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Mise à la retraite confirmée pour le policier qui avait consulté le fichier Stic pour alerter sur ses dysfonctionnements

Le Conseil d’État confirme le 31 mars 2017 la sanction de mise à la retraite prononcée contre le commandant de police Philippe Pichon pour avoir consulté le fichier de police Stic pour des raisons étrangères au service et avoir communiqué des fiches à un journaliste. Ces agissements constituent un manquement au devoir de réserve et de discrétion professionnelle. L’ex-policier invoquait le droit à la liberté d’expression protégé par la CEDH. Les hauts magistrats rejettent cette analyse. Ils considèrent que sa volonté de dénoncer publiquement les dysfonctionnements du fichier ne pouvait expliquer les consultations effectuées "par curiosité" ainsi que son choix de communiquer une partie des informations nominatives confidentielles recueillies à des tiers non habilités. Le policier avait été condamné en 2013 à une amende avec sursis pour violation de secret professionnel (lire sur AEF info).

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Stic : deux universitaires appellent à soutenir Philippe Pichon à la veille d'une décision du tribunal administratif le concernant

« Il faut soutenir le policier Philippe Pichon, courageux lanceur d'alerte », écrivent les universitaires Frédéric Ocqueteau et Virginie Gautron dans un texte transmis à AEF Sécurité globale et initialement publié sur un blog du « Monde », jeudi 24 novembre 2011. Le tribunal administratif de Melun doit se prononcer demain sur quatre requêtes introduites par l'avocat de Philippe Pichon à l'encontre du ministère de l'Intérieur. Le policier conteste une « mutation-sanction » dont il estime avoir fait l'objet en 2008 ; la suspension de ses fonctions décidée la même année ; sa mise à la retraite d'office, prononcée en juin 2009 mais suspendue par le tribunal administratif ; et la nouvelle suspension de ses fonctions à titre conservatoire décidée par le ministère de l'Intérieur en juin 2009. Fin juin 2011, le commissaire du gouvernement s'est prononcé pour un rejet au fond des quatre requêtes par le tribunal administratif. Par ailleurs, Philippe Pichon doit comparaître en correctionnelle le 22 mai 2012 pour violation du secret professionnel (AEF Sécurité globale n°236311 et n°245351).

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