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Primaire de la gauche : les propositions de Benoît Hamon en matière de sécurité

"Il me semble aujourd’hui plus intéressant et plus approprié, face aux menaces auxquelles nous sommes confrontées, d’associer les questions de sécurité intérieure et de défense", explique Benoît Hamon lors d’une conférence de presse, vendredi 6 janvier 2017. Le candidat à la primaire de la gauche propose que "soit adoptée une loi d’orientation et de programmation pour la sécurité et la défense", "dès la loi de finances pour 2018". Cette loi, explique le député des Yvelines, "marquera l’unité des enjeux de sécurité, à l’intérieur comme à l’extérieur". Il souhaite aussi "garantir" qu’au terme du quinquennat, "3 % du PIB soit consacré aux enjeux de sécurité et de défense". Benoît Hamon détaille également, au cours de sa conférence de presse, les mesures de son programme consacrées à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme.

"Il est aujourd’hui difficile de se prévaloir de solutions garantissant que, demain, nous serons protégés plus efficacement contre la menace terroriste", explique Benoît Hamon, vendredi 6 janvier 2017. Le candidat à la primaire de la gauche refuse, dit-il, la "surenchère" de propositions sur cette question. Il estime seulement nécessaire d'"améliorer les dispositifs existants". Il compte notamment "renforcer le coordonnateur national au renseignement" en le "rattachant directement au Premier ministre" pour en faire "un véritable directeur national du renseignement". Benoît Hamon souhaite aussi donner davantage de poids au conseil national du renseignement.

RENFORCER LE RENSEIGNEMENT TERRITORIAL

Le candidat à la primaire de la gauche remarque aussi qu’il "existe une direction pour le renseignement de la gendarmerie, une pour la police, une pour la Préfecture de police de Paris". "Tout ça participe à une atomisation de nos services et on peut imaginer une direction unique qui permettrait d’améliorer la coordination et la coopération entre les différents services", explique-t-il. Benoît Hamon entend aussi "renforcer le renseignement territorial", qui permet de détecter les "phénomènes de radicalisation, la constitution de cellules terroristes".

Il propose aussi la création d’une "agence du renseignement européenne" qui constituera "un moyen de lutter plus efficacement contre la circulation des individus" désirant "se livrer à des attentats" ou "à des violences". Cette agence s’appuierait "sur une meilleure coopération entre nos services". Il souhaite en outre "que le dispositif Sentinelle, qui mobilise près de 10 000 soldats, soit progressivement remplacé par une montée en puissance de la réserve opérationnelle des forces armées et celle de la gendarmerie". L’objectif est de recentrer les militaires sur leur cœur de métier.

RÉTABLISSEMENT DE LA POLICE DE PROXIMITÉ

Par ailleurs, le député socialiste des Yvelines promet de "poursuivre les recrutements dans la police avec la création de 1 000 postes par an et le remplacement de "tous les départs à la retraite". Il entend "redéployer les effectifs" sur "les territoires les plus exposés aux violences et à la délinquance" et propose également que les agents exerçant dans les ZSP (zones de sécurité prioritaires) soient davantage rémunérés, à l’instar des enseignants dans les ZEP. Benoît Hamon souhaite rétablir une "véritable police de proximité", qui remplisse "une fonction sociale, de détection des problèmes". L’ancien ministre de l’Éducation nationale estime nécessaire de privilégier "les patrouilles pédestres" afin que les policiers puissent nouer "des contacts avec la population".

Benoît Hamon veut également "rétablir la confiance entre la police et la population" en luttant notamment contre les "contrôles au faciès". Il propose d’expérimenter, "dans cinq départements, la remise d’un récépissé lors des contrôles d’identité afin de mettre fin aux contrôles au faciès qui nourrissent la rancœur et la méfiance mutuelle entre la police et la population", écrit-il dans son programme. Le candidat explique vouloir convaincre les syndicats de police de l’utilité d’un tel dispositif. Il souhaite également lancer "un grand plan national de formation des agents de police et de gendarmerie pour lutter contre les préjugés et les discriminations et développer les liens de confiance avec les Français".

LÉGALISATION DU CANNABIS

Benoît Hamon souhaite par ailleurs plus d’expertise sur les nouvelles formes de délinquance". Il propose la création d’un "institut de recherche sur la sécurité à partir de l’Inhesj pour que les services de sécurité coopèrent plus étroitement avec le monde de la recherche, les universitaires, les médecins". "C’est une manière aussi d’anticiper les évolutions de la délinquance et d’essayer de comprendre ces phénomènes."

"Je légaliserai le cannabis et j’encadrerai sa distribution", comme ce qui a été fait au Colorado, indique également Benoît Hamon. Cette mesure permettrait, dit-il, de "libérer une partie de nos forces de police" mobilisée sur cette question et qui n’obtiennent "aucun résultat". "Les trafics demeurent, l’argent lié à ces trafics croît, la consommation de cannabis augmente, les meurtres et violences liés à ce marché ne baissent pas", ajoute-t-il. "C’est un constat d’échec total." Benoît Hamon préfère "consacrer davantage d’argent à la lutte contre les drogues dures – héroïne, cocaïne — mais aussi à la prévention des addictions liés à la consommation de cannabis".

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Thibaut Chevillard, journaliste