Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page

"La valorisation en SHS est omniprésente, mais invisible" (Leszek Brogowski, vice-président recherche de Rennes-II)

"Ouvrir de nouvelles perspectives. Innovation et valorisation de la recherche en SHS" : tel était le thème d’une réunion à l’université Rennes-II, organisée le 13 novembre 2017 par le réseau des vice-présidents recherche des universités de sciences humaines et sociales. Leszek Brogowski, vice-président recherche de Rennes-II, revient pour AEF sur cette journée où plusieurs intervenants ont souligné le "paradoxe des SHS" : "La valorisation est omniprésente, mais invisible." Ce constat a ainsi été fait par Pierre-Yves Saillant, chargé de mission et commissaire du salon Innovatives SHS du CNRS, et Jacques Dubucs, directeur scientifique du secteur "sciences de l’homme et de la société" à la DGRI, qui sont intervenus aux côtés de Françoise Thibault, déléguée générale d’Athena. Leszek Brogowski propose trois axes stratégiques pour rendre visible la valorisation en SHS et la développer.

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Enseignement / Recherche
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoie du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

AEF : Vous avez abordé, lors de votre 2e réunion des VP recherche des universités SHS, la question de l'innovation et de la valorisation en SHS. Quels constats avez-vous faits ?

Un réseau récent


"Le réseau des vice-présidents recherche des universités SHS est un sous-réseau du réseau des VP recherche" (lire sur AEF info), indique Leszek Borgowski. Il s'est réuni une première fois en mai 2017 à Bordeaux, où il a évoqué la réforme du doctorat, ainsi que la question de l’open access pour valoriser les publications en SHS (lire sur AEF info). Il regroupe les universités suivantes :

  • Montpellier-III Paul-Valéry
  • Bordeaux Montaigne
  • Lyon-II Lumière
  • Lyon-III Jean-Moulin
  • Toulouse Jean-Jaurès
  • Rennes-II

Leszek Brogowski : Plusieurs intervenants, et notamment Pierre-Yves Saillant, du CNRS, ou Jacques Dubucs, de la DGRI, ont souligné ce paradoxe des SHS : la valorisation est omniprésente, mais invisible. Quand on est dans le domaine de la chimie des polymères, la valorisation, on voit tout de suite ce que c’est. Ce n’est pas le cas pour les SHS. Et pourtant, on peut réellement parler d’innovation et de valorisation en SHS, si on prend appui sur les lois de 1982 et de 2013, qui définissent la valorisation comme une réponse à des besoins culturels, sociaux et économiques. Je pense par exemple aux travaux menés à Rennes-II en géographie sociale : l’UMR ESO (espaces et sociétés) a installé depuis des années la pratique de travail étroit avec les collectivités locales. Les compétences scientifiques transitent donc directement dans les politiques publiques : comment en évaluer l’impact ?

AEF : Comment expliquez-vous ce paradoxe de la valorisation des SHS ?

Leszek Brogowski : Nous sommes aujourd’hui face à une opportunité absolument extraordinaire : la société est demandeuse d’innovations sociales. Mais le modèle de valorisation que l’on connaît pour les sciences dures, avec l’intervention d’une Satt et sur les aspects juridiques et contractuels, ne peut souvent pas s’appliquer en SHS. Je prends l’exemple du projet développé à Rennes-II par le LiRIS dans le domaine des placements d’enfants. Les recherches menées par les sociologues et les juristes sur la situation singulière de ces enfants ont conduit au constat de l’utilité des supports numériques pour retisser le lien familial. Sur cette base, Rennes-II finance le projet de valorisation de ces travaux en direction des travailleurs sociaux, juges et autres acteurs publics. Quel tiers s’empare alors de la recherche ? Avec quel contrat ? Ce cadre n’est pas nécessaire. Nous sommes dans une interaction directe. Même chose pour la plate-forme Tacit, outil élaboré à Rennes-II et visant à évaluer chez les élèves la compréhension en lecture liée à l’implicite dans les textes (lire sur AEF info). Le modèle économique proposé par la Satt pour valoriser cet outil a été rejeté par les chercheurs. L’objectif n’est pas de faire de l’argent, mais de concevoir un outil de service public. Un modèle d’auto-financement a été mis en place : la plate-forme recueille des données, et les utilisateurs paient (une faible somme) en fonction du nombre d’élèves qui l’utilisent. Le nombre d’utilisateurs est très important : le modèle est fiable et pertinent.

AEF : Vous parlez d’opportunité, mais aussi de danger : pourquoi ?

Leszek Brogowski : Jusqu’à aujourd’hui, la société voyait toute nouvelle possibilité technologique, toute évolution, comme un progrès, et on fonçait… Quitte à percevoir ensuite des limites écologiques, à voir se développer de nouveaux types d’addictions aux dispositifs numériques, etc. Le danger, c’est donc le contenu que nous donnons aux innovations. Nous sommes désormais obligés d’interroger la pertinence sociale de ces innovations, de cette valorisation : interrogations sur le bien commun, les comportements individuels, les conséquences sociales, psychologiques sur les individus.

AEF : Vous proposez trois axes stratégiques pour rendre visible et développer la valorisation en SHS. Quels sont-ils ?

Leszek Brogowski : Premier axe : il faut travailler, notamment avec les collectivités locales, pour faire connaître et reconnaître l’impact des SHS. Deuxième axe : au sein des établissements, il faut développer les services, les compétences qui permettent cette valorisation. Il faut chercher des financements, monter des projets, solliciter les Satt quand c’est nécessaire. Troisième axe : avoir une réflexion sur le critère de la pertinence sociale. Il faut travailler sur les contenus, ne pas considérer que toute innovation est bonne et allant de soi. Il faut sensibiliser les chercheurs, qui ont souvent considéré que valoriser les SHS, c’était les "vendre au marché". Un vrai travail de médiation, entre la recherche et la société, nous attend. Nous avons un projet dans ce sens à Rennes-II, avec un service universitaire à la collectivité, qui assurera cette médiation : comment un chercheur peut s’emparer d’une problématique de société, comment les acteurs du monde socio-économique et culturel peuvent s’emparer de ces résultats de recherche… Comme l’a dit Françoise Thibault en conclusion de son intervention : "Il faut mieux théoriser ce que nous sommes en train de faire."

à lire aussi
à découvrir
Mobilités : le programme Turing est prolongé pour trois ans

Annoncé en décembre dernier (lire sur AEF info), en remplacement d’Erasmus+ auquel ne participe plus le Royaume-Uni, et initialement lancé pour une année pilote (2021-2022), le programme de mobilité Turing est pérennisé pour trois ans. Dans son Spending Review 2021, plan qui définit l’emploi des dépenses publiques britanniques sur l’année à venir, rendu public le 27 octobre 2021, le gouvernement britannique a confirmé l’allocation d’un nouveau budget pour soutenir le programme. Le Turing Scheme voit ainsi son financement passer de 100 M£ (118 M€) en 2021-2022 à 110 M£ (130 M€) pour l’année 2022-2023. Dédié à la mobilité sortante britannique vers l’international (UE et hors UE), il bénéficie à 40 000 étudiants, apprentis et élèves du secondaire, indique le programme dans un communiqué.

Lire la suiteLire la suite
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Diane Scherer, journaliste