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Rentrée 2018 : 22 000 places seront créées à l’université et en STS (Frédérique Vidal)

À la rentrée 2018, 22 000 places seront créées, principalement dans les filières en tension, précise Frédérique Vidal, lors d’un point presse en marge du Salon Postbac, le 12 janvier 2018. Ces places seront créées en STS (environ 3 000 places) et à l’université (19 000). La répartition dans les différentes filières, qui dépendra des vœux d’admission des lycéens, ne sera probablement pas connue avant l’été. Interrogée par AEF sur l’opposition de certains établissements à la mise en place d’attendus locaux, la ministre de l’ESRI, estime qu’il n’est de toute façon pas obligatoire de les définir et que "cela signifie que les attendus nationaux […] sont génériques et conviennent à toutes les mentions de licence qui portent ce nom-là" (lire sur AEF info).

22 000 places seront créées dans l'enseignement supérieur à la rentrée 2018, annonce Frédérique Vidal le 12 janvier 2018, en marge du Salon Postbac, organisé par le groupe AEF. Au total, 32 000 places devraient être créées dans l’enseignement supérieur sur le quinquennat, avait annoncé le gouvernement en octobre dernier (lire sur AEF).

L’annonce de créations de places au Salon Postbac



Nouvelles antennes Staps

Le MESRI a déjà annoncé l’ouverture d’une filière Staps à Nîmes (lire sur AEF ici et ici) et travaille à la création d’une antenne à Vichy (université Clermont-Auvergne, lire sur AEF). Le maire de Bourges espère également l’ouverture de 60 places dans sa ville à la rentrée prochaine (antenne de l’université d’Orléans), sur le site du Creps.

L’entourage de la ministre précise à AEF le 15 janvier, en marge d’un déplacement du Premier ministre au lycée Buffon à Paris, que ces créations porteront sur les filières universitaires, principalement celles en tension, à hauteur de 19 000 places, mais aussi sur les STS (environ 3 000 places). Ces nouvelles places se traduiront aussi par la création d’antennes, notamment en Staps (voir encadré).

Il s’agit de 22 000 créations de places "pures", qui n’intègrent pas de possibles redéploiements de places vacantes, précise également le cabinet. Pour mémoire, plus de 135 000 places étaient restées vacantes sur APB à l’issue de la procédure complémentaire, dont 82 % en licences dans les universités publiques (lire sur AEF).

Plus de places en fonction des vœux des lycéens

"On va suivre la façon dont vont se dérouler les vœux des lycéens de manière à pouvoir créer ces places dans les filières qui en auront besoin, afin qu’il y ait le moins possible de filières en tension et que l’ensemble des universités puissent accueillir l’ensemble des étudiants qui souhaitent s’y inscrire", déclare la ministre Frédérique Vidal, lors de ce déplacement consacré à l’ouverture de Parcoursup, ce lundi, en présence du Premier ministre Édouard Philippe et du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer.

Interrogé sur la possibilité que des lycéens n’accèdent pas à la filière de leur choix, Édouard Philippe répond que cette option n’est "pas du tout" envisagée. "Notre objectif est que le bac qui reste la porte d’entrée dans l’enseignement supérieur conserve cette fonction. Personne ne doit être laissé sur le bord du chemin", explique-t-il. "Quoi qu’il arrive les recteurs auront l’obligation de veiller avec l’ensemble des établissements que chacun ait bien une affectation. Notre objectif n’est pas de dissuader les lycéens de s’inscrire dans l’enseignement supérieur, c’est au contraire faire en sorte qu’ils réussissent", insiste le Premier ministre.

Une semaine pour découvrir la plateforme

Il tient par ailleurs à rassurer sur la plateforme d’orientation : "La mise en place de Parcoursup va susciter de nombreuses questions et c’est bien naturel, c’est nouveau, ça remplace APB, qui n’était pas satisfaisant", rappelle-t-il, en saluant l’engagement des personnels enseignants et des proviseurs, en première ligne pour informer les lycéens et leurs familles. "Le dispositif est en place et il sera totalement opérationnel, la semaine prochaine, le 22 janvier", date de début de saisie des vœux par les candidats. Il insiste sur la nécessité de consacrer "une semaine de découverte de l’équipement, de sa configuration". Il faudra aussi "encadrer cette période de choix et d’orientation par une aide, un accompagnement humain", grâce à la nomination d’un 2e professeur principal dans toutes les classes de terminale, ajoute-t-il.

Édouard Philippe évoque enfin la nécessité de se pencher sur les attendus des formations (lire sur AEF info), décrits comme "les bases minimales qu’il faut maîtriser pour avoir une chance raisonnable de réussir [dans l'] enseignement supérieur".

Frédérique Vidal avait expliqué vendredi dernier que les universités n’avaient pas l’obligation de mettre en place des attendus locaux :




Parcoursup : à peine ouverte, déjà critiquée

Des syndicats étudiants critiquent la nouvelle plateforme dans des communiqués publiés le 15 janvier : "Alors que la plateforme 'Parcoursup' est officiellement mise en ligne aujourd’hui, les nouveaux critères eux ne sont pas encore définis", écrit par exemple l’Unef. "Si un cadrage national des attendus a bel et bien été mis en place, celui-ci devait être décliné au niveau local au sein de chaque université. À l’heure actuelle, très peu d’établissements ont fait remonter leurs attendus puisqu’ils ont jusqu’au début du mois de mars pour le faire (lire sur AEF). Ainsi, cette plateforme s’ouvre sans que les lycéen∙ne∙s aient les informations nécessaires pour pouvoir faire leur choix d’orientation."

Pour Sud-Éducation, "Parcoursup, ce sont des APB locaux, aux critères opaques, à la place d’APB", "c’est APB, avec en plus la sélection à l’entrée de l’université", "c’est APB, la transparence sur les critères d’admission en moins", "c’est APB, avec davantage de délais et surtout de laissé-e-s pour compte". Les deux organisations appellent à une mobilisation.

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Judith Blanes, journaliste