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Les leaders syndicaux et patronaux doivent se réunir pour une réunion de travail mercredi 11 juillet 2018

Laurent Berger (CFDT), François Hommeril (CFE-CGC), Philippe Louis (CFTC), Philippe Martinez (CGT), François Asselin (CPME), Pascal Pavageau (FO), Geoffroy Roux de Bézieux (Medef) et Alain Griset (U2P) devraient se retrouver pour une réunion de travail en effectif réduit, mercredi 11 juillet 2018. D’après les informations d’AEF info, les huit leaders syndicaux et patronaux devraient échanger, en petit comité, sur le devenir du paritarisme et sur l’opportunité de relancer un agenda social paritaire. Ce format de réunion est extrêmement rare, voire inédit.

Le CESE sera le théâtre de la réunion des huit leaders syndicaux et patronaux, mercredi 11 juillet 2018 Metlion / Fotolia

Les cinq leaders syndicaux et les trois patronaux représentatifs présents au Palais d’Iéna en plein mois de juillet ? Rien de neuf pourrait-on se dire en se référant aux conférences sociales organisées durant le mandat de François Hollande… Et pourtant, la réunion du mercredi 11 juillet 2018, au matin, ne ressemblera en rien à celles d’il y a quelques années, puisque c’est en toute autonomie et en toute discrétion que les numéros un se retrouveront au CESE pour échanger. Pas de représentants de l’État, pas de journalistes, juste des équipes resserrées autour de leur secrétaire général ou président.

paritarisme et agenda social

Outre l’occasion pour certains nouvellement élus à la tête de leur organisation, de faire connaissance, l’objectif de la réunion est double : échanger sur la place des partenaires sociaux dans le paritarisme et au-delà dans le paysage social et réfléchir ensemble à l’opportunité de mettre en place un agenda social paritaire. "La position actuelle du gouvernement est l’opportunité pour nous de nous poser ces questions", témoigne un participant.

De fait, la logique d’universalisation de l’assurance chômage et l’encadrement des négociations que cela implique, et la future réforme systémique des retraites laissent planer le doute quant à l’avenir des organismes paritaires que sont l’Unédic et l’Agirc-Arrco. Et pourrait en être de même en matière de formation professionnelle, avec la transformation des Opca en "opérateurs de compétences" qui demeureront paritaires dans un système dont le pilotage sera cependant repris en main par l’État. Le 11 juillet, chaque organisation devrait livrer son analyse sur l’opportunité de demeurer ou nom gestionnaire des organismes paritaires et à quelles conditions.

autonomie des partenaires sociaux

La question de l’agenda social revient sur le devant de la scène depuis quelques semaines. Les deux récents congrès syndicaux de Force ouvrière et de la CFDT ont acté la nécessité de relancer cet agenda social, au point mort depuis des années. "Il reste essentiel sur le plan interprofessionnel que les interlocuteurs sociaux puissent négocier librement, selon un agenda social paritaire, choisi sans intrusion ni injonction du gouvernement", peut-on lire dans la résolution générale de FO. De même, "les partenaires sociaux doivent se réapproprier un agenda social autonome sur les sujets qu’ils jugent prioritaires à court ou moyen terme, pour plus de responsabilité et d’innovation porteuse de progrès social", affirme la CFDT dans sa résolution générale.

Si la demande de sommet tripartite faite par Laurent Berger a reçu une fin de non-recevoir de la part de Geoffroy Roux de Bézieux, le nouveau président du Medef affiche sa volonté de travailler à l’élaboration d’un diagnostic paritaire commun. "Le dialogue social national doit être recentré sur la prospective économique et les grands défis liés aux nouvelles technologies et à leurs conséquences sur les entreprises et les salariés", affichait-il dans son programme. Et il en va de même pour la CPME qui, alors que le dialogue social interprofessionnel était à l’arrêt, est parvenue à lancer et à aboutir avec les organisations syndicales sur la RSE. Depuis le début du quinquennat, l’exécutif affiche une forme de défiance à l’égard des partenaires sociaux interprofessionnels, "c’est l’occasion de montrer que nous sommes en capacité de porter un agenda social", souligne un leader.

une forme de réunion inédite

Aux dernières nouvelles, cette initiative lancée à l’origine par la CPME, reçoit le soutien de l’ensemble des organisations représentatives. Du coup, Laurent Berger (CFDT), François Hommeril (CFE-CGC), Philippe Louis (CFTC), Philippe Martinez (CGT) et Pascal Pavageau (FO) du côté syndical, et François Asselin (CPME), Geoffroy Roux de Bézieux (Medef) et Alain Griset (U2P) du côté patronal, devraient être présents, mercredi 11 juillet au CESE. Si les bilatérales et les multilatérales par collège sont fréquentes, la réunion des huit leaders est extrêmement rare, voire inédite. La photo sera certes historique, mais reste à savoir si les acteurs sociaux seront à même de s’accorder pour tenter de reprendre la main face à un exécutif jaloux de ses prérogatives…

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Jérôme Lepeytre, journaliste