Service abonnements 01 83 97 46 50

Revenir en haut de la page
Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°597128

Le département de l’Isère encourage les agents à proposer des idées et les accompagne dans leur concrétisation

"Construisons" : c’est le nom de la démarche mise en place par le département de l’Isère, dès 2017, dans l’objectif d'"encourager l’innovation interne", et ainsi "développer de nouvelles pratiques et de nouveaux services", indique le département dans un communiqué de presse daté du 27 novembre 2018. Annick Merle, vice-présidente (LR) en charge de l’innovation au département, et Agnès Bachelot-Journet, directrice de la performance et de la modernisation des services au public, expliquent le parcours que suit une idée, de la conception à la réalisation.

Le département de l'Isère a été récompensé par le prix Territoria, pour sa démarche "Construisons !". © DR

"Sur le terrain, les agents ont de nombreuses idées. Mais une fois que ces idées sont collectées, comment les concrétiser ?" Pour répondre à cette question, le département de l’Isère a mis en place, dès 2017, une démarche baptisée "Construisons", explique Annick Merle, vice-présidente (LR) en charge de l’innovation au conseil départemental.

Cette démarche a reçu le prix Territoria d’Or dans la catégorie "Innovation managériale", décerné par le jury de l’Observatoire National de l’Innovation Publique (Observatoire Territoria).

un cadre en trois étapes

Concrètement, par ce projet, la collectivité a construit un cadre pour "valoriser les idées des agents". Ce cadre est constitué de trois étapes :

  1. les 4 600 agents départementaux sont encouragés à déposer leurs idées sur l’intranet de la collectivité ; à ce jour, 59 idées ont été déposées par 50 agents ;

  2. l’idée est étudiée par un comité de validation, dans lequel siègent le directeur général et les DGA ; jusqu’à présent, 40 idées sur les 49 émises ont été validées, tandis qu’une dizaine est en cours d’étude. Prochainement, une "plateforme expérimentale" doit permettre de recueillir l’avis de tous les agents départementaux sur une idée. Parmi les critères de validation : une idée doit être portée par un agent, qui doit être prêt à y consacrer du temps ; une idée doit être faisable ; enfin, elle doit avoir une valeur ajoutée qui justifie un éventuel investissement, en temps ou financier, indique Agnès Bachelot-Journet, directrice de la performance et de la modernisation des services au public, qui a porté la démarche. Une enquête préalable peut être effectuée pour analyser la valeur ajoutée d’une idée ;

  3. un accompagnement peut être mis en œuvre pour concrétiser une idée validée. Sa complexité varie en fonction de la complexité de l’idée elle-même.

Un "Airbnb des collèges"

Certains projets demandent peu d’accompagnement : "Une idée appelée 'Partage ma passion' prévoit que des agents partagent leurs loisirs avec les collègues, indique Agnès Bachelot-Journet. Ce n’est pas très compliqué à mettre en place, puisqu’il faut juste trouver une salle, et des agents qui soient volontaires pour présenter leurs passions."

D’autres projets demandent néanmoins un peu plus de moyens et, dans ce cas, un accompagnement externe ou interne est prévu. Par exemple, un "Airbnb des collèges" a été proposé, pour permettre aux collèges d’accueillir d’autres activités ou des associations, ponctuellement, et ainsi "optimiser l’utilisation des bâtiments". Une structure qui accompagne les start-up a donc été choisie pour guider la réflexion du département qui est en cours. Parmi les questions posées : "Va-t-on facturer ? Combien ? Qui peut avoir accès aux bâtiments ?", indique Agnès Bachelot-Journet.

"On avance en évaluant"

Un autre projet, baptisé "Espace compétences", prévoit de proposer aux allocataires du RSA une "immersion" dans un service du département, pour valoriser leurs compétences et "leur mettre un pied à l’étrier". Ce projet a été accompagné par une association et est actuellement expérimenté au sein de deux Maisons du département. Dans ce projet, comme dans toute la démarche, "on avance en évaluant", commente Annick Merle.

Parmi les autres idées validées, figurent une "BuroDispo", une plateforme numérique qui permet aux agents de passage à l’Hôtel du département de repérer les bureaux libres pour s’y installer ; ou encore "l’Accorderie des savoir-faire", un système d’échange de "coups de pouce professionnels" entre agents.

"Cette démarche laisse la possibilité aux agents d’exprimer leurs idées et de les mettre en place, fait valoir l’élue. Ces idées vont permettre, in fine, une amélioration du service. En outre, cette démarche entraîne une émulation entre les services, pas uniquement à Grenoble, et favorise les échanges entre les métiers."


Fermer

Bonjour

Vous souhaitez contacter

Sophie Esposito, journaliste