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Le CDSE publie un référentiel des métiers de la sûreté en entreprise

"La direction de la sécurité-sûreté en entreprise se situe aujourd’hui en position de conseiller la direction générale, voire comme un élément différenciant dans certaines propositions commerciales", indique Fabienne Louvet à AEF info. L’experte "métiers et organisation de la sécurité" du groupe Renault présentait, mardi 11 décembre 2018, une étude qu’elle a dirigée pour le CDSE sur les métiers de la sûreté en entreprise. "La fonction sécurité-sureté est aujourd’hui rattachée à la direction ou au secrétariat général de l’entreprise dans 74 % des cas", souligne Fabienne Louvet.

"Le métier de directeur sécurité-sûreté est récent et doit se positionner par rapport aux fonctions historiques de l’entreprise", explique Pascal Crépin à AEF info, mardi 11 décembre 2018. Le directeur sûreté du groupe Air Liquide, président de la commission "carrière, emploi et formation" du CDSE, s’exprimait lors de la présentation d’une étude sur la "filière des métiers de la sécurité-sureté en entreprise" réalisée par l’association.

"Nous cherchons à définir ce qu’est le métier aujourd’hui et ce qu’il va devenir demain", précise-t-il. "Au même titre que les autres fonctions, nous devions disposer d’un référentiel avec des descriptions de postes et un positionnement dans les échelles d’organisation." Fabienne Louvet, experte "métiers et organisation de la sécurité" du groupe Renault et directrice de cette étude, abonde : "La finalité est de proposer un référentiel qui permet d’analyser la filière telle qu’elle se décrit aujourd’hui".

MÉTHODOLOGIE

 

Afin de concevoir cette étude, le CDSE a réalisé une enquête statistique par questionnaire auprès de 187 répondants issus d’entreprises membres du CDSE, dotées d’une direction de la sécurité ou de la sûreté en France. Elle a également produit 30 entretiens avec des acteurs de la filière sécurité-sûreté en entreprise.

Selon des extraits de l'étude transmis à AEF info, 83 % des directeurs de la sûreté en entreprise sont des hommes, âgés de plus de 50 ans dans 52 % des cas. 63 % d’entre eux ont été recrutés en externe. Ils sont en outre 71 % à disposer d’un diplôme de niveau master, et 62 % d’un double diplôme.

Une cartographie des métiers de la sécurité-sûreté

"Nous avons dégagé une cartographie des métiers qui inclut douze fiches-métiers, répartis sur trois niveaux d’intervention que nous avons identifiés", détaille Fabienne Louvet. Le premier niveau, celui de la "gouvernance", "nécessite une vision globale des enjeux et une posture entrepreneuriale dans l’entreprise", explique-t-elle. Il comprend plusieurs métiers d'encadrement.

Vient ensuite un niveau baptisé "expertise, conseil et déploiement", qui comprend huit spécialités, telles que la gestion de crise, l’intelligence économique, la protection de l’information, ou la protection des personnels et des mobilités internationales. Fabienne Louvet indique que "ces métiers d’experts peuvent être déployés de façon très variable en fonction des besoins". Enfin, la cartographie identifie un niveau de "veille et analyse". Le référentiel comprend un sous-niveau opérationnel, regroupant "les responsables d’entités, le bras armé de la direction sécurité-sureté corporate."

Voici la cartographie des métiers de la sécurité en entreprise élaboré par le CDSE :

"La filière intervient de façon transversale dans bon nombre de process de l’entreprise, quel que soit le niveau de compétence : déplacements professionnels, protection de l’information, aspects de gouvernance, de cybersécurité, de veille en sécurité et en sûreté, de protection des personnes et des sites", relève Fabienne Louvel. "À ce titre, celle-ci interagit avec la direction générale mais aussi avec les directions support telles que la direction des risques, des ressources humaines, ou des systèmes d’information. Mais également avec les directions opérationnelles, telles les directions pays, et en externe, avec les institutions et les prestataires de services."

Dans cette logique, "la fonction sécurité-sûreté est stratégique et nécessite un rattachement au plus haut niveau de l’entreprise", estime-t-elle.

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Marc-Antoine Bindler, journaliste