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Congrès du Snes : "Nous avons décidé de signer l’appel du collectif Urgence sécurité" (Pascal Pech)

Le Snes "rejoint bien naturellement" l’appel du collectif "Urgence sécurité", annonce Pascal Pech, jeudi 21 juin 2018. Le président du Snes s’exprimait lors de son discours d’ouverture du 26e congrès de l’organisation patronale, organisé à Lyon. "Le conseil d’administration du Snes a décidé de signer cet appel et de se positionner pour un rassemblement le plus large possible", ajoute-t-il. Dans un texte publié le 18 juin 2018, ce collectif appelle notamment à "l’unification des deux organisations patronales représentatives" de la surveillance humaine, le Snes et l’USP.

"Nous partons du même constat qu’il y a urgence aujourd’hui à faire bouger les lignes, de retrouver des marges de manœuvre afin d’entrer dans un cercle économique qui soit serein et vertueux." C’est ce que déclare Pascal Pech, jeudi 21 juin 2018, en ouverture du congrès du Snes qui se tient sur deux jours à Lyon. Le président du Snes revient ainsi sur l’appel du collectif "Urgence sécurité", composé de dix dirigeants de grandes entreprises de surveillance humaine, publié lundi 18 juin 2018, qui prône notamment l'"unification des deux organisations patronales représentatives" du secteur, le Snes et l’USP (lire sur AEF info). "Le conseil d’administration du Snes signe symboliquement cet appel […] et laisse toute liberté en la matière à ses adhérents", précise l’organisation dans un communiqué transmis à AEF.

Le Snes est "disposé à revoir sa gouvernance"

Dans cette optique de rassemblement, Pascal Pech évoque la possibilité de "doubles adhésions" : "Le Snes compte déjà un certain nombre de membres qui sont également membres de l’USP." "Il est temps de sortir de ces querelles de chapelles et de personnes", estime-t-il néanmoins. "Il est clair que si l’on veut des moyens pour faire avancer des choses, si l’on veut être plus crédibles auprès des pouvoirs publics, nous avons le besoin de nous rassembler et de porter des idées communes."

Dans son communiqué, le Snes précise qu’il est disposé "à revoir sa propre gouvernance pour permettre à toutes les voix de s’exprimer dans ce nouvel ensemble". "Ce cadre ainsi posé, [le syndicat patronal] souhaite vivement l’organisation d’une rencontre avec le collectif Urgence sécurité, afin d’échanger sur l’action future, fondée sur des projets concrets, réalistes et efficaces", ajoute-t-il.

"Être au rendez-vous sur le plan économique"

Outre cet appel à l’unité, le collectif "Urgence sécurité" souhaite alerter "sur la situation de crise à laquelle la profession est aujourd’hui confrontée". Le Snes souligne que cet appel intervient "un an après le cri d’alarme" qu’il a lancé conjointement avec l’USP (lire sur AEF info) et se "réjouit que le collectif reprenne à son compte les propositions de garantie financière et d’interdiction de la sous-traitance en cascade portées par le Snes auprès de la médiation interentreprises et de la mission parlementaire relative au continuum de sécurité" (lire sur AEF info). "Il en va de même concernant la promotion de démarches de normalisation et de labellisation" ainsi que de "la mise en œuvre d’une plus grande professionnalisation des salariés".

Pascal Pech ajoute que l’installation d’un "cercle économique vertueux" est la condition première à l’obtention de "moyens d’un dialogue social au niveau des attentes des salariés". "Aujourd’hui, il serait illusoire de croire que l’on peut couper une action politique ou économique d’une action sociale", juge-t-il. "La réponse est forcément imbriquée et c’est par notre capacité de dialogue avec nos partenaires sociaux que l’on sera capable de faire bouger les lignes et d’être au rendez-vous sur le plan économique."

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Marc-Antoine Bindler, journaliste