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Loi Lemaire sur le numérique : 257 collectivités locales ont publié des données ouvertes

Début 2018, 257 collectivités territoriales avaient publié une partie de leurs données en mode ouvert, indique l'observatoire "open data des territoires", le 21 mars 2018. Il s’agit de la première édition de ce répertoire qui a vocation à être actualisé régulièrement. Cela représente 6,5 % des structures concernées par l’obligation de publication fixée par la loi pour une république numérique du 7 octobre 2016 (portée par l’ancienne secrétaire d’État Axelle Lemaire). Les 4 400 communes, intercommunalités, départements et régions de plus de 3 500 habitants ont jusqu’en octobre 2018 pour s’y conformer.

Entre 2017 et 2018, le nombre de collectivités territoriales ayant publié des données ouvertes sur un site web ou une plateforme est passé de 142 à 257 (+ 81 %), selon le premier recensement effectué par l’observatoire open data des territoires.

Cet outil est cofinancé par la Caisse des dépôts, la mission Etalab (Dinsic) et l’association Opendatafrance (1).

EFFET D’entraînement

Qu’est-ce qu’une donnée ouverte ?


Il s’agit des données qu’un organisme – public ou privé - met à la disposition des usagers sous forme de fichiers numériques afin de permettre leur réutilisation. Dans le cas des collectivités locales, il peut s’agir des horaires de passage des bus, des subventions versées aux associations ou encore de l’état civil.

L’objectif du projet est de donner aux acteurs publics et aux agents économiques des données précises sur l’avancée de l’ouverture des données pour "accélérer ce mouvement bénéfique aux territoires et plus largement à toute l’économie numérique française".

Parmi les collectivités engagées dans l’open data, ce sont les plus grosses qui sont les plus investies à ce jour. Ainsi, toutes les données des régions de France métropolitaine sont-elles ouvertes ou en instance de l’être. Seul un département sur trois a publié au moins une partie de ses données. "Cela peut s’expliquer par une culture plus rurale et dans certains cas par un éloignement de gros pôles urbains", indique l’observatoire.

Toutefois, certains départements publient non seulement leurs propres données mais aussi accompagnent les communes du département dans leur projet open data.

 

FAIBLE PRÉSENCE DES COMMUNES

Les métropoles (68 %) sont généralement bien représentées dans l’open data, en raison notamment de leurs compétences particulières : économie, grands équipements culturels et sportifs, services urbains mutualisés (transport, déchets, énergie).

À l’inverse, les communes, communautés de communes et communautés d’agglomération sont peu présentes. Seules 150 villes, telle Nevers, se sont engagées dans la démarche, soit 0,4 % du total (lire sur AEF info).

les transports en première ligne

S’agissant des types de données publiées, celles qui concernent les territoires – transports et infrastructures – arrivent en tête devant l’administration locale (budget, marchés publics, subventions, délibérations, concertation) et les loisirs (type d’équipements sportifs et culturels et horaires, agendas des événements).

À ce jour, l’observatoire ne fournit pas d’information sur le type de données publiées par telle ou telle collectivité. "Il est très compliqué de récupérer toutes ces informations à ce jour. Il faudrait que les collectivités harmonisent la présentation de leurs jeux de données", indique à l’AEF Jean-Marie Bourgogne, délégué général de l’association OpenDataFrance.

Parmi les 32 collectivités qui ont mis en place une offre de service pour accompagner les communes de leurs périmètres, les principaux services proposés sur un portail mutualisé sont la sensibilisation, la formation et l’hébergement.

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Florianne Finet, journaliste