Service abonnements 01 83 97 46 50

Revenir en haut de la page
Home| Social / RH| Politiques de l’emploi| Dépêche n°596007

"2 500 emplois francs signés, ce n’est pas à la hauteur de l’ambition mais il y a une forte accélération" (M. Pénicaud)

2 500 emplois francs ont été signés depuis le lancement du dispositif, annonce Muriel Pénicaud, mardi 20 novembre 2018. La ministre du Travail ajoute que ces chiffres ne "sont pas à la hauteur de l’ambition" mais qu’il y a "une très forte accélération". Elle précise que 80 % des embauches sont des CDI, à l’occasion du lancement de la "Semaine de l’inclusion économique pour l’emploi et les quartiers".

Lancement de la Semaine de l’inclusion économique, avec Muriel Pénicaud et Julien Denormandie.

"Les emplois à pourvoir ne sont pas forcément dans les quartiers où les personnes résident. Il a donc fallu mobiliser d’autres acteurs, d’autres quartiers, d’autres agences Pôle emploi", explique Muriel Pénicaud ce mardi. La ministre du Travail commente le dispositif des "emplois francs", à l’occasion du lancement de la "semaine de l’inclusion économique pour l’emploi et les quartiers".

Les emplois francs "décollent vraiment", poursuit-elle. Muriel Pénicaud rappelle que la précédente version du dispositif n’avait permis la signature que de 300 contrats, contre 2 500 actuellement. La ministre insiste sur le côté expérimental, qui permet de résoudre les blocages.

"lutter contre la discrimination"

"C’est un vrai succès", selon le député Saïd Ahamada (LaRem, Bouches-du-Rhône). "L’objectif des emplois francs n’est pas de résoudre le chômage mais de lutter contre la discrimination à l’adresse", explique-t-il. "L’effet d’impulsion est sous-estimé." Il met ainsi en avant "l’émulation" crée lorsqu’un jeune de QPV trouve un emploi de qualité. "Et au contraire, si un jeune est sérieux, investit dans sa scolarité, travaille et au bout n’a pas de travail c’est mortifère."

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, cette mesure permet à une entreprise ou une association, où qu’elle soit située sur le territoire national, de bénéficier d’une prime pour l’embauche en CDI (à hauteur de 5 000 euros par an sur trois ans maximum) ou en CDD de plus de 6 mois (à hauteur de 2 500 euros annuels sur deux ans maximum) d’un chômeur résidant dans l’un des territoires retenus pour l’expérimentation. L’objectif fixé est de 40 000 d’ici la fin 2019.

Les QPV de sept territoires sont concernés : la Seine-Saint Denis, les agglomérations de Roissy Pays de France et de Cergy-Pontoise dans le Val d’Oise, le territoire de Grand Paris Sud Seine Essonne Sénart englobant Évry et Grigny dans l’Essonne et la Seine-et-Marne, la métropole européenne de Lille, la métropole d’Aix Marseille-Provence, la communauté urbaine d’Angers Loire Métropole.

plan 1 000 jeunes

Deux de ces territoires (Plaine Commune et Grigny) font l’objet d’une autre démarche expérimentale, le "Plan 1 000 jeunes : les entreprises s’engagent". Issu des travaux du député Didier Baichère (LaRem, Yvelines), ce plan a pour objectif de permettre le recrutement de 1 000 jeunes en un an, sur quatre territoires en Île-de-France.

Les jeunes concernés sont ainsi "présélectionnés et coachés" pour intégrer des entreprises qui recrutent. "Cela permet de garantir les profils et les compétences des jeunes. C’est ce qui intéresse les entreprises car une entreprise ne recrute pas pour toucher 15 000 euros de prime", précise le parlementaire, ancien DRH.

Semaine de l’inclusion économique

 

Didier Baichère lance, avec les députés de la majorité la "Semaine de l’inclusion économique pour l’emploi et les quartiers" du 26 novembre au 2 décembre 2018. Avec différents rendez-vous et conférences pour faire connaître les projets et initiatives. Cette démarche aboutira à l’organisation des Assises nationales de l’inclusion économique au printemps 2019 qui réuniront l’ensemble des associations d’intermédiation, les acteurs institutionnels de l’emploi, les entreprises, les chercheurs et les élus.

Fermer

Bonjour

Vous souhaitez contacter

Alexandra Turpin, journaliste