Service abonnements 01 83 97 46 50

Revenir en haut de la page
Home| Social / RH| Ressources humaines| Dépêche n°597090

Sanofi va recourir à une rupture conventionnelle collective pour supprimer 750 postes en France

La direction de Sanofi confirme vouloir supprimer 750 postes en France à horizon 2020, notamment dans les fonctions support et dans les métiers de l’informatique. Ces départs seront effectués dans le cadre d’une RCC, rendue possible par les ordonnances réformant le code du travail, et s’inscrivent dans le cadre du plan stratégique du groupe appelé "Horizon 2020". Les syndicats déplorent cette décision, annoncée mercredi 5 décembre 2018.

Le siège du groupe Sanofi, rue de la Boétie à Paris.

Le 5 décembre 2018, Sanofi (25 000 salariés en France) a annoncé son intention de supprimer 670 postes en France dans les fonctions support, soit environ 16 % des effectifs de ces fonctions, confirme la direction à AEF info. Sont concernées les entreprises SAG, Pasteur et SAR&D (recherche), fait savoir la FCE-CFDT, dans un communiqué publié le 6 décembre.

Ces départs, qui s’inscrivent dans le projet "Horizon 2020", passeront par une rupture conventionnelle collective et reposeront sur le volontariat, assure Sanofi. Parallèlement, la direction souhaite externaliser 80 postes sur les métiers de l’informatique dans les entreprises SAR&D, SAG et SWI (industrie), pour les transférer vers le prestataire Cognizant. Les négociations commenceront la semaine prochaine, afin que les premiers départs s’opèrent au second trimestre 2019.

"Des mesures de bonne gestion"

Ces projets sont, selon un porte-parole de Sanofi, "des mesures de bonne gestion et d’optimisation". "Les fonctions support sont très présentes en France, et sont assez nombreuses, au regard de l’évolution des métiers provoquée par la digitalisation", ajoute-t-il.

Sanofi souligne qu’en même temps, un "plan d’investissement dans l’outil industriel", à hauteur de 350 M€ par an pour 2019 et 2020, a été annoncé et que 250 embauches sont prévues dans les secteurs du digital et de la bioproduction (production de médicaments biologiques). La direction indique que les investissements industriels se sont élevés à 240 M€ par an "dans les dernières années".

La FCE-CFDT déplore "la perte d’expertise et de savoir-faire du groupe", et demande "la mise en place d’une GPEC à long terme". "La CGT n’accompagnera pas cette énième attaque de Sanofi contre l’emploi", écrit-elle sur Twitter, appelant à la grève pour le 11 décembre.

Fermer

Bonjour

Vous souhaitez contacter

Sophie Esposito, journaliste