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Home| Social / RH| Ressources humaines| Dépêche n°556715

Le droit à la déconnexion vise "un objectif de meilleure conciliation des temps de vie" (Émilie Gasquet, groupe JLO)

Depuis juin 2015, le groupe JLO, cabinet de conseil spécialisé sur la qualité de vie au travail, a mis en place le droit à la déconnexion, anticipant d’un an son application par rapport aux obligations prévues dans la loi travail. Ainsi, "en semaine à partir de 20 h 00, et pendant tout le week-end, aucun mail ne peut être envoyé ou reçu. Ce droit à la déconnexion s’applique à l’ensemble des 115 salariés du cabinet, et les clients qui adressent un courriel après 20 h 00 reçoivent un message automatique expliquant que celui-ci ne sera reçu que le lendemain matin. Seules les hotlines risques psychosociaux sont exemptées des coupures", explique à l’AEF Émilie Gasquet, la secrétaire générale du groupe. Dix-huit mois après sa mise en place, les craintes initiales ont été levées, il s’agit désormais "d’un véritable avantage et un levier de qualité de vie au travail", ajoute-t-elle.

Alors que la loi travail a rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2017 une négociation sur le droit à la déconnexion (lire sur AEF info), le groupe JLO, notamment spécialisé sur le conseil aux entreprises en matière de qualité de vie au travail, avait déjà mis en place cette initiative, dès juin 2015. "Nous menons en interne des actions dédiées au développement de la qualité de vie au travail pour innover, les tester, et ensuite appliquer des pratiques éprouvées auprès de nos clients. Expérimenter le droit à la déconnexion en fait partie", justifie Jean-Luc Odeyer, président du groupe, dans un communiqué.

Quelques craintes initiales

Concrètement, "en semaine, à partir de 20 h 00, et pendant tout le week-end, aucun mail ne peut être envoyé ou reçu, les serveurs sont bloqués. Ce droit à la déconnexion s’applique à l’ensemble des 115 salariés du cabinet, y compris le comité de direction. Les clients qui adressent un courriel après 20 h 00 reçoivent un message automatique expliquant que celui ne sera reçu que le lendemain matin. Seules les hotlines risques psychosociaux, assurées par JLO pour ses clients, sont exemptées des coupures", explique à l’AEF Émilie Gasquet, sa secrétaire générale. Cette mesure a été prise dans un objectif de meilleure conciliation des temps de vie et en lien avec les instances représentatives du personnel, précise-t-elle.

À l’époque, "nous avions deux craintes : les équipes se demandaient comment elles allaient s’organiser, alors qu’elles sont constituées de consultants qui se déplacent toute la journée et regardent leurs messages le soir. Nous leur avons expliqué qu’il fallait s’organiser différemment", se souvient-elle. Autre question : "que faire face à des clients qui exigent des réponses rapides ? Nous avons informé nos clients et avons une phrase inscrite en bas de nos mails pour préciser nos méthodes de travail". Une interrogation porte également sur les cadres au forfait jours, "nous ne souhaitons pas que nos équipes travaillent 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Nous dépendons de la convention Syntec qui exige d’imaginer un système de déconnexion (lire sur AEF info). Et puis, la messagerie est bloquée, mais cela n’empêche pas de rédiger des mails et de les envoyer plus tard, ils gardent leur autonomie au travail", assure-t-elle.

Retour d’expérience "positif"

"Notre retour d’expérience est positif. La nouvelle norme est un progrès, un outil supplémentaire dans la palette des moyens d’une stratégie globale qualité de vie au travail, car elle vient conforter les équilibres vie privée-vie professionnelle", se réjouit Jean-Luc Odeyer, qui souligne que "la démarche s’est transformée en valeur pédagogique auprès de nos clients".

La démarche a nécessité "certains ajustements", mais "nous observons aujourd’hui une déconnexion totale du travail", souligne Émilie Gasquet. "L’expérience a permis de remettre à leur juste place les notions d’urgences et d’importances, se répercutant également dans la gestion des demandes en journée", conclut Clarisse Pugnot, psychologue du travail et salariée du groupe, dans le communiqué envoyé par JLO. Le cabinet a également testé le télétravail en 2016, il est désormais étendu aux 20 agences du groupe. Conditions : avoir un an d’ancienneté et effectuer une journée fixe de télétravail par semaine.

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Sixtine de Villeblanche, journaliste