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L'Ademe appelle les salariés à être "écolos même au bureau"

L’Ademe appelle, jeudi 15 juin 2017, les salariés à se mettre aux écogestes à leur bureau. L’agence édite à cet effet une nouvelle édition de son livret "écoresponsable au bureau" ainsi qu’un "guide pratique pour agir" intitulé "Les écogestes informatiques au quotidien". On y apprend qu’un téléphone fixe de bureau consomme autant qu’un ordinateur portable et que les "économiseurs" d’écran animés, en empêchant la mise en veille, ne permettent pas d’économiser l’électricité.

Mettre son ordinateur en veille lors d’une brève absence et l’éteindre au-delà d’une heure d’inactivité ; supprimer les économiseurs d’écran animés car ils empêchent la mise en veille de l’ordinateur et peuvent "consommer autant, sinon plus, que le mode actif" ; limiter le nombre de programmes ou d’onglets ouverts et inutilisés ; limiter l’envoi de mails et de pièces jointes ; éviter les impressions, etc. Ce sont quelques-uns des gestes que recommande l’Ademe pour les salariés travaillant dans un bureau dans son livret "écoresponsables au bureau". Ils sont 13 millions environ, soit 46 % de la population active.

"Si on multiplie les petits gestes, cela aura un impact", veut croire Florence Clément, chargée de l’information du grand public et jeunes de l’agence. "Le sujet est fédérateur : s’occuper d’environnement au bureau, c’est recréer de la convivialité", assure-t-elle.

"le nerf de la guerre" : allonger la durée de vie des ordinateurs

Le plus efficace pour limiter les gaspillages : allonger la durée de vie des équipements de bureau. En effet, "passer de 2 à 4 ans d’usage pour un ordinateur améliore de 50 % son bilan environnemental", alors que la fabrication d’un ordinateur nécessite 240 kg de combustibles fossiles, 22 kg de produits chimiques et 1,5 tonne d’eau. "C’est le nerf de la guerre", juge Bela Loto Hiffler, auteure du guide "Les écogestes informatiques au quotidien", publié par l’Ademe. Elle insiste sur l’importance de "nettoyer son ordinateur tous les ans".

Autre geste auquel les salariés ne pensent pas : éteindre son téléphone fixe. "Il a la même consommation qu’un ordinateur portable mais il marche souvent pour rien. En l’éteignant la nuit et le week-end, on gagnerait 70 % d’économie d’énergie", chiffre Alain Langlade, ingénieur expert à l’Ademe, spécialiste des TIC et de leur efficacité énergétique.

le numérique n’empêche pas l’impression

L’agence environnementale insiste également sur l’importance du papier : "On a pensé que le numérique allait régler le problème de la consommation de papier. Pas du tout ! La consommation est restée identique. Un quart des documents imprimés sont jetés dans les cinq minutes qui suivent. On continue aussi à imprimer des documents qu’on ne va jamais chercher. C’est difficile de changer ces comportements", rapporte Florence Clément.

Concernant internet et les e-mails, l’Ademe insiste à nouveau sur l’importance du comportement des usagers, puisque 47 % des émissions de gaz à effet de serre générées par le numérique proviennent des équipements des consommateurs (25 % des data centers, 28 % des infrastructures). Mettant en avant que l’envoi d’un mail émet 20 g de CO2 et consomme en énergie l’équivalent d’une ampoule de 25 W fonctionnant une heure, l’agence recommande de classer les e-mails dès son arrivée au bureau, d’éliminer les spams, de ne pas multiplier les destinataires, d’éviter l’usage systématique de la fonction "répondre à tous", de privilégier les pièces jointes légères (fichiers compressés, PDF basse définition…) et de supprimer celles-ci des messages de réponse, ou encore de créer une image basse définition de sa signature.

Si Alain Anglade évoque des "réactions de refus" lorsque l’Ademe propose aux entreprises de les accompagner sur ce sujet, liées au fait que "les gens ne veulent pas changer leurs habitudes", Florence Clément assure de son côté observer "un intérêt pour le sujet depuis quelques mois". "Nous sommes plus souvent sollicités", explique-t-elle.

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Claire Avignon, journaliste