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Nobel : l'Institut Pasteur est l'établissement français le plus primé

L'Institut Pasteur est l'établissement français ayant accueilli le plus de prix Nobel dans ses murs depuis le début du XXe siècle, avec sept lauréats. Historiquement, il est égalé par l'ancienne Université de Paris, avant sa dissolution. 15 autres établissements français ont eu aussi des lauréats du prix Nobel de physique, chimie, physiologie-médecine ou économie au fil des décennies. L'École polytechnique est le dernier en date, avec Gérard Mourou, primé en 2018 en physique (lire sur AEF info), la discipline scientifique qui domine parmi les lauréats rattachés à la France.

Au fil des décennies, l'ancienne Université de Paris (dissoute en 1970) et l'Institut Pasteur ont accueilli sept lauréats d'un prix Nobel dans leurs murs, chacun. Un nombre qui les place au 20e rang des établissements les plus primés dans le monde, si l'on considère les prix Nobel remis dans des disciplines scientifiques (physiologie/médecine, physique, chimie et économie) depuis 1901.

L'université de Californie arrive en tête de ce classement, avec 35 lauréats qui lui étaient rattachés au moment où ils ont reçu cette distinction. Les établissements américains dominent la liste (lire sur AEF info), même si quelques institutions britanniques (Cambridge, Oxford, université de Londres) et allemandes (Société Max Planck, université de Berlin) se glissent dans le top 20.


Si l'on se concentre sur les établissements français, le Collège de France a accueilli quatre lauréats d'un prix Nobel, l’université de Strasbourg en a accueilli trois comme l’actuelle ESPCI. Suivent l’historique Institut du radium (1) et l’École polytechnique, avec deux prix Nobel chacun. Dont un en 2018 pour l’X : Gérard Mourou, primé en physique (lire sur AEF info).

Au total, l’ensemble des 37 lauréats français d’un prix Nobel étaient rattachés à 17 établissements français différents. À noter que pour l’Institut Pasteur, l’un de ces lauréats, primé en 1907, travaillait pour l’institution en Tunisie, alors protectorat français : nous l’avons intégré à l’ensemble concernant l’Institut Pasteur. En revanche, nous n’avons pas comptabilisé un lauréat allemand rattaché à l’université de Strasbourg en 1909, alors que l’Alsace était allemande.


6 lauréats dans la dernière décennie

Les établissements français ont accueilli dans leurs murs six lauréats dans la décennie en cours, depuis 2010 : c’est presque autant que dans la première décennie de remise des Nobel, de 1901 à 1909. Mais les sept lauréats français de la décennie 1900 pesaient beaucoup plus que les six lauréats français de la décennie 2010 : ils représentaient 21,2 % de l’ensemble des lauréats dans les années 1900, contre 7,1 % de l’ensemble des lauréats dans les années 2010.

Cet ensemble est en effet passé de 33 personnes distinguées en 1900-1909, à 85 dans les années 2010-2018. Plusieurs raisons à cette inflation. Le prix Nobel d’économie n’existait pas au début du XXe siècle : il s’est ajouté à la liste des distinctions dans les années 1960. Et le "partage" d’un prix Nobel entre deux ou trois lauréats chaque année était peu fréquent dans les années 1900, alors qu’il est devenu très rare désormais de remettre un prix Nobel à un lauréat unique.


Plus de physiciens parmi les lauréats français

Près de la moitié des lauréats rattachés à un établissement français ont été primés en physique (40,5 %), devant la chimie et la physiologie-médecine (27 % pour chaque discipline), l’économie se retrouvant loin derrière avec deux lauréats (5,4 %). Cette faible part est sans doute liée à la domination des États-Unis dans ce domaine, plus encore que dans les autres, ainsi qu'au fait que le prix n'a été créé que dans les années 1960, bien après les autres (lire sur AEF info).

 

Retrouvez ci-dessous le tableau récapitulatif de tous les lauréats rattachés à un établissement français au moment où ils ont reçu un prix Nobel. On note la pluridisciplinarité de l’ancienne Université de Paris, qui a eu des lauréats en physique, chimie et physiologie-médecine.

Dans les années 2010, c’est l’université de Strasbourg qui se distingue avec trois prix Nobel, dont deux en chimie et un en médecine.


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Marie Simon, journaliste