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Le Medef publie un rapport pour guider les entreprises dans la mise en place de leur politique RSE

Encourager et structurer des démarches pérennes de RSE grâce aux retours d’expérience d’entreprises, voilà l’ambition de la brochure publiée mercredi 14 février 2018 par le Medef. Basé sur le recueil de pratiques de seize organisations, de toutes tailles et de tous secteurs (Danone, Camif, PwC, etc.), le rapport, structuré en plusieurs étapes à suivre, veut aussi démontrer les bénéfices pour l’entreprise à s’engager durablement dans une politique de RSE. Parmi les points mis en avant, la nécessité de donner un cap et du sens aux actions de RSE, la sensibilisation et l’inclusion de l’ensemble des collaborateurs et le suivi des réalisations via un reporting rigoureux.

"La RSE, ce n’est pas la somme de bonnes petites pratiques sympathiques, mais des actions qui impactent des sujets majeurs", "dans un monde qui change, où il faut accepter de faire le deuil des succès d’hier", et "provoquer le changement en jouant sur la fierté des collaborateurs". Issues des diverses auditions réalisées en amont de la rédaction de la brochure, ces déclarations, posées en ouverture du rapport publié ce mercredi, illustrent l’engagement progressif des entreprises sur les questions de RSE, et ont permis de dégager des grandes lignes d’actions pouvant aider les structures encore hésitantes.

Le rapport souligne en premier lieu la nécessaire implication de la direction générale de l’entreprise concernée, gage de "durabilité" et facteur d’accélération. Le document insiste ainsi sur l’importance des liens avec l’ensemble des parties prenantes et le caractère de plus en plus excluant que peut représenter la non-formalisation de ces enjeux de RSE. "Le changement se fait avec l’impulsion de la direction générale : les escaliers se balayent par le haut !", fait valoir une des organisations ayant témoigné.

Cadrer et donner du sens à la démarche

Si le projet RSE n’a pas besoin, dès le départ, d’être "complètement cadré", il convient cependant de "valider en priorité son sens, son lien avec les valeurs et les grands enjeux de l’entreprise pour définir un cap", estime le rapport. "Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de démarche formalisée que rien n’est fait", assure une des entreprises ayant participé à la restitution d’expérience. Des premiers pas qui doivent être encadrés et accompagnés par une personne dédiée, sans qui les actions ont plus de mal à être concrétisées, ont conclu les auteurs.

Afin de structurer le projet autour de la stratégie d’entreprise, le rapport conseille notamment de fixer des objectifs concrets et chiffrés en lien avec les problématiques prioritaires de l’entreprise, et de ne pas négliger le dialogue périodique avec les parties prenantes, afin de "challenger la démarche de l’entreprise". Le Medef souligne ainsi dans le rapport que, si la prise en compte des parties prenantes est "déterminante" pour valoriser son capital social, seules 12 % des entreprises ont mis en place un comité de parties prenantes.

Inclure et responsabiliser les collaborateurs

Le rapport souligne l’importance du caractère inclusif de la démarche. "L’attente des collaborateurs est un puissant moteur […] pour faire bouger une organisation un peu frileuse", note le document, qui cite une récente étude du cabinet Deloitte, selon laquelle 56 % des jeunes issus de la "génération Y" refusent certaines collaborations avec des employeurs en raison des pratiques ou conduites de l’entreprise.

L’information - pour donner du sens - et la formation - pour transformer les comportements - des collaborateurs sont donc des piliers importants d’une démarche RSE durable et efficace, et permettent de créer "un élan partagé". "Le réseau de collaborateurs engagés présente au moins six bénéfices : attraction, sensibilisation, collaboration, engagement, exposition et performance", explique un participant au rapport. Celui-ci encourage ainsi les entreprises à développer une gouvernance adaptée, plus ouverte, et à communiquer en interne sur la démarche, afin "d’ancrer" celle-ci "dans la culture d’entreprise" et la rendre reconnaissable. Autre piste mentionnée, le partage des résultats - via des challenges ou trophées - pour développer une "fierté d’appartenance".

Encadrer les réalisations avec un reporting de qualité

Enfin, afin d’évaluer la démarche, les auteurs du rapport conseillent de choisir des indicateurs simples - afin que les collaborateurs s’en emparent -, peu nombreux et permettant d’anticiper les opportunités et les risques. Surtout, la brochure invite les entreprises à combiner reporting de résultat et reporting de progrès : "On ne mesure plus seulement pour rendre compte, mais aussi et surtout pour piloter et favoriser la dynamique d’action sur le moyen/long terme."

Partager les résultats en interne et à l’externe est également un gage de transparence - de plus en plus déterminante pour les consommateurs - et de crédibilité. Comme le résume une des personnes ayant participé aux témoignages, il est désormais temps de "passer d’un reporting de conformité à un reporting de transformation".

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Laure Hanggi, journaliste