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NCU : lancement de la 2e vague spécifiquement dédiée au 1er cycle

La deuxième vague de l’appel à projets NCU (Nouveaux cursus à l’université) est lancée le 7 décembre 2017, dans le cadre du PIA 3, et cible spécifiquement le 1er cycle, alors que la première vague visait aussi la FTLV et le numérique. Au total, l’action NCU prévoit 250 millions d’euros de dotations décennales, dont 150 pour la première vague. Cette 2e vague s’inscrit dans la perspective du projet de loi ORE (orientation et la réussite des étudiants), en discussion à l’Assemblée nationale. Le cahier des charges de l’appel à projets "Nouveaux cursus à l’université - 2nde vague" est publié au JO du 7 décembre 2017 (lire sur AEF info) et l’appel à projets sur le site de l’ANR. Date limite de transmission des dossiers de candidatures : 29 mars 2018.

"Dans la perspective de la mise en œuvre de la loi sur l’orientation et la réussite des étudiants", la seconde vague de l’appel à projets que lance l’ANR le 7 décembre 2017 pour les NCU (Nouveaux cursus à l’université) porte "spécifiquement" sur "la diversification des cursus", qui est "le premier axe" de l’action NCU.

Lancés dans le cadre du PIA 3, les "nouveaux cursus à l’université" ont fait l’objet d’une convention signée pour 12 ans entre l’État et l’ANR, publiée au JO le 16 février 2017 (lire sur AEF info). 250 millions euros de dotations décennales sont ainsi prévus sur 10 ans pour trois principaux axes (1) : le 1er cycle, la FTLV, le numérique. Deux vagues se succèdent pour l’appel à projets : la première vague a mobilisé 150 millions euros pour 17 projets lauréats (lire sur AEF info), sur les trois thèmes (voir encadré).

Alors que la première vague avait été lancée en février 2017 avant les élections présidentielles, la deuxième vague l’est après la "concertation" sur l’accès au premier cycle proposée par Frédérique Vidal aux acteurs de l’enseignement supérieur (lire sur AEF info), et pendant l’examen par le Parlement du projet de loi "orientation et réussite étudiante" (lire sur AEF info).

Ciblant cette fois-ci spécifiquement "la diversification des cursus", l’appel à projets précise que "les actions concernant l’orientation en amont de l’université relèveront de l’action 'Territoires d’innovation pédagogique' du PIA 3".

TROIS PRINCIPAUX OBJECTIFS

L’amélioration de la réussite des étudiants passe par :

  • "une meilleure prise en compte des acquis des étudiants à leur entrée dans l’enseignement supérieur ;
  • une diversification et une individualisation des parcours, afin de répondre à la diversité des profils et des projets des étudiants ;
  • une professionnalisation accrue, qui permette à ceux qui le souhaitent d’entrer dans la vie active au niveau bac + 3."

"Pour atteindre ces trois principaux objectifs, il convient de faire évoluer l’architecture des formations et l’organisation même des enseignements, à travers :

  • une offre plus modulaire, qui permette à l’étudiant ;
  • la création de nouvelles formations, adaptées aux différents profils étudiants tant par leur contenu que par leurs modalités pédagogiques ;
  • un décloisonnement des filières qui ne se limite pas à l’établissement de simples 'passerelles', mais débouche sur la construction de cursus intégrés entre écoles et universités comme au sein de ces dernières ;
  • une modulation des rythmes et des modalités d’apprentissage qui autorise des parcours accélérés ou au contraire plus progressifs, en fonction de la situation personnelle et des besoins de l’étudiant ;
  • un accompagnement spécifique, afin d’aider l’étudiant à construire un parcours cohérent avec son projet de poursuite d’études ou d’insertion professionnelle."

PARCOURS DIFFÉRENCIÉS

"Cette architecture et cette organisation permettent la mise en œuvre de parcours différenciés au sein des mentions de licence ou dans le cadre de nouvelles formations :

  • parcours d’excellence (pluridisciplinaires et/ou orientés vers la recherche),
  • parcours de remise à niveau et de détermination permettant à l’étudiant de consolider ses acquis et/ou de préciser son projet,
  • parcours plus ou moins professionnalisants, parcours 'sur mesure' pour des publics à besoins particuliers, etc."

Ces NCU, qui sont "l’occasion de développer le partenariat entre les universités et les écoles", reposent à la fois "sur un principe de spécialisation progressive et sur une nouvelle articulation entre formation générale et formation professionnelle ou professionnalisante. À ce titre, ils doivent permettre bien davantage qu’aujourd’hui d’introduire de la flexibilité entre licences générales, licences professionnelles et DUT, aujourd’hui soumis à des contraintes de programmes, de rythmes et de structuration des cursus."

SUR QUOI PEUVENT S’APPUYER LES NCU ?

Les NCU peuvent s’appuyer sur :

  • "de nouvelles approches pédagogiques : alternance, classe inversée, enseignement à distance et en présentiel (blended learning), approche par projets, etc. ;
  • le développement des usages du numérique, qui modifie profondément les modalités d’appropriation des connaissances et des compétences et permet à la fois d’individualiser les parcours et de mieux gérer les temps de formation ;
  • le renforcement des partenariats avec le monde professionnel, tant pour concevoir et mettre en œuvre les parcours et les formations à caractère professionnalisant que pour garantir leur reconnaissance par les entreprises et par les branches professionnelles, ou encore pour développer l’alternance et l’entrepreneuriat."

"Lorsque cela se révèle nécessaire dans le cadre des projets sélectionnés, les arrêtés d’accréditation des offres de formation correspondantes autorisent les expérimentations prévues et le cas échéant les dérogations nécessaires à leur mise en œuvre."

Les établissements ont jusqu’au 29 mars 2018 pour transmettre leurs dossiers de candidature. Comme pour la première vague, un jury international évaluera les projets.

La première vague de l’appel à projets

  • 17 projets lauréats (12 "A + " et 5 "A") - sur 66 candidats - annoncés le 13 octobre 2017.
  • 16 projets sur 17 émanent d’universités ou de Comue et un d’école (AgroParisTech).
  • 13 localisés en régions et 4 en Île-de-France.
  • 150 M€ de dotations décennales (sur 250 au total pour l’action NCU).
  • 8,82 M€ de dotation moyenne par projet (de 3,055 M€ à 15,9 M€).
  • 3 axes prioritaires : la diversification des parcours en 1er cycle ; le développement des usages du numérique ; la FTLV.
  • Un jury international de 29 membres, présidé par Hanne Leth Andersen, présidente de l’université danoise de Roskilde.

(1) Les projets portés par les sites labellisés Idex/Isite pourront également être soutenus par une intervention de l’action "Grandes universités de recherche", dotée de 700 M€ de dotations décennales (lire sur AEF info).

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Catherine Buyck, journaliste