Dépêche n°570869

5 min de lecture

Par Cécilia Pandolfi

Publiée le 08/11/2017 à 18h20

Pédagogie inversée : les universités de Grenoble et St-Étienne préparent une "licence numérique coopérative" en Staps

Avec l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne, l’Université Grenoble Alpes souhaite ouvrir à la rentrée 2018 "une licence en Staps pour les publics empêchés (sportifs de haut niveau notamment)". Cette formation asynchrone combinerait des cours sous format numérique et la venue des étudiants sur un campus "pendant les périodes creuses", explique à AEF Henri Benoit, ancien directeur de l’UFR Staps de l’UGA. Cette formation s’appuie aussi sur une mutualisation entre établissements. L’Université Grenoble Alpes utilise le principe de la pédagogie inversée depuis 2009 en Paces et 2014 en L1 Staps. Outre "la satisfaction de pouvoir accueillir tous les étudiants " (1 200 inscrits en L1 Staps à l’UGA pour cette rentrée 2017), Henri Benoit cite un intérêt pédagogique, en particulier pour cibler les difficultés des étudiants et leur proposer des cours complémentaires.

Cette dépêche est réservée à nos abonnés

Que diriez-vous de découvrir nos services d’information en temps réel ainsi que les dossiers thématiques et les newsletters de nos rédactions ?
Nous vous invitons à formuler une demande de test pour accéder à AEF info.

Cette offre d’essai est gratuite et sans engagement
À lire aussi
Lire la suite

Le colloque "Questions de pédagogies dans l’enseignement supérieur" s’applique le principe de la classe inversée

QPES), organisé cette année du 11 au 16 juin 2017 à Grenoble, le texte de chaque contribution était disponible à l’avance pour les participants. C’est le principe de la classe inversée appliqué à un colloque, "une méthode exigeante en amont, mais qui donne une valeur ajoutée incroyable", décrivent les organisateurs. Cette 9e édition, organisée sur le thème de "l’altérité" (lire sur AEF), devait accueillir "de 320 à 380 personnes : des praticiens, conseillers pédagogiques et chercheurs en éducation". Pendant 2 jours de pré-colloque une centaine d’entre eux a travaillé sur l’usage des portfolios et l’apprentissage en grand groupe. "Tout n’est pas à jeter dans le grand auditoire, on peut organiser des débats scientifiques dans un amphi", souligne Yvan Pigeonnat, enseignant-chercheur à Grenoble INP.

Lire la suite

Pédagogie numérique : les étudiants n’y seraient pas mieux préparés que les enseignants (échos d’une table ronde)

Les enseignants "pensent qu’il n’y aura pas de freins chez les étudiants", constate Ariane Dumont, responsable de la qualité des enseignements à l’HEIG-VD

"Les étudiants qui arrivent du lycée ne sont pas prêts à être formés comme ça", estime également Didier Chamagne, vice-président en charge du numérique à l’université de Franche-Comté. L’UFC travaille avec le rectorat pour imaginer ce que pourrait être une "plateforme régionale" qui assurerait un continuum entre le lycée et l’université. Elle serait notamment dotée d’outils collaboratifs qui familiariseraient les lycéens aux nouvelles technologies, dans une approche mobilisant leurs capacités cognitives.

Lire la suite
À découvrir