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L'Assemblée nationale adopte le budget de la gendarmerie et de la police pour 2019 en première lecture

L’Assemblée nationale valide sans modification, mardi 6 novembre 2018, les crédits de la police et de la gendarmerie pour l’année 2019. Le ministre de l'Intérieur se félicite de l’adoption d’un budget "solide, crédible et réaliste", en hausse de 2,6 % pour les forces de sécurité intérieure. Christophe Castaner revient sur les chantiers technologiques et les "réformes d’importance" qu’il compte conduire place Beauvau.

Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale (photo d'illustration) © JBVNEWS

"La sécurité est la première de nos priorités. Voilà pourquoi les moyens de la police (lire sur AEF info) et de la gendarmerie (lire sur AEF info) connaîtront à nouveau, en 2019, une hausse très significative, à hauteur de 335 millions d’euros, soit une progression de 2,6 %", souligne Christophe Castaner en introduction de l’examen à l’Assemblée nationale des crédits de la mission "sécurités" du projet de loi de finances pour 2019, mardi 6 novembre 2018. Ce budget est "en tout point conforme aux annonces faites et aux engagements pris", appuie-t-il.

"Les mesures qui étaient hier exceptionnelles et limitées dans le temps […] sont pérennisées et aujourd’hui inscrites dans la durée. Les moyens des forces de sécurité sont restaurés", défend le ministre de l'Intérieur. Le gouvernement "a souhaité accentuer l’effort dans trois principaux domaines : les effectifs, l’immobilier et l’équipement de la police et de la gendarmerie", résume-t-il.

Quatre chantiers technologiques "majeurs" en 2019

Évoquant les évolutions technologiques des forces de l’ordre, le ministre de l'Intérieur indique qu’il engagera "quatre chantiers majeurs" en 2019. Christophe Castaner cite en premier lieu "un plan d’investissement de 22,5 millions d’euros est destiné à mettre au meilleur niveau technologique les réseaux, outils et techniques de renseignement de la DGSI" (lire sur AEF info). Ensuite, "11 millions d’euros seront dédiés à la modernisation des centres d’information et de commandement, pour améliorer le pilotage des interventions de police secours et l’efficacité et la rapidité du traitement des appels d’urgence".

Augmentation des éloignements d’étrangers en situation irrégulière

 

"L’entrée en fonction de ce gouvernement a marqué un tournant, avec une reprise nette des éloignements", détaille le ministre de l'Intérieur dans son allocution générale. "Après une hausse de 14 % en 2017, nous constatons cette année une nouvelle augmentation de 20 % du nombre d’étrangers quittant le territoire national alors qu’ils ne disposent pas du droit au séjour", explique-t-il.

Dix millions d’euros seront également consacrés à la mise en place d’un "plan de renforcement de la sécurité des applications et systèmes d’information du ministère de l'Intérieur". Enfin, 22,5 millions d’euros seront mobilisés en 2019 "pour entrer dans la phase opérationnelle" du futur réseau radio du ministère de l'Intérieur "qui permettra la communication et la transmission sécurisée de données au sein des forces de sécurité et des services de secours, et qui fournira à ces forces des dispositifs de transmission autonomes – des 'bulles tactiques'".

Un "pilotage centralisé" sur 5 chantiers

"Il faut engager ce grand ministère dans des réformes de structure et le conduire à travailler sur l’efficience de ses pratiques et de son organisation", poursuit Christophe Castaner. Le ministre de l'Intérieur mentionne "cinq réformes d’importance : organiser un pilotage financier transversal pour tout le ministère ; approfondir la politique de substitution, avec un objectif de 800 substitutions par an […] ; réduire les effectifs de cabinets et d’états-majors en centrale et à la Préfecture de police de 100 emplois par an ; créer un service ministériel des achats […] (lire sur AEF info) ; créer une direction unique du numérique, pour rassembler les moyens et les savoir-faire aujourd’hui dispersés entre dix programmes budgétaires, trois services centraux, une direction de la Préfecture de police et deux opérateurs (lire sur AEF info)".

"Ces cinq chantiers nécessitent un pilotage actif et centralisé ; c’est la mission que j’ai confiée au nouveau secrétaire général du ministère", Christophe Mirmand, indique-t-il (lire sur AEF info).

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Judith Blanes, journaliste