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La hausse des moyens pour le primaire "pourrait être gagée sur une réduction du coût du lycée" (Cour des comptes)

L’éducation est l’une des "politiques publiques à rendre plus efficientes" identifiées par la Cour des comptes dans son rapport sur "la situation et les perspectives des finances publiques", rendu public jeudi 29 juin 2017. Elle préconise de réduire le coût du lycée et de renforcer les moyens alloués au socle commun. "L’augmentation des moyens alloués au secteur primaire pourrait être gagée sur une réduction du coût du lycée", juge Didier Migaud, président de la Cour, lors de la présentation du rapport qui se fonde sur un rapport de 2015 sur le coût du lycée (lire sur AEF). Une partie de la croissance des dépenses pour l’enseignement scolaire et l’enseignement supérieur s’explique "par des réformes structurelles telles que le rétablissement de la formation initiale des enseignants" mais n’a pas "d’effets notables sur la place de la France dans les comparaisons internationales".

La Cour des comptes estime qu’en 2013, un lycéen français coûtait 37 % plus cher que la moyenne de l’OCDE, "pour des résultats en termes de réussite dans les études post-bac ou d’insertion sur le marché du travail pour les bacheliers professionnels qui ne sont pas meilleurs". Ce coût élevé était déjà pointé dans un rapport sur le coût du lycée publié en 2015 (lire sur AEF info), dont les chiffres ont depuis été actualisés.

Pour le premier degré, la France dépense 15 % de moins que la moyenne des pays de l’OCDE, note le rapport. La Cour estime qu’un alignement de coût du lycéen français sur celui de l’OCDE "serait un puissant levier d’efficience" qui permettrait de "réallouer des ressources" à l’enseignement primaire ou au socle commun.

Le diagnostic de la Cour des comptes sur le système éducatif

  • Le cadre institutionnel et le pilotage du service public éducatif, partagé entre l’État et les collectivités territoriales, ne favorisent pas l’amélioration de la gestion.
  • Les mécanismes d’allocation favorisent encore trop souvent les petites structures.
  • Les mutualisations techniques entre établissement, lancées timidement par les régions, sont insuffisantes.
  • Les outils de concertation existant entre l’État et les régions sont trop complexes pour arbitrer les évolutions de la carte des lycées.
  • Le dispositif contractuel associant l’État, les régions et les établissements, pour leur gestion courante, sont trop peu utilisés.
  • L’autonomie des établissements devrait être significativement renforcée, tout comme les pouvoirs des chefs d’établissement.

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Laure Delacloche, journaliste