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L’ESENESR va devenir l’Institut des hautes études de l’éducation et de la formation (J.-M. Blanquer)

"Pour que l’école continue d’occuper un rôle de socle de la société, nous devons contribuer à un consensus large autour de ses missions, de ses moyens et de son organisation", déclare Jean-Michel Blanquer le 25 juin 2018, lors du séminaire d’ouverture de la formation statutaire des personnels à l’ESENESR. Afin que l’ESENESR devienne le "réacteur" de ce consensus, le ministre veut la transformer en "Institut des hautes études de l’éducation et de la formation" (IHEEF). L’institut, qui sera créé fin 2018, accueillera aussi une promotion d’auditeurs.

Déplacement du ministre Jean-Michel BLANQUER, à l’occasion de la journée des 20 ans de l’ESENESR, à Poitiers, le lundi 11 décembre 2017 - © Philippe DEVERNAY MEN Devernay

Devant les 140 stagiaires de la formation statutaire des personnels d’encadrement de l’Éducation nationale (chefs d’établissement et inspecteurs), Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, déclare qu’il veut "enrichir les formations dispensées à l’ESENESR".

Changer la nature de l’ESENESR

"La finalité première de l’ESENESR est la formation des cadres et ses formations doivent être parmi les meilleures du monde et être l’occasion pour l’école de s’ouvrir à d’autres acteurs de la société afin de bénéficier de leur expertise et de leur regard sur l’institution", explique-t-il.

Les formations doivent contribuer à "mieux faire connaître les enjeux éducatifs", estime le ministre qui veut "ouvrir l’ESENESR pour expliciter les enjeux de l’école". "Pour que l’école continue d’occuper un rôle de socle de la société, nous devons contribuer à un consensus large autour de ses missions, de ses moyens et de son organisation". Le ministre souhaite que l’ESENESR, dirigée depuis quelques mois par Bénédicte Robert (lire sur AEF info), devienne le "réacteur" de ce consensus et veut changer "sa nature".

Il annonce que l’ESENESR va "changer de nom pour devenir l’Institut des hautes études de l’éducation et de la formation".

Les objectifs du nouvel institut

Avec la création de cet institut, le ministre espère "renforcer l’opérateur de formation" du MEN et du MESRI, "accroître la qualité des formations et renforcer le rayonnement du système éducatif français".

"Avec la ministre de l’ESR et à l’image de ce qu’a été l’institut des hautes études des sciences et technologies, nous souhaitons que nos ministères puissent se doter d’un outil de rayonnement", précise Jean-Michel Blanquer. Le ministre souligne que les formations du futur institut devront être "irriguées par les travaux du Conseil scientifique de l’Éducation nationale" (lire sur AEF info).

Cet institut ne sera pas un établissement public mais continuera d’être rattaché à la DGRH afin de servir les deux ministères.

Une création prévue fin 2018

Le ministre précise que les travaux permettant cette évolution de l’ESENESR sont en cours et déboucheront d’ici à la fin de l’année 2018.

Pour rappel, la création de l’ESENESR telle qu’elle existe aujourd’hui date d’un arrêté de 2011.

Une promotion d’auditeurs

Les missions de l’ESENESR seront "enrichies" pour "prendre plus d’importance dans le système scolaire français", souligne Jean-Michel Blanquer. À la rentrée 2019, le nouvel institut recevra en particulier "une promotion d’auditeurs" comme le font plusieurs autres instituts dans d’autres domaines.

La promotion sera composée de professionnels "acteurs clés du débat public sur l’éducation", qui seront "sensibilisés aux grandes problématiques des politiques d’éducation et d’enseignement supérieur". Elle comprendra aussi "des cadres des collectivités territoriales, des parlementaires, des journalistes, des représentants de parents d’élèves, des étudiants, des syndicalistes et des hauts potentiels des ministères".

Qu’attend J.-M. Blanquer des personnels d’encadrement de l’EN ?

 

"Vous allez être immergés de critiques mais vous devez être les anticorps contre le cynisme et le scepticisme", déclare le ministre de l’Éducation nationale à la promotion 2018 des personnels d’encadrement de l’Éducation nationale.

"Vous avez le pouvoir d’agir et l’institution est là pour vous aider", souligne le ministre, qui invite les chefs d’établissement et les inspecteurs à avoir "un sentiment de force et de sérénité."

Concernant les méthodes de travail, le ministre leur demande de "faire vivre l’esprit d’équipe dans leurs établissements" et de travailler plus en lien avec leurs collègues inspecteurs ou chefs d’établissement. Les inspecteurs du 1er et du 2nd degré par exemple doivent mieux se coordonner pour rapprocher l’école du collège mais aussi les principaux de collèges et les proviseurs pour "éviter les césures".

Le ministre leur promet de faire "moins de circulaires" mais leur demande de "prendre au sérieux ce que le MEN édite". Il les invite aussi à "développer la culture de l’expérimentation et des comparaisons internationales".

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Cécile Olivier, journaliste