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24e congrès de FO : le rapport d’activité est adopté de justesse, amenant Jean-Claude Mailly à quitter le congrès

Le rapport d’activité de l’ancien bureau confédéral de Force ouvrière est adopté de justesse avec 44 % pour, 43 % contre et 13 % d’abstentions, désavouant le bureau confédéral sortant. En poste depuis 14 ans, Jean-Claude Mailly décide de ne pas être présent pour le dernier jour du 24e congrès de FO à Lille, vendredi 27 avril 2018. La fracture entre le camp réformiste et celui des trotskistes et des anarchosyndicalistes s’est montrée plus large que jamais, dans la soirée du jeudi 26 avril, au sein de la confédération. Reste à savoir si les tractations de la nuit auront permis d’arrondir les angles.

"Les successions à FO ne sont pas simples", rappelait Jean-Claude Mailly, jeudi 26 avril 2018, lors de sa réponse sur le rapport d’activité. Après un mercredi plus apaisé que les deux premiers jours du congrès, il ne croyait certainement pas si bien dire. Le rapport d’activité du bureau confédéral a été adopté, mais de justesse, avec 44 % de votes pour, 43 % de votes contre et 13 % d’abstention. C’est un désaveu cinglant des congressistes pour le bilan des membres du bureau confédéral sortant, au premier rang desquels, Jean-Claude Mailly. Le secrétaire général quitte le congrès et ne sera pas présent pour cette ultime journée.

Sortie des réformistes

Dans la soirée de jeudi, les principales organisations réformistes de la confédération ont décidé de quitter les commissions des résolutions, laissant les plus "durs" trotskistes et anarchosyndicalistes aux manettes. Si le début du 24e congrès confédéral de Lille a été marqué par un vigoureux jeu de ping-pong entre opposants et soutiens à la ligne de Jean-Claude Mailly, la suite a semblé moins tendue. Le discours du secrétaire général sortant, jeudi, a globalement été respecté par les congressistes. Au final, ce n’était qu’une apparence, puisque ces derniers valident de justesse la ligne confédérale de ces dernières années.

Le congrès est actuellement suspendu pour permettre au comité confédéral national réunissant fédérations et unions départementales d’élire le bureau confédéral et la commission exécutive. Cette réunion est censée durer deux heures mais, compte tenu du contexte, cela pourrait durer plus longtemps. Reste à savoir si les mandatés d’obédience réformiste laisseront Pascal Pavageau devenir sereinement secrétaire général. Membre du bureau confédéral depuis 2009, les réformistes sont régulièrement montés à la tribune pour lui faire savoir qu’il était aussi comptable du bilan confédéral.

panser les plaies

Un délégué reprochant même au probable futur secrétaire général d’avoir "ouvert la boîte de Pandore", l’accusant d’avoir organisé le désordre ambiant dans l’organisation. Alors que certains évoquaient le village d’Astérix qui après de vives bagarres, se retrouve autour d’un même banquet, d’autres voient désormais un Pascal Pavageau dévoré par un monstre qu’il aurait créé. Quoi qu’il en soit, la mission prioritaire du prochain secrétaire général sera de tenter de panser les plaies, au risque de voir s’éloigner la composante réformiste de FO. Les tractations nocturnes auront peut-être permis d’assouplir les positions des uns et des autres…

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Jérôme Lepeytre, journaliste