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Pierre Brajeux, président du Medef des Hauts-de-Seine et PDG de Torann France, candidat à la présidence du Medef

Pierre Brajeux, président du Medef des Hauts-de-Seine et vice-président du Medef Île-de-France, annonce ce vendredi 9 mars 2018 sa candidature à la présidence de l’organisation patronale. Le président-directeur général de l’entreprise Torann France, société de sécurité privée qu’il a créée en 1987, est le septième candidat à la succession de Pierre Gattaz (1). "Ma candidature a été mûrement réfléchie, c’était une évidence. Il faut transformer radicalement le Medef car tout notre environnement a changé sur le plan économique, politique et social. La situation française, en 2018, est complètement différente de celle de 2013, quand Pierre Gattaz a été élu. Il a assumé un Medef de combat, je veux porter un Medef de conquête", précise Pierre Brajeux à l’AEF. Les candidatures à la présidence du Medef doivent être déposées avant le 3 mai ; l’élection aura lieu le 3 juillet prochain.

"Je veux transformer le Medef car c’est une question de survie. Si le Medef ne se transforme pas, il sera balayé par le vent de l’histoire. L’organisation doit se transformer comme le font aujourd’hui les entreprises", explique Pierre Brajeux, candidat déclaré ce vendredi à la présidence du Medef. Celui qui refuse d’être qualifié de "quatrième candidat des territoires" se dit "insatisfait du duel annoncé entre Alexandre Saubot et Geoffroy Roux de Bézieux" et a pour objectif de "défendre les entreprises dans la mise en œuvre des transformations".

"Le Medef ne doit pas vivre des fonds publics"

Le PDG de Torann France souhaite donc "transformer le Medef institutionnel en Medef entreprise" et définit pour cela quatre axes prioritaires de réforme. La question du financement du Medef, tout d’abord, est pour lui "structurante, car on ne doit pas vivre de fonds publics mais des cotisations des adhérents", précise-t-il prenant exemple sur le Medef des Hauts-de-Seine qu’il préside "dont 99 % du budget de fonctionnement vient des cotisations".

Il souhaite, ensuite, "arrêter la bureaucratisation qui règne au sein du Medef qui compte plus de 100 commissions, comités, etc.", dont il conteste la pertinence. Et "raisonner en mode projet" et "être dans l’efficacité". "Apporter des services aux adhérents et ne pas rester uniquement dans le rôle de la représentation", fait aussi partie de ses projets, car il considère que "l’adhérent doit certes être considéré comme tel, mais également comme un client".

"Il faut réformer les statuts"

Pierre Brajeux compte, enfin, s’il est élu président de l’organisation, "réformer les statuts pour réécrire les relations entre les territoires et les branches". "Je suis allergique aux oppositions entre territoires et branches, entre les branches elles-mêmes, car cela n’a pas de sens. Il faut mettre en commun les compétences et ce qui est bon pour une catégorie d’adhérents est aussi bon pour les autres. Les oppositions artificielles doivent être remises à plat", explique-t-il.

Questionné sur sa vision du dialogue social et du paritarisme, le candidat à la présidence répond que "le Medef doit se positionner sur ces sujets dans un contexte qui évolue beaucoup". Il préfère d’ailleurs parler "des dialogues sociaux", en raison de la "fameuse inversion de la hiérarchie des normes et la tendance lourde de la fin des grands-messes de l’interpro et du dialogue social renforcé au niveau des branches et des entreprises". Et ajoute que si "le Medef doit faire sa transformation, il faut aussi que les syndicats évoluent de leur côté".

Le parcours de Pierre Brajeux 

Pierre Brajeux, 56 ans, est titulaire d’une maîtrise de droit des affaires (Université de Paris II-Assas) et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (section économique et financière), de l’Université de Cambridge et de la Chambre de Commerce Franco-Britannique. Il est le créateur et le PDG de la société de sécurité privée Torann-France, qui compte 2 000 collaborateurs.

Très impliqué depuis de nombreuses années dans la défense et la représentation des entreprises, il est vice-président du Syndicat professionnel de la formation en prévention et sécurité (FPS) (lire sur AEF info) et préside le Cercle des dirigeants propriétaires de sécurité (CDPS). Il est également président du Medef Hauts-de-Seine et vice-président du Medef Ile-de-France. Colonel de réserve (RC) de la Gendarmerie Nationale, il s’engage fortement dans la réflexion sur la sécurité globale et est également vice-président du Comité Transverse Sécurité du Medef.

Auditeur de la 17e session nationale de l’Inhes (Institut national des hautes études de sécurité), il intervient aussi au sein de différents programmes de formation de l’Inhesj (Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice), de l’Université Paris Descartes et de l’EOGN (École des officiers de la Gendarmerie Nationale).

(1) Sont aussi actuellement candidats à la présidence du Medef : Alexandre Saubot, président de l’UIMM ; Olivier Klotz, président du Medef Alsace ; Patrick Martin, président du Medef Auvergne-Rhône-Alpes ; Frédéric Motte, président du Medef des Hauts-de-France ; Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué et trésorier du Medef et Jean-Charles Simon, ancien directeur de l’Afep et ancien directeur général du Medef.

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Isabelle Moreau, journaliste