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Home| Social / RH| Formation professionnelle| Dépêche n°563689

"Nous ne serons pas fixés sur l’évolution statutaire de la CNCP avant la rentrée" (George Asseraf, CNCP)

En dépit d’un accroissement de son activité, 700 dossiers traités en 2017 contre 427 en 2013 et de la gestion de l’Inventaire, sans personnalité morale, la CNCP (commission nationale de la certification professionnelle) reste au milieu du gué et ne peut être appréhendée comme une structure d’audit totalement indépendante. Son président George Asseraf espérait de sa rencontre, lundi 19 juin 2017, avec le cabinet de Muriel Pénicaud des pistes d’évolution statutaire, mais le dossier est ajourné à la rentrée prochaine.

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AEF : Vous deviez rencontrer aujourd’hui le cabinet de la ministre du Travail. Quel était l’enjeu pour vous ?

George Asseraf : Le cabinet a précisé que les urgences étaient les ordonnances qui vont être adoptées cet été, notamment sur l’apprentissage. L’entourage de la ministre a trouvé très intéressant le rapport d’évaluation des politiques publiques, nous devons nous revoir à la rentrée et je pense que cette fois nous saurons où nous irons.

AEF : Vous alertiez dans votre rapport d’activité pour 2016 sur le manque de moyens au regard de l’évolution des missions de la CNCP. La situation a-t-elle évolué ?

George Asseraf : Notre volume d’activité continue à croître et nous avons besoin de moyens supplémentaires. Quand nous avons au sein de la commission du turn-over ou une personne malade, c’est très compliqué d’assurer la fluidité de notre activité, nous sommes en flux tendu permanent. Dans le même temps, les pouvoirs publics reconnaissent la qualité de notre action comme en atteste le rapport d’évaluation des politiques publiques.

AEF : Vos effectifs n’ont pas augmenté avec l’accroissement de votre activité ?

George Asseraf : Entre 2013 et 2017 le nombre de dossiers que nous traitons est passé de 427 à 700, par ailleurs depuis 2015 nous avons eu à gérer la création de l’Inventaire puis sa montée en charge. Pour y faire face dans de bonnes conditions, il aurait fallu que nos effectifs augmentent de plus de 50 %. Nous sommes passés de 12 à 17 emplois en équivalent temps plein depuis la fin de l’année 2014, mais compte tenu des délais de recrutement et du turn-over dans notre équipe, notre effectif est toujours en deçà de nos besoins.

Ce décalage est renforcé car il faut de surcroît de 6 mois à 1 an pour former un professionnel. Notre activité demande des profils très particuliers et cela nécessite un investissement important pour former quelqu’un à notre degré d’expertise.

AEF : Quel est le profil des professionnels que vous recrutez ?

George Asseraf : Nous recrutons des professionnels du secteur de la formation que nous faisons évoluer vers une expertise en certification. Ils ne doivent plus raisonner en termes de durée, de parcours de formation, mais s’intéresser aux résultats des apprentissages sous l’angle de compétences, ce qui suppose d’apprendre à changer de regard, mais aussi de maîtriser de nouvelles techniques de travail.

AEF : Dans votre dernier rapport d’activité, vous insistiez sur le fait qu’un changement statutaire était indispensable pour la CNCP. Qu’en est-il aujourd’hui ?

George Asseraf : La CNCP est une commission créée par la loi sans personnalité morale, ce qui pose de nombreuses difficultés. C’est le cas par exemple dans la recherche de ressources extérieures, comme le souligne l’évaluation des politiques publiques relative aux politiques de certification professionnelle. Par exemple si nous le souhaitions, nous n’avons pas la possibilité de facturer forfaitairement le dépôt et l’instruction des demandes d’enregistrement au RNCP, ni de recensement à l’inventaire, de même quand nous organisons des sessions.

AEF : Est-ce un problème pour obtenir des fonds publics ?

George Asseraf : Oui, cela crée également beaucoup de complications pour capter des financements européens et les mobiliser dans des actions de communication voire de traduction. Personne ne souhaite s’engager avec un partenaire qui ne peut pas encaisser directement les sommes allouées et, même si c’est le cas, nous ne sommes pas en mesure de piloter officiellement un projet. C’est pourquoi nous avons dû renoncer aux fonds européens, quitte à rembourser les sommes que nous avons pu percevoir.

AEF : Est-ce un frein pour d’autres activités ?

George Asseraf : Oui, sans budget propre, il est aussi impossible d’embaucher, cette situation nous impose une sorte de plafond de verre sur tous les plans. Nous n’avons pas d’autonomie, si c’était le cas nous serions également totalement perçus comme une instance dédiée à l’audit de la qualité au niveau international, ce qui n’est pas le cas. Notre expertise est aussi reconnue par de nombreux États au même titre que notre plus-value, cependant nous ne rentrons pas dans les critères des agences d’évaluation qui sont nécessairement indépendantes.

AEF : Le rapport sur l’évaluation de la politique de certification soulignait la qualité du travail fourni par la CNCP. Pensez-vous que cela aura une influence positive ?

George Asseraf : Difficile à dire, certaines des préconisations pourraient être mises en œuvre rapidement comme justement l’évolution du statut ou l’augmentation des effectifs. Plus globalement ce rapport d’évaluation des politiques publiques estime que nous devrions avoir plus de missions de régulation. Toute la question est ce que l’on entend par régulation ?

AEF : Espérez-vous que la prochaine réforme de la formation professionnelle soit l’occasion de préciser votre statut ?

George Asseraf : Nous n’avons aucune précision sur la place que nous pourrions tenir à l’avenir. Visiblement, l’objectif serait de mettre davantage la formation professionnelle au service des jeunes et des demandeurs d’emploi, de rendre les bénéficiaires plus acteur de leur orientation et de leur formation tout au long de la vie. Il y a des interrogations également sur l’évolution de la gouvernance du système, c’est sans doute la volonté de réduire les circuits. Si le gouvernement veut s’appuyer sur la CNCP, nous savons ce que nous pourrions apporter.

AEF : Pouvez-vous le préciser ?

George Asseraf : Le rapport sur les politiques de certification professionnelle a permis de documenter un champ des politiques publiques qui ne l’était pas jusque-là. La formation professionnelle est un sujet qui peut sembler simple, mais qui est très complexe en réalité, car particulièrement technique, avec de nombreux acteurs tous différents.

Par ailleurs, les problématiques posées impliquent la prise en compte des questions liées à la certification, l’insertion, la qualification. Ces différents paramètres n’évoluent pas spontanément de manière convergente, avec pour chacun des enjeux autour de la capacité de financement et du mode de régulation financier. C’est un ensemble très complexe dans lequel nous ne sommes qu’une des composantes.

AEF : Comment vous positionnez-vous dans cet environnement ?

George Asseraf : La certification professionnelle est un chaînon intermédiaire entre la formation et l’emploi, c’est un paramètre qui permet de mieux positionner les contenus des certifications. Nous examinons deux éléments principaux. D’une part, l’insertion professionnelle des trois dernières promotions titulaires de la certification professionnelle, ce qui établit un lien entre le parcours certifiant et l’accès à l’emploi. D’autre part, nous étudions l’ingénierie de la certification construite selon une logique d’activités et de compétences afin de pouvoir mettre en œuvre en tant que de besoin une démarche de VAE. En d’autres termes, nous évaluons la qualité de la certification a posteriori.

AEF : Votre nouveau site devait être lancé à la mi-2017, son lancement est-il imminent ?

George Asseraf : Le chantier est toujours en cours, l’objectif que nous nous sommes fixés avec la DGEFP est de rendre notre système d’information et notre base de données compatibles avec celles d’autres acteurs comme Pôle emploi, la Caisse des Dépôts qui gère le CPF… Nous ne construisons pas un système unique, mais l’objectif est de faciliter l’accès à l’information pour le grand public.

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