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Home| Ville intelligente| Ville intelligente| Dépêche n°586137

3 questions à Carlos Moreno : "Il faut développer les convergences avec les partenaires privés"

Pionnier du concept de "ville numérique et durable" puis de "villes vivantes", Carlos Moreno est un spécialiste de la ville de demain reconnu au niveau mondial. Portant la double casquette de Professeur des universités et d’entrepreneur, notamment via son cabinet de conseil, il invite dans une interview à AEF info fin mai 2018 à favoriser les convergences entre acteurs publics et privés dans le cadre des projets "smart cities". Il plaide en outre pour une "happy city" résultant, non pas non de seuls outils technologiques, mais d’un véritable projet sociétal porté par une gouvernance claire.

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AEF info : Dans vos interventions, vous préférez parler de la "ville vivante" voire de la "happy city" plutôt que de la "smart city". Quelle différence cela fait-il ?

Carlos Moreno : La "smart city" doit être en rupture avec elle-même. Penser que nous allons sauver la ville grâce à la technologie est une erreur : les nouveaux outils ne sont que des moyens, pas une fin en soi. L’important est de savoir quelle est la vision sociétale qui préside à la transformation urbaine, et dans quel territoire nous voulons vivre. En réponse à cette question, il n’y a pas de copier-coller possible d’un territoire à un autre. La grande erreur des smart cities technologiques était précisément de vouloir faire entrer les villes dans des cases. Par ailleurs, les grands projets ne suffisent pas, il faut un accompagnement des citoyens pour garantir une acceptabilité sociale. Si vous expliquez aux gens que votre objectif est de les rendre heureux, d’où l’idée d’une "happy city", vous changez leur regard. La leçon est claire, il ne faut pas confondre les moyens avec les objectifs. À Medellin, le programme "City for life" n’a pas transformé la ville par une débauche technologique : le système de télécabines Metrocable a permis une meilleure inclusion sociale des quartiers pauvres situés dans les hauteurs, l’accent a été mis sur l’éducation notamment des femmes, on a travaillé sur la récupération des eaux, la sécurité a été améliorée et la police mobilisée dans l’accompagnement de cette transformation au-delà d’un seul rôle répressif.

AEF info : La France est-elle épargnée par la tentation technocentriste ?

Carlos Moreno : C’est quelque part la voie que Nice a voulu emprunter en 2011 quand la ville a remporté le "Smarter cities challenge" porté par IBM [qui mettait à disposition des villes lauréates ses technologies et les compétences de ses ingénieurs]. Cette vision technologique se voulait à l’avant-garde de la ville de demain. Mais ce n’est pas parce qu’on fait quelques maquettes et démonstrateurs que la ville va se transformer ! Depuis, Nice est revenue en arrière, avec une approche plus globale.

D’autres ont aussi tiré les leçons de cette vague technocentriste, comme l’équipe de Dijon emmenée par le maire François Rebsamen. Son projet n’est pas de transformer Dijon en plateforme numérique mais d’en faire une métropole capable de créer un écosystème intégrant la triple dimension économique, sociale et environnementale, où la technologie est un levier de création de ces trois valeurs. Le programme "On Dijon" agit comme un accélérateur de cet écosystème vertueux avec la création d’un fonds d’investissement et d’un fonds d’innovation sociale, le soutien des entrepreneurs, des projets environnementaux, un effet de mutualisation venant des prestataires de services de la ville qui permet de réduire les dépenses et ainsi d’améliorer les marges de manœuvre économiques sur le moyen terme… Dijon montre que la technologie peut jouer un rôle majeur dès lors que le fil directeur reste la création de valeur.

AEF info : Dans le cadre de son projet de ville intelligente, la métropole de Dijon a d’ailleurs confié à un consortium réunissant Bouygues, Citelum, Suez et CapGemini un contrat de 12 ans pour la réalisation et la gestion du poste de pilotage connecté des équipements de l’espace public. Comment appréhendez-vous ce recours aux acteurs privés dans les projets "smart cities" ?

Carlos Moreno : Il ne faut pas avoir de tabou sur ce sujet, mais au contraire développer les convergences avec les partenaires privés qui sont un levier pour la ville de demain. Le risque d’une perte de souveraineté du politique existe, mais jusqu’à nouvel ordre, il y a en France une gouvernance de la ville et de la métropole. Dès lors que cette gouvernance est claire dans sa vision et qu’elle propose une vision de moyen-long terme autour d’un projet de création de valeur, toutes les alliances sont les bienvenues, notamment avec le secteur privé, les grands groupes, les établissements de taille intermédiaire, les start-up… Il est de toute façon indispensable de proposer de nouveaux modèles économiques et usages. Regardez pour l’autopartage, qui prend les choses en main ? Bolloré, avec ses Bluecar, utilisées par le service public Autolib' ! Et cela coexiste en parfaite entente. Autre exemple au Canada, où la ville de Toronto a passé des accords avec Google pour l’aménagement d’une friche. Certains craignent que le géant du numérique ne prenne le contrôle de la ville mais s’il le fait, c’est parce que la gouvernance aura failli à sa tâche.

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