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Home| Social / RH| Formation professionnelle| Dépêche n°574797

Grande école du numérique : "Nous souhaitons travailler davantage avec les TPE-PME" (Samia Ghozlane, directrice)

L’objectif du réseau "Grande école du numérique" est de "faire émerger" une offre de formation sur "des métiers en tension, sur un territoire donné et pour des personnes éloignées de l’emploi", déclare Samia Ghozlane, directrice générale du GIP Grande école du numérique (1), dans une interview à l’AEF. 419 formations ont été labellisées depuis fin 2015. Interrogée sur le lancement d’un nouvel appel à projets en 2018, Samia Ghozlane évoque une possible révision du cahier des charges qui serait axé sur certains métiers et certains territoires. Elle revient aussi sur les disparités entre régions en matière de formations labellisées.

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AEF : D’où vient l’idée de créer une Grande école du numérique ?

Samia Ghozlane : Ce projet est parti d’un double constat, économique et social. En 2015, il y avait 50 000 emplois non pourvus dans le numérique, notamment dans la programmation et le développement, et chaque année, environ 90 000 jeunes sortent sans qualification du système scolaire. Il y avait urgence à agir. Le but de notre réseau est de soutenir les formations menant à des métiers en tension, sur un territoire donné et pour des personnes éloignées de l’emploi.

Pour obtenir notre label et bénéficier du fonds d’amorçage, les organismes de formation doivent mettre en place une approche pédagogique innovante (mentorat inversé, cours en ligne, pédagogie par projet…). C’est essentiel pour éviter le décrochage de certains apprenants. Le cahier des charges du label prévoit aussi un stage obligatoire en fin de formation.

AEF : A quelle hauteur financez-vous ces formations ?

Samia Ghozlane : La subvention de la grande école du numérique est au maximum de 50 000 euros par formation et elle ne doit pas dépasser 50 % du budget total. Nous voulons en effet faire émerger une offre et non financer de manière pérenne ces parcours. À ce jour, près de six cursus labellisés sur dix correspondent à des créations de parcours et non à des formations existantes.

Il revient aux établissements de formation d’aller chercher des fonds auprès des Opca, des régions ou de Pôle emploi. Ce dernier a été le principal contributeur des formations en raison du déploiement du plan "500 000 formations". Pour financer ces 419 projets actuellement labellisés, nous avons obtenu 15 millions d’euros dans le cadre de deux appels à projets du PIA 2 (programme d’investissements d’avenir).

AEF : Quels sont les publics et les certifications visées ?

Samia Ghozlane : Les promotions doivent compter en théorie au moins 30 % de femmes parmi les inscrits, 50 % de jeunes peu qualifiés et un certain nombre de personnes résidant dans les quartiers politique de la ville. Nous n’avons pas fixé de plancher sur ce dernier type de public. 14 % des formations sont de type pré-qualifiantes pour les jeunes décrocheurs. Les formations sont entièrement gratuites et les apprenants peuvent bénéficier d’une aide financière sur critères sociaux sur le modèle des bourses de l’enseignement supérieur.

54 %

C’est la part des formations labellisées dans le cadre du premier appel à projets qui mènent à une certification (titre professionnel essentiellement, devant les CQP et les diplômes), d’après le rapport d’activité 2016 publié en mai 2017.

Concernant la place des femmes dans ces sessions de formation, nous avons encore des progrès à faire. Elles ne représentaient qu’un cinquième des apprenants inscrits dans les 100 premières formations labellisées. Nous incitons les organismes de formation à aller les chercher là où elles sont, à aller voir les associations de quartier et à travailler avec Pôle emploi. Mais il y a encore beaucoup de censure côté prescripteurs.

Au-delà de ce cahier des charges, les organismes de formation peuvent accueillir jusqu’à 40 % de personnes qui ne correspondent pas à ces critères de qualification ou de résidence et pour lesquels la formation sera payante. Il peut s’agir par exemple de salariés en reconversion. C’est à la fois un moyen de mélanger les publics et de diversifier les sources de financement.

AEF : Le deuxième et dernier appel à projets que vous avez lancé date de septembre 2016. Quand pourrait être lancé le prochain et sous quelle forme ?

Samia Ghozlane : Nous attendons de voir ce que va donner la future réforme de la formation professionnelle. Ensuite il faudra sans doute revoir le cahier des charges pour être peut-être plus sélectif, se concentrer sur certains métiers et certaines régions.

Nous n’aurons pas forcément de fonds supplémentaires mais le financement peut se faire via d’autres acteurs comme les entreprises ou les collectivités territoriales. Nous avons par exemple monté des partenariats avec les régions Hauts-de-France et Occitanie (lire sur AEF info), la métropole de Saint-Étienne et la ville de Paris ("Pariscode"). Dans les Hauts-de-France, nous avons participé à l’élaboration du cahier des charges de l’appel à projets "école régionale du numérique" (lire sur AEF info).

AEF : Vous souhaitez aussi renforcer vos relations avec les petites entreprises et les apprenants…

Samia Ghozlane : Effectivement. Nous souhaitons travailler davantage avec les TPE-PME, notamment dans le commerce, pour les aider à réussir leur transition numérique. Ces entreprises n’ont pas forcément besoin de recruter des Bac+5 mais elles cherchent plutôt des profils polyvalents. Nous n’avons pas de contact pour l’instant avec la CPME ni l’U2P.

En revanche, nous faisons partie de deux groupes de travail de la coalition française en faveur des compétences numériques lancée par le Medef fin septembre (lire sur AEF info). Nous voulons aussi aider les formations labellisées à s’ancrer dans les dispositifs de droit commun en trouvant des financements pérennes.

7 mois

C’est la durée moyenne des formations labellisées "grande école du numérique". Elles peuvent durer entre trois mois et trois ans.

Le renforcement de nos liens avec les bénéficiaires des formations constitue un autre axe stratégique pour 2018. Pour cela, nous allons lancer une plate-forme où ces derniers pourront accéder à des offres d’emploi déposées par les entreprises et à des offres de service. Nous voulons aussi créer un réseau des anciens.

D’ici la fin de l’année, nous aurons revu notre moteur de recherche qui permet de trouver des informations sur toutes les formations labellisées.

AEF : Le GIP est financé par des acteurs publics et privés (ministères en charge du Travail, du Numérique, de la Ville, CDC, Google, Capgemini, Société générale). Avez-vous d’autres propositions de financement ?

Samia Ghozlane : Nous sommes en train d’examiner la candidature de trois nouvelles entreprises. Le ticket d’entrée est fixé à 200 000 euros par an et il faut s’engager pour une durée d’au moins trois ans. Nous sommes ouverts à tout type de financeur.

AEF : Parmi les 419 formations labellisées depuis octobre 2015, combien n’ont pas encore été mises en place ?

Samia Ghozlane : Une trentaine de sessions retenues dans le cadre de la première vague n’ont toujours pas été lancées. Cela s’explique surtout par des difficultés rencontrées par les porteurs de projet pour réunir les financements nécessaires.

Nous avons aussi constaté qu’environ 10 % des sessions n’étaient pas pleines. D’où l’incertitude sur le nombre de personnes qui sera formé au final dans le cadre de ce deuxième appel à projets. Fin 2017, on estime qu’il y aura entre 8 500 et 10 500 personnes en formation ou ayant déjà été formées.

AEF : Certaines régions se sont beaucoup plus mobilisées que d’autres pour répondre à vos appels à projets… D’où viennent ces écarts ?

Samia Ghozlane : Au début, certaines collectivités ont pu penser que la formation des chômeurs peu qualifiés était leur prérogative et que ce n’était pas à l’État de s’en occuper. Depuis le lancement du 2e appel à projets, nos relations se sont améliorées et toutes les régions ont répondu présentes, même si elles l’ont fait à des niveaux différents.

(1) Le groupement d'intérêt public Grande école du numérique est dirigé par Samia Ghozlane et présidé par Stéphane Distinguin, président du pôle de compétitivité Cap Digital. Le GIP compte neuf salariés pour un budget de fonctionnement d'1,4 million d'euros. Samia Ghozlane, qui a été nommée directrice début 2017, était depuis 2013 directrice de Inseec Online Education.

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