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Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°601708

En 2016, 1 % des agents, fonctionnaires ou non, les mieux rémunérés percevaient en moyenne 7 850 euros mensuels (Insee)

En 2016, les 1 % des salariés de la fonction publique les mieux rémunérés gagnent plus de 6 410 euros nets par mois en équivalent temps plein, selon le dernier numéro d’Insee Première, publié ce 21 février 2019. Ces 48 500 agents, fonctionnaires ou non, perçoivent en moyenne 7 850 euros mensuels, soit quatre fois le salaire médian dans la fonction publique. Plus de la moitié d’entre eux travaillent dans les hôpitaux. Les autres se concentrent dans la fonction publique de l'État. La fonction publique territoriale n’est quasiment pas représentée parmi les plus hautes rémunérations.

Plus de la moitié des postes les plus rémunérateurs de la fonction publique sont situés dans les hôpitaux © DR

Selon le n°1738 d’Insee Première portant sur "les hautes rémunérations dans la fonction publique", en 2016, les 1 % des agents les mieux rémunérés dans la fonction publique, soit 48 500 emplois, perçoivent au moins 6 410 euros nets par mois en équivalent temps plein.

Leur rémunération moyenne "atteint 7 850 euros, soit quatre fois plus que le salaire médian dans la fonction publique".

Les salaires sont plus élevés dans la FPH

Selon l’étude, "jusqu’au 9e décile, la distribution des rémunérations est à l’avantage de la fonction publique d’État. Au-delà, les salaires sont plus élevés dans la fonction publique hospitalière". Le seuil de salaire délimitant les 1 % des agents les mieux rémunérés de la FPH est nettement plus élevé que dans les autres versants : 7 560 euros par mois contre 6 370 euros dans la FPE et 4 580 euros dans la FPT.

Cependant, "les rémunérations dans la FPH sont plus dispersées, avec un ratio de 4,0 entre le dernier centile et le salaire médian alors qu’il est de 3,2 sur l’ensemble des trois versants de la fonction publique". Dans le dernier centile des rémunérations, 26 260 emplois sont situés dans la fonction publique hospitalière, essentiellement dans les hôpitaux. Ils représentent 54 % des emplois du dernier centile, alors que la FPH rassemble 22 % des effectifs de la fonction publique.

Les niveaux de rémunération sont "plus faibles dans la fonction publique territoriale", alors que "moins de 0,2 % des emplois" ont une rémunération nette supérieure à 6 410 euros par mois.

Des postes occupés par des hommes et des +55 ans

Les postes à très hautes rémunérations sont occupés plus fréquemment par les hommes et les plus de 55 ans, observe l’Insee. Alors que les femmes représentent 63 % des agents de la fonction publique, leur part diminue quand les revenus s’élèvent. Elles représentent 45 % des 10 % des agents les mieux rémunérés, mais seulement 33 % dans le dernier centile. "D’une part, les femmes sont surreprésentées dans certains corps aux rémunérations inférieures. D’autre part, pour un même type d’emploi, elles ont souvent des profils de carrière moins favorables que ceux des hommes", explique l’Insee.

Par ailleurs, les salariés du centile le mieux rémunéré sont essentiellement des fonctionnaires (43 %) et des agents au statut particulier (51 %), parmi lesquels figurent notamment des médecins (praticiens hospitaliers et personnels hospitalo-universitaires). En revanche, "il y a peu de contractuels parmi les hautes rémunérations : 7 % contre 16 % sur l’ensemble de la fonction publique". Autre constat : la rémunération croît avec l’âge. Ainsi, en 2016, les plus de 55 ans représentent plus de la moitié du dernier centile, contre 21 % de l’ensemble de la fonction publique.

Des revenus d’activité moins dispersés que dans le privé

Les hautes rémunérations sont plus fréquentes dans le secteur privé, tant chez les salariés que chez les non-salariés. En 2015, les 1 % de salariés les mieux rémunérés du secteur privé perçoivent plus de 8 280 euros nets par mois en EQTP. Le niveau du dernier centile de salaire y est ainsi supérieur de 30 % à celui de la fonction publique.

En outre, la dispersion des salaires est globalement plus importante dans le privé : le rapport entre le dernier centile et le salaire médian est de 4,6 dans le privé, contre 3,2 dans le public. Au sein du dernier centile, la dispersion des salaires est également plus forte dans le privé que dans le public : le salaire moyen des 1 % les mieux rémunérés correspond à 1,7 fois le dernier centile dans le privé, contre 1,2 dans le public.

Enfin, en 2016, parmi les actifs affiliés à un régime de protection sociale des non-salariés non agricoles – hors micro-entrepreneurs – qui retirent un bénéfice net de leur activité, 1 % gagne plus de 23 700 euros en moyenne par mois. Ces 17 000 non-salariés les mieux rémunérés sont majoritairement des hommes (85 %, contre 63 % des non-salariés dans leur ensemble) exerçant en moyenne une activité indépendante depuis près de 20 ans (médecins, dentistes ou pharmaciens pour 45 % d’entre eux, ou exerçant des activités juridiques et comptables pour 30 % d’entre eux).

"Le revenu d’activité des non-salariés n’est toutefois pas directement comparable à celui des salariés du privé et de la fonction publique", prévient l’Insee, notamment parce que "leur revenu couvre une part des investissements que les non-salariés doivent entreprendre pour l’exercice de leur activité".

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Sixtine de Villeblanche, journaliste