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En l’état, la région Auvergne-Rhône-Alpes ne veut pas s’engager dans le PIC pour 2019-2022

La région Auvergne-Rhône-Alpes ne compte pas s’engager dans le PIC (plan d’investissement dans les compétences) pour 2019-2022 en l’état, confirme Laurent Wauquiez, président du conseil régional, interrogé par AEF info en marge d’une conférence de presse, lundi 25 juin 2018. "C’est un plan très usine à gaz, très pilotage parisien et très coupé des réalités professionnelles", déclare-t-il. La région n’avait déjà pas signé la convention d’amorçage du plan sur l’année 2018.

Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne/Rhône-Alpes. © Juan Robert

"C’est le même type de plan, que je n’aime pas, dans lequel on est sur un pilotage parisien, et complètement coupé du terrain" : Laurent Wauquiez argumente ainsi son souhait de ne pas s’engager dans la mise en oeuvre du PIC pour 2019-2022 en l’état, déclare-t-il, lundi 25 juin 2018. Les négociations se poursuivent toutefois avec le gouvernement.

Pour l’heure, Laurent Wauquiez estime qu'"on […] repropose exactement le même discours que celui de François Hollande. On n’a aucune garantie sur la possibilité de décider tous seuls." Pour mémoire, la région Auvergne-Rhône-Alpes, que l’ancien secrétaire d'État à l’Emploi préside, ne s’était pas non plus engagée dans le plan dit "500 000 formations supplémentaires", lancé en 2016 pour les demandeurs d’emploi (lire sur AEF info).

"Toutes les évaluations [de ce plan] ont été catastrophiques, elles ont montré que les impacts sur l’emploi avaient été zéro. Nous, ça ne nous intéresse pas", affirme Laurent Wauquiez. Le PIC "est un plan dans lequel [le gouvernement] décide totalement : on n’aura plus la même souplesse de réactivité qu’on a aujourd’hui, quand une entreprise nous sollicite et on peut tout de suite rebondir."

L’État a proposé une dotation de 652 M€ environ pour la région, dans un courrier adressé au président de la collectivité et au préfet, et daté du 6 juin 2018. Il invitait les destinataires à "formuler des propositions de transformation" et à "travailler de concert d’ici la fin du mois d’octobre". Pour rappel, aucune convention d’amorçage n’avait été signée en 2018 en Auvergne-Rhône-Alpes (lire sur AEF info).

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Sophie Esposito, journaliste