ses travaux en mars. Il souhaite faire la lumière sur "certains montants exorbitants" de la transition énergétique et sur l’acceptabilité sociale des énergies renouvelables, expliquait-il à AEF info en février 2019 (lire sur AEF info).

"Le rejet de l’éolien a toujours existé, surtout dans le sud de la France. Il y a des régions plus légalistes que d’autres, comme la Somme, l’Aisne et tous les Hauts-de-France où c’était plus facile pour les promoteurs car ils avaient affaire à de grands propriétaires fonciers. D’autres régions se sont mieux défendues, comme le Périgord et la Bourgogne, avec une conception plus forte de la qualité de vie", relate Daniel Steinbach. "Il y a pourtant un vrai mouvement de fond qui va aller en s’accélérant. Il y a tellement d’intérêts en jeu que personne n’ose s’exprimer contre l’éolien, d’autant qu’il est paré de toutes les vertus pour lutter contre le réchauffement climatique et sortir du nucléaire. Les chiffres de la Cour des comptes sur les montants du soutien public sont parus, l’omerta va se briser", veut croire Pierre Dumont.

Dans son rapport paru en avril 2018, la Cour estimait ainsi que la somme des dépenses publiques de soutien aux énergies renouvelables était de 5,3 Md€ pour 2016 et que le soutien aux énergies renouvelables électriques devrait atteindre 7,5 Md€ en 2023 (lire sur AEF info).

75 % de la population favorable selon l’Ademe

"Le mouvement des anti-éolien a toujours existé en bruit de fond et a grandi en même temps que la filière éolienne en France. Il est surtout très bien organisé et tente d’utiliser le questionnaire du Cese pour préparer le grand débat et d’autres forums pour faire connaître ses idées", explique Paul Duclos, chargé du suivi de la filière éolienne au sein du Syndicat des énergies renouvelables. Une analyse que partage Jean-Yves Grandidier pour Valorem : "le mouvement s’est rendu plus visible en utilisant les réseaux sociaux, les sites de 'réinformation' mais il reste marginal", selon lui.

Le sondage annuel réalisé par l’Ademe sur l’acceptabilité de l’éolien donne ainsi des résultats qui évoluent peu d’une année à l’autre, avec 75 % des personnes interrogées favorables à l’éolien et 43 % des personnes favorables à l’implantation d’un parc à moins d’un kilomètre de leur habitation en 2017. Pour les 31 % des opposants, le bruit est le principal motif de refus, suivi de la nuisance esthétique et de la dangerosité pour les oiseaux. "La majorité de la population est favorable à l’éolien", commente le directeur adjoint des productions et énergies durables de l’Ademe, David Marchal. "Le pourcentage de recours contre les parcs éoliens que nous connaissons aujourd’hui n’est pas du tout une preuve d’un rejet dans la société. C’est seulement une expression de la démocratie et c’est un taux similaire aux recours contre les projets d’autoroutes."

La FEE a elle aussi souhaité "tordre le cou aux idées reçues" en réalisant en octobre 2018 sa propre enquête d’opinion auprès de riverains de parcs éoliens mais habitant à moins de cinq kilomètres d’un parc. Elle montre que la perception est bonne pour trois quarts des personnes interrogées et que la moitié de l’échantillon de 1 000 personnes a changé d’avis sur l’éolien après l’implantation du parc.

conseiller les élus

Pour contrer les arguments des anti-éoliens, l’Ademe tente "d’éclairer le débat en donnant des chiffres" : sur le nombre d’emplois que génère la filière (18 000 en France), sur l’impact acoustique ou encore sur l’emprise au sol. Elle travaille aussi, en collaboration avec Amorce, à la réalisation de guides à destination des élus. "Il manque un réseau de conseillers éoliens pour les collectivités territoriales, déplore David Marchal. À l’Ademe, nous ne sommes pas assez nombreux pour réaliser ce travail exigeant pour conseiller des élus, souvent dans des collectivités rurales, sans services techniques à leur disposition. Ces conseillers éoliens permettraient de mieux les accompagner, de leur permettre de se saisir du projet de parc éolien plus tôt, de ne pas dire oui au premier porteur de projet", explique le directeur adjoint de l’Agence.

Les pouvoirs publics et la filière tentent aussi de déminer les nombreuses critiques qui perdurent. "Le sujet du bruit se tarit", selon Paul Duclos, qui s’appuie sur l’étude de l’Anses de 2017, elle-même fondée sur l’analyse du rapport de l’Académie de médecine, et qui ne met pas en avant d’effets sanitaires pour les riverains de parcs. Le problème des "balises" lumineuses nocturnes fait toujours l’objet d’un travail en cours avec le ministère des Armées, afin de trouver un équilibre entre les nuisances et la sécurité des pilotes, et de nouvelles règles permettant d’atténuer la gêne visuelle sont entrées en vigueur le 1er février 2019. Concernant l’impact sur les oiseaux, la loi biodiversité oblige désormais les maîtres d’ouvrage à un "suivi environnemental". "Et pendant la migration de certaines espèces comme les grues cendrées, les éoliennes sont arrêtées quelques jours par an", commente le responsable du SER.

La filière mise aussi sur le "repowering", autrement dit la rénovation des parcs en fin de vie, qui doit permettre de réduire le nombre d’éoliennes pour une puissance accrue et de lutter contre le mitage du paysage.

"L’acceptabilité d’un parc est une alchimie complexe", convient Paul Duclos qui concède qu’il existe parfois "des mauvaises pratiques" parmi les promoteurs. Parmi les exemples de parcs "très mal acceptés", selon Jean-Yves Grandidier de Valorem, figure celui de Saint-Crépin, l’un des premiers de la région Poitou-Charente, construit par Renvico en 2004. "On a y a posé trois éoliennes autour d’une maison car à cette époque la règle des 500 mètres n’existait pas."

"Il y a bien évidemment des sites à éviter, parce qu’ils sont remarquables de par leur patrimoine ou leurs paysages, ou du fait de leur richesse en biodiversité. Il y a trop souvent un déficit d’association de la population locale lors de la concertation", reprend Paul Duclos avant de recommander un "développement le plus exemplaire possible".

participation des citoyens

Parmi ces bonnes pratiques : l’information des citoyens le plus tôt possible. Mais aussi leur participation financière au projet. On distingue deux types de participation financière : le financement participatif, où un citoyen ou une collectivité prêtent une somme d’argent aux porteurs de projets mais aussi le financement citoyen via lequel les participants détiennent une part dans le capital du projet et dans sa gouvernance. "Ces deux types de financement donnent du sens aux projets éoliens car ils montrent les retombées positives des parcs sur le territoire, dont on ne parle jamais, au même titre que l’Ifer", constate David Marchal. Depuis sa réforme dans la loi de finances 2019, la répartition de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau garantit désormais 20 % de retombées fiscales pour la commune d’implantation d’un parc éolien (lire sur AEF info).

"On considère que plus un projet est concerté par les habitants et les collectivités en amont, plus il sera accepté. Et cela va au-delà de l’acceptabilité sociale puisque les ressources du territoire appartiennent in fine aux citoyens", explique Justine Peullemeulle, la responsable du pôle animation de l’association Énergie partagée. Créée en 2010, l’association a fait de l’investissement citoyen sa raison d’être. Elle a collecté 16 millions d’euros auprès de citoyens dont 10 millions sont investis dans 102 projets d’énergie renouvelable en 2018. Elle compte "très peu" de projets faisant l’objet de recours, grâce à un travail avec les opérateurs privés. Ainsi, pour le projet EolA, en pays d’Ancenis (Loire-Atlantique), au moment de l’enquête publique, 325 voix se sont exprimées favorablement sur le projet, contre 300 contre. "Même s’il y a un mécontentement, le fait d’avoir mobilisé les citoyens fait que le projet finit par passer", note Justine Peullemeulle. L’éolien fait partie des deux filières les plus développées par l’association, "qui n’a pas l’intention de changer" à ce stade.

L’association est dans l’attente d’une évolution réglementaire plus favorable que la loi de transition énergétique de 2015 qui reconnaît "l’investissement participatif". Elle compte ainsi sur la transposition en France des directives sur les énergies renouvelables et le marché de l’électricité, qui demandent de favoriser les "communautés énergétiques" et souhaite voir fixer un objectif de 15 % d’énergies renouvelables aux mains des citoyens et des collectivités en 2030.

(1) Pierre Dumont, Denis de Kergorlay : "Éoliennes, chronique d’un naufrage annoncé" (éditions François Bourin, novembre 2018).

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Aline Brachet, journaliste