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Le taux d’absentéisme dans les collectivités locales a progressé de 0,14 point à 8,34 % en 2017 (3e benchmark ADRHGCT)

Les résultats du 3e benchmark de l’absentéisme porté par l’ADRHGCT, en collaboration avec la start-up spécialiste de l’analytique RH, Havasu, publiés vendredi 14 septembre 2018, montrent que "le taux d’absentéisme moyen pour l’ensemble des collectivités répondantes était de 8,34 % en 2017, contre 8,20 % en 2016 et 7,85 % en 2015". 184 collectivités représentant 348 000 agents ont participé, contre 165 (314 000 agents) en 2016 et 119 (263 000 agents) en 2015. La hausse, plus modérée que celle constatée entre 2015 et 2016, "s’explique principalement par la hausse de la durée moyenne des arrêts".

Johan Theuret, président de l’Association des DRH des grandes collectivités © Rennes Métropole

"Les résultats de cette troisième campagne confortent ceux de l’année 2016 avec une hausse du taux moyen d’absentéisme dans la FPT, principalement portée par les communes", indique l’ADRHGCT, à la lecture de son 3e benchmark de l’absentéisme, publié le 14 septembre 2018. Johan Theuret, président de l’association, se réjouit, de la hausse du nombre de collectivités ayant répondu : cette édition "dispose de résultats encore plus représentatifs et permettant de nouvelles comparaisons" (1).

Le taux d’absentéisme était de 8,20 % en 2016 et de 7,85 % en 2015. "Cette hausse est plus modérée que celle constatée entre 2015 et 2016 et s’explique principalement par la hausse de la durée moyenne des arrêts et en particulier par l’augmentation des congés longue durée", selon l’association.

L’absentéisme n’est pas uniforme

Cependant, souligne l’ADRHGCT, "l’absentéisme n’est pas uniforme". Ainsi, onze des quinze collectivités répondantes ayant le plus fort taux d’absentéisme sont des CCAS (mais ceux-ci ont vu leur taux moyen baisser) et ce sont les communes qui ont porté la hausse du taux d’absentéisme moyen entre 2016 et 2017.

Par ailleurs, l’absentéisme "diffère selon les filières". Les filières technique et médico-sociale et sociale "étant, et de loin, les plus concernées". Des critères de pénibilité physique peuvent être évoqués pour les métiers qui les composent, explique l’association, qui ajoute que l'"on observe une hausse du taux d’absentéisme moyen pour toutes les filières (à l’exception des filières médico-sociale et sociale). Cette hausse est surtout visible pour la filière technique". Pour l’association, "les différences identifiées entre les types de collectivités et entre les métiers rappellent la nécessité pour les employeurs locaux de connaître les caractéristiques de l’absentéisme et de mettre en place de réelles politiques de prévention."

pénibilité des métiers

Autre constat : le taux d’absentéisme atteint 10,2 % chez les agents de catégorie C, qui ont un taux d’absentéisme 2,5 fois plus élevé que les agents de catégorie A et deux fois plus élevé que ceux de catégorie B. Pour mémoire dans la FPT, 12 % des agents de catégorie C relèvent de la catégorie "active", qui regroupe les métiers pénibles et dangereux, précisent les auteurs du baromètre.

Enfin, 16 % du volume d’absence concernent des causes liées à des problématiques de prévention sur lesquelles les collectivités ont un pouvoir d’action directe (accidents du travail et maladies professionnelles). C’est pourquoi il y a "une impérative nécessité pour les collectivités locales de s’emparer de la thématique de l’amélioration des conditions de travail des agents".

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Sixtine de Villeblanche, journaliste