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"Je veux ouvrir l’Afae aux enseignants, inspecteurs, personnels du 1er degré et collectivités" (Catherine Moisan)

"L'Afae est un lieu d’échanges libres. En dehors de toute détermination syndicale, politique ou hiérarchique, qui pèse beaucoup actuellement dans le système éducatif", déclare à AEF la nouvelle présidente de l’Association française des acteurs de l’éducation (Afae), Catherine Moisan. Actuellement composée majoritairement de personnels de direction du 2nd degré, l’association veut s’ouvrir aux enseignants, aux inspecteurs, aux personnels du 1er degré et aux collectivités locales. Catherine Moisan souhaite renforcer la visibilité de l’association en multipliant les colloques locaux. Elle présente par ailleurs le programme du prochain colloque national de l’Afae, organisé du 10 au 12 mars 2017, à Nancy sur le thème : "ne laisser aucun élève au bord du chemin : utopie ou feuille de route ?".

AEF : Vous avez pris la présidence de lAfae en mai 2016. Quelle place occupe l’association dans le paysage éducatif ?

Catherine Moisan : L’Afae est un lieu d’échanges libres. En dehors de toute détermination syndicale, politique ou hiérarchique, qui pèse beaucoup actuellement dans le système éducatif. Nos 800 adhérents ou abonnés, qui sont en majorité des actifs, sont des personnes très investies et innovantes en matière d’éducation et elles trouvent au sein de l’association l’occasion d’échanger et de débattre, sans a priori idéologique. Tous les membres de l’association sont centrés sur le même objectif : comment mieux faire réussir les élèves ?

Les acteurs de l’éducation ont la plupart du temps le nez dans le guidon ! L’association est un vrai moment de respiration pour eux. Avec ses publications et ses colloques, l’Afae leur offre un cadre pour prendre du recul et réfléchir sur leurs pratiques, en faisant des liens avec la recherche et les exemples à l’international.

Les acteurs de l’éducation ont le nez dans le guidon ! L’Afae est un moment de respiration.

AEF : Quelles évolutions souhaitez-vous pour l’Afae qui va avoir 40 ans en 2017 ?

Catherine Moisan : L’Afae était au départ surtout composée d’administrateurs et de gestionnaires de l’Éducation nationale et garde une culture majoritaire de personnels de direction du second degré. C’est un peu moins le cas aujourd’hui car le public s’est élargi mais je souhaite encore renforcer la présence de pédagogues (enseignants et inspecteurs), de personnels du premier degré et de collectivités locales. Nous réfléchissons aussi à ouvrir l’association aux universitaires et aux chercheurs et pourquoi pas à l’élargir aux questions de l’enseignement supérieur.

Catherine Moisan

Igen honoraire, ancienne directrice de la Depp, Catherine Moisan a dirigé les affaires scolaires de la Ville de Paris. Elle a fait partie également du cabinet de plusieurs ministres de l’éducation nationale, dont Alain Savary et Lionel Jospin.


Par ailleurs, nous préparons un nouveau site internet pour l’association, qui devrait héberger une plateforme d’expression et d’échanges entre les adhérents. J’envisage aussi de créer une rubrique qui permettrait aux adhérents d’accéder à des ressources (bibliographies, conférences filmées, banque d’intervenants etc.).

AEF : Les travaux de l’Afae restent encore relativement confidentiels. Comment renforcer la visibilité de l’association ?


Catherine Moisan : L’Afae ne peut vivre que par le terrain. Je veux pour cela encourager les initiatives locales, qui permettent aux acteurs de se rencontrer. Nous avons une structure de responsables académiques, dont plusieurs, comme à Nantes et à Rennes organisent des événements réguliers locaux. C’est le cas aussi des Numéryades, des événements particuliers sur le numérique qui ont eu lieu à Bordeaux, Versailles et Metz et vont se produire à Aix-Marseille et Lyon. Ce type de rencontres marche très bien et renforce la notoriété et l’utilité de l’Afae. Par ailleurs, les publications se vendent bien : la revue mais aussi "le Système éducatif français", ouvrage de référence, dont l’édition 2015 vient d’être actualisée.

L’Afae ne peut vivre que par le terrain.

AEF : Votre prochain colloque national, organisé à Nancy du 10 au 12 mars 2017, a pour titre : "ne laisser aucun élève au bord du chemin : utopie ou feuille de route ?" Pourquoi avoir choisi ce thème et qu’attendez-vous de cette rencontre ?

Catherine Moisan : Le système éducatif français a de plus en plus de mal à prendre en compte les singularités des élèves. L’objectif de "réussite pour tous" n’est pas aujourd’hui la "réussite de chacun". Il n’est pas admissible ni souhaitable économiquement que 110 000 jeunes sortent chaque année de formation initiale sans diplôme. Tous les niveaux, de la maternelle jusqu’à l’entrée dans l’enseignement supérieur, sont concernés par ces enjeux : comment prendre en compte les "singularités" de chaque élève ? Comment le faire progresser par rapport à ses acquis individuels et non pas seulement par rapport à une norme ? Comment repenser une diversification du système qui ne soit pas hiérarchie, instrument de sélection, ségrégation ? Comment favoriser des parcours adaptés à chacun pour que le décrochage diminue significativement et pour diplômer un plus grand nombre de jeunes ?

Mon objectif, c’est que les échanges professionnels, les analyses d’expériences réussies, les leçons tirées des échecs… qui sont évoqués lors du colloque nous fassent progresser pour que cette utopie de "réussite pour chacun des élèves" se transforme enfin en feuille de route.

Le colloque national Afae du 10 au 12 mars 2017, en partenariat avec AEF :


Quatre conférences :
- "Il y a 35 ans : une prise de conscience des difficultés scolaires et l’émergence de solutions", Claude Pair (ancien directeur des lycées et recteur)
- "Les premiers apprentissages : mieux décrire pour mieux prévenir et mieux intervenir", Michel Fayol, professeur émérite, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand
- "La persévérance scolaire au Québec", Gabriel Bran Lopez, Fusion Jeunesse, Montréal
- "Ne laisser aucun élève au bord du chemin : ma feuille de route depuis 25 ans", William Marois, recteur de Nantes
Trois tables rondes :
- "La région Grand Est : singularités territoriales des populations scolaires, un défi pour la réussite de chacun"
- "Un défi pour l’établissement : ne laisser aucun élève au bord du chemin"
- "Ramener les jeunes vers une formation : comment font les acteurs qui relèvent ce défi ?"
11 ateliers thématiques
Pour adhérer, s’inscrire au colloque ou acheter les publications : www.afae.fr

Les thèmes de la revue Afae en 2016 :

  • Les inspecteurs territoriaux: médiateurs du changement
  • Pédagogie(s) de l'accompagnement personnalisé
  • Laïcité, intégration, éducation : la République et son école (actes du colloque)
  • Qu'est-ce qu'apprendre ?

Les thèmes en 2017

  • Acteurs ou gêneurs : la place difficile des parents dans l’école
  • Le bilan des Espé
  • Ne laisser aucun élève au bord du chemin : utopie ou feuille de route ? Les actes du colloque 2017
  • Architecture et espace scolaire

 

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Cécile Olivier, journaliste