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L’Afic veut "promouvoir le corporate venture comme nouvelle source de financement du capital-innovation"

L’Afic (Association française des investisseurs pour la croissance) souhaite "promouvoir le corporate venture comme nouvelle source de financement du capital-innovation". C’est ce qu’elle propose dans un document intitulé "16 propositions pour faire du capital-investissement français le numéro un européen", publié mardi 24 janvier 2017 (1). Pour ce faire, l’Afic entend "mettre en place un observatoire du corporate venture permettant de mesurer régulièrement le niveau des levées de fonds" et "assurer la promotion du dispositif auprès des grandes entreprises en France pour les sensibiliser à l’effort consenti sur le plan fiscal pour permettre un accroissement de l’investissement en direction des start-up".

"L’innovation et les infrastructures sont de forts relais de croissance et contribuent à créer notre économie de demain. Bien que la French Tech soit devenue un vrai label donnant une visibilité internationale aux start-up françaises, un trop grand nombre part encore trouver des financements auprès d’investisseurs étrangers par manque d’un écosystème suffisamment profond en France", déclare Olivier Millet, président de l’Afic en préambule du document intitulé "16 propositions pour faire du capital-investissement français le numéro un européen", publié mardi 24 janvier 2017.

METTRE EN PLACE UN OBSERVATOIRE DU CORPORATE VENTURE

L’Afic salue l’entrée en vigueur du dispositif fiscal favorisant le capital-investissement d’entreprise (ou corporate venture), depuis le 3 septembre 2016 (lire sur AEF info). Pour rappel, ce dispositif permet aux grandes entreprises d’amortir sur une durée de 5 ans les investissements réalisés dans des PME innovantes, ce qui accroît mécaniquement la rentabilité du capital-innovation. Il permet d’investir dans la limite de 1 % de leur actif, jusqu’à 20 % du capital de jeunes entreprises innovantes. Régi par la réglementation européenne sur les aides d’État au titre du financement des risques, le dispositif a obtenu l’accord de la Commission européenne pour une période de 10 ans à compter de son entrée en vigueur.

Pour développer le corporate venture, l’Afic plaide tout d’abord pour "assurer la promotion du dispositif auprès des grandes entreprises en France pour les sensibiliser à l’effort consenti sur le plan fiscal pour permettre un accroissement de l’investissement en direction des start-up". En outre, l’association souhaite la mise en place d’un observatoire du corporate venture "permettant de mesurer régulièrement le niveau des levées de fonds associées à un tel financement". "Les levées de fonds réalisées par le capital-investissement français auprès des entreprises sont d’environ 300 M€ par an. Il conviendrait d’atteindre rapidement le double de ce chiffre, ce qui paraît à la portée des grandes entreprises au regard de leur niveau d’épargne et de leur capacité de financement, et qui correspond à l’objectif plus global de doublement de la taille du marché français du capital-investissement", estime l’Afic.

(1) Le capital-investissement se décline sous plusieurs formes :

  • le capital innovation pour financer le démarrage de nouvelles entreprises ;
  • le capital-développement pour financer le développement de l'entreprise ;
  • le capital-transmission ou LBO destiné à accompagner la transmission ou la cession de l'entreprise ;
  • le capital-retournement pour aider au redressement d'une entreprise en difficulté.
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Julien Jankowiak, journaliste