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Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°552803

Recrutement des cadres dirigeants de l’État : le gouvernement souhaite rendre plus opérationnel et sélectif son vivier

Rendre le vivier de cadres dirigeants de l’État plus professionnel et plus sélectif. Tel est l’objectif poursuivi par Florence Méaux, nommée déléguée pour la rénovation de l’encadrement dirigeant de l’État en juillet 2014 à la suite d’Isabelle Roux-Trescases. Créée en 2012 dans la lignée d’une circulaire de 2010, cette mission vise à "professionnaliser la nomination et l’accompagnement des cadres dirigeants pour contribuer à la performance des services publics". Après deux ans d’initiatives menées "au pas de charge", avec notamment la révision des modalités d’entrée, la mise en place d’une évaluation, et l’organisation de programmes de formation pour les membres du vivier et les cadres ayant bénéficié d’une nomination, la déléguée aux cadres dirigeants souhaite désormais "consolider" le vivier. Celui-ci, qui regroupe 500 personnes, compte 35 % de femmes.

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"Il n’est pas souhaitable que le vivier compte 650 membres pour seulement 200 postes de niveau correspondant, au risque de susciter d’importantes frustrations et laisser sous-entendre que le dispositif compte un certain nombre de fonctionnaires ne possédant pas le profil adéquat."

Lors de son audition au printemps dernier par la MEC (mission d’évaluation et de contrôle) de la commission des Finances de l’Assemblée nationale dans le cadre de son travail sur la formation continue et la gestion des carrières dans la haute fonction publique (lire sur AEF), Florence Méaux, déléguée pour la rénovation de l’encadrement dirigeant de l’État, a résumé ainsi le constat qui a présidé à son action depuis deux ans, à savoir professionnaliser et rendre plus sélectif le vivier des futurs cadres dirigeants de l’État. Sans pour autant remettre en cause l’innovation majeure dans la gestion de la haute fonction publique qu’a représenté la création de ce vivier en 2012.

augmenter la sélectivité à l’entrée par une procédure d'"assessment"

La mission parlementaire propose d’ailleurs dans son rapport de "consolider les moyens de la mission cadres dirigeants de l’État, notamment sur le plan de ses effectifs" et de poursuivre la politique mise en place par Florence Méaux pour "donner un caractère plus opérationnel et plus sélectif" au vivier. De fait, à son arrivée, la déléguée a constaté "que ce vivier avait été constitué de manière un peu globale, que certaines personnes qui en faisaient partie ne le savaient pas" alors que d’autres, qui y figuraient, ne "souhaitaient pas en faire partie". Comme Florence Méaux l’a confié à la MEC, les ministères adressaient au SGG (secrétariat général du gouvernement), auquel est rattachée la mission cadres dirigeants, des CV "qui étaient ensuite compilés dans un système d’information".

"De l’analyse développée au cours de ses auditions par Florence Meaux, il ressort en effet qu’à sa création, le vivier avait été constitué sans réelle méthode : certains fonctionnaires ignoraient en faire partie ou ne souhaitaient pas en être membres ; d’autres pouvaient ne paraître posséder toutes les qualités d’un futur cadre dirigeant de l’État", note ainsi le rapport de la MEC.

Pour atteindre ses objectifs, la déléguée aux cadres dirigeants de l’État a lancé plusieurs actions. Tout d’abord, afin de rendre plus sélectif le vivier, les modalités d’entrée ont été revues et une procédure systématique d'"assessment" a été mise en place en 2015 pour "objectiver" la démarche. Outre la revue annuelle des cadres, ces assessments, basés sur des référentiels de compétences managériales (1) et réalisés par un prestataire externe, Eurogroup, complétés par des entretiens menés par la mission cadres dirigeants, "permettent de mieux cerner le potentiel managérial et les motivations des cadres proposés par les ministères".

Lorsque l’avis du prestataire est défavorable, il donne lieu à discussion avec les secrétaires généraux des ministères pour mise en accord des points de vue internes et externes. "Moins de 10 % des cadres ont été refusés à l’issue de cette procédure en 2016, grâce à une sélection importante en amont. Pour tous ceux qui ont passé l’assesment, qu’ils entrent ou non dans le vivier, nous réalisons une restitution de l’assessment, qui reste confidentielle, et menons un entretien approfondi d’environ deux heures", indique à l’AEF Florence Méaux, qui précise par ailleurs que certaines personnes, considérées trop jeunes une année pour intégrer le vivier, peuvent y être acceptées plus tard.

Cette procédure a permis de faire tomber le nombre de cadres proposés au comité des secrétaires généraux des ministères pour entrer dans le vivier de 264 en 2014 à 100 en 2015 puis à 75 cette année. Le vivier, lui, a été réduit de plus de 600 cadres à 500 actuellement. "Objectivement, cette sélectivité nouvelle dans le recrutement du vivier des futurs cadres dirigeants présente deux vertus : d’une part, permettre de s’assurer de l’adéquation des profils avec la qualité de fonctionnaires hauts potentiels avec les compétences attendues de l’encadrement supérieur et dirigeant de l’État ; d’autre part, donner aux membres du vivier de réelles perspectives de carrière et leur garantir un accompagnement en rapport avec la réalité des postes offerts", salue ainsi la MEC dans son rapport, estimant que "l’assessment semble offrir un outil utile pour précisément répondre à l’objectif d’une qualification de l’appartenance au cercle des hauts potentiels".

les candidats à nomination passés par le filtre des comités d’audition

Cette démarche d’assessment a été complétée en 2016 par la mise en place de comités d’audition (lire sur AEF) visant à "rendre plus transparent" et à diversifier le recrutement des cadres dirigeants de l’État. "Nous insistons sur la diversification des profils et la diversité des expériences", souligne Florence Méaux. Ainsi, selon le décret du 24 mai 2016 (2), toute nomination de directeur d’administration centrale est-elle précédée d’un tel comité, organisé par le SGG et la MCD (mission cadres dirigeants), qui remet un avis aux ministres sur le profil des candidats.

Déjà 21 comités se sont tenus depuis juillet. "Les ministres pourraient passer outre cet avis mais ce n’est encore jamais arrivé. Ils optent toujours pour les candidats jugés aptes", constate Florence Méaux. Ce comité, ajouté à une circulaire du 3 mai 2013 du Premier ministre qui impose que 3 candidats soient proposés au Conseil des ministres pour toute nomination de directeur d’administration centrale dont un membre du vivier et une femme, "permet d’ouvrir et de professionnaliser le processus de recrutement", selon la MEC.

Conséquence : le taux de nominations issues du vivier progresse chaque année. Alors qu’en 2012, sur 100 nominations à la décision du gouvernement, 18 concernaient des cadres du vivier dont 24 % de femmes, en 2015, ceux-ci étaient 23 dont 31 % de femmes. À noter que 52 % des cadres nommés étaient déjà cadres dirigeants. L’objectif à terme de la MCD est de réduire la part des nominations hors vivier à 25 %.

Des programmes de formation avant et après nomination

Autre démarche recommandée par la MEC et entreprise par Florence Méaux, une meilleure préparation des cadres. Deux programmes d’accompagnement, intégrant du coaching, des échanges entre pairs et des formations, ont ainsi été mis en place, l’un à destination des membres du vivier, l’autre à destination des futurs cadres dirigeants.

Les premiers bénéficient notamment d’une formation dédiée de 7 jours répartie sur 8 mois "pour améliorer leurs performances managériales, organisée par l’ENA et le Cime (cycle interministériel de management de l’État) avec l’aide du cabinet de coaching Turning Point, sous la houlette de la MCD. La 5e promotion a été lancée en novembre. D’autres formations ponctuelles leur sont également proposées (prise de parole en public, média-training, stratégie de négociations difficiles…). Selon la MCD, "près de 200 cadres du vivier ont participé à au moins une action du programme d’accompagnement" en 2015.

Les seconds, une fois nommés en Conseil des ministres, sont systématiquement reçus par Florence Méaux et se voient proposer un accompagnement personnalisé. Selon la MCD, "la plupart d’entre eux s’inscrivent aux trois séances d’accompagnement à la prise de poste et en font un retour positif". Ces séances leur permettent de réaliser un bilan de leurs pratiques managériales et d’esquisser les grandes lignes de leur feuille de route. Par ailleurs, un séminaire des nouveaux directeurs d’administration centrale est organisé une fois par an "pour favoriser les échanges entre pairs et la réflexion managériale" et des "petits-déjeuners du SGG" ont été lancés en 2015. Près de deux tiers des directeurs d’administration centrale nouvellement nommés ont participé "à au moins une action d’accompagnement", rapporte la MCD.

Quant aux cadres du vivier qui ne bénéficient pas d’une nomination au bout de 4 ans à 5 ans, ils sont reçus, "débriefés", et invités à en sortir par leur administration. "Chaque année, nous demandons des sorties du vivier. L’année dernière, 92 personnes en sont sorties", a ainsi indiqué lors de son audition par la MEC Florence Méaux, admettant qu’il "n’est pas facile de dire à un collaborateur qu’il avait été identifié en tant que futur cadre dirigeant de l’État mais qu’il n’est plus aujourd’hui considéré comme tel". Il s’agit pour la MCD de "rendre ce dispositif utile car il coûte de l’argent et mobilise des énergies". Florence Méaux souhaite désormais consolider son action après avoir "été au pas de charge" ces deux dernières années.

Une attention particulière portée aux femmes


Les femmes, au cœur de toutes les attentions ? Elles représentent surtout indirectement un chiffre, 40 %, proportion minimale obligatoire de chaque sexe que doivent atteindre en 2017 (3) les primo-nominations aux emplois de direction et à la décision du gouvernement, sachant qu’en cas de non-respect, les employeurs publics doivent s’acquitter d’une contribution financière (30 000 euros par nomination manquante en 2013, avec une montée en charge jusqu’à 90 000 euros en 2018).

La mission cadres dirigeants œuvre donc pour augmenter la proportion de femmes au sein du vivier (35 % aujourd’hui) et, par ricochet, celle des femmes nommées à la décision du gouvernement. Celles-ci sont ainsi passées de 24 % en 2012 à 31 % en 2015 (après un léger recul en 2014 à 29 % contre 30 % en 2013).

Par ailleurs, un programme expérimental de formation et d’échanges dédié à une trentaine de femmes à haut potentiel ("Potenti’elles"), organisé par la MCD, a vu le jour cette année, afin de favoriser leur accession à des postes supérieurs, de les préparer à leur futur rôle de cadre dirigeant à horizon de 2 à 3 ans et de contribuer à la visibilité et la valorisation de leur profil. Ce programme "leur permettra d’augmenter en tant que de besoin leur confiance en elles-mêmes – un frein régulièrement identifié étant celui, parfois, d’une sous-estimation de leurs compétences au regard d’un poste donné – et d’améliorer leur visibilité. Toutefois, la MCD précise qu’elle "restera très vigilante à mettre en exergue le critère essentiel dans le processus de nomination qui est celui de l’objectivation des compétences".

(1) Ce référentiel de compétences comprend 10 compétences liées à l’intelligence des situations (développer une vision stratégique, faire preuve d’ouverture d’esprit, innover), l’action (piloter son organisation, s’adapter, conduire le changement) et la relation (écouter, communiquer, développer les compétences et déléguer, faire preuve de maîtrise émotionnelle).

(2) Un autre décret du 24 mai créé un comité d’audition pour la nomination des chefs de service des administrations de l’État.

(3) L’objectif de 2018 fixé par la loi "Sauvadet" du 12 mars 2012 a été avancé à 2017 par la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

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Fonction publique : une circulaire précise les modalités de nominations équilibrées hommes-femmes dans l'encadrement supérieur

Une circulaire du 20 août 2012 précise les modalités de mise en oeuvre du décret n° 2012-601 du 30 avril 2012 relatif aux modalités de nominations équilibrées dans l'encadrement supérieur de la fonction publique. La circulaire, signée par Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique, « vise à expliciter le fonctionnement de ce dispositif afin de permettre aux employeurs publics concernés de le mettre en œuvre, soit en respectant l'obligation de représentation équilibrée de personnes de chaque sexe, soit en s'acquittant de la contribution financière ». Le dispositif a pour objectif « une représentation plus équilibrée de chaque sexe au sein de l'encadrement supérieur et dirigeant des trois versants de la fonction publique, en fixant des objectifs chiffrés et progressifs de nominations, sur les emplois listés dans son annexe, assortis de sanctions financières devant permettre d'assurer leur respect ».

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