Service abonnements 01 83 97 46 50

Revenir en haut de la page
Home| Sécurité globale| Sécurité privée| Dépêche n°546003

Un appel à projets concernant la sécurité sera lancé dans le cadre du programme d’investissements d’avenir II

Le programme d’investissements d’avenir II permettra la mise en place de cinq nouveaux démonstrateurs d’outils de sécurité, annoncent les pouvoirs publics, mardi 20 septembre 2016. L’appel à projets, initié dans le cadre des projets industriels d’avenir, "sera lancé dans les prochains jours", indique ainsi Louis Gautier, le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, lors des rencontres des assises de la filière des industries de sécurité, organisées par le Cofis.

"Cet appel à projets sera très bientôt publié, et j’espère que nous recevrons des propositions compétitives d’un excellent niveau d’innovation et associant tous les acteurs concernés", déclare Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur. Les axes des projets retenus devraient être relatifs à l’identité numérique, à la cybersécurité des systèmes industriels, à la protection des sites, au big data et à la sécurité maritime.

LA SÉCURITÉ, UN AXE DU PIA-3

La création du Cofis, en 2013, a déjà permis le lancement de trois démonstrateurs d’outils de sécurité, consacrés respectivement aux communications sécurisées, à la vidéosurveillance et à la cybersécurité (lire sur AEF). Depuis la création de cette organisation rassemblant la filière des industries de sécurité et les pouvoirs publics, la sécurité a été ajoutée comme l’un des axes des "concours mondiaux pour l’innovation", et devrait être intégrée comme un des futurs axes du programme d’investissement d’avenir III, selon Bernard Cazeneuve.

Le troisième volet du programme d’investissements d’avenir, qui sera doté de dix milliards d’euros au total, devrait donc permettre de financer de nouveaux projets pour l’industrie de sécurité. La mise en place d’un fonds public-privé spécialisé et le financement de start-up est ainsi envisagé. De même, le financement de démonstrateurs à "une autre échelle", selon Louis Gautier, le soutien à la diffusion des technologies, le financement d’un institut de recherche technologique dédié à la sécurité sont également pressentis.

"L’afflux de moyens est sans commune mesure avec ce que nous avons connu par le passé", se félicite le secrétaire général à la défense et à la sécurité nationale. Mais "ces premiers succès donnent corps à un impératif : consolider des acteurs qui vont permettre de jouer un rôle décisif dans un défi majeur pour notre pays, la sécurité nationale", ajoute-t-il. Et de préciser que face à la menace terroriste, il est "important de renouveler nos réponses et de durcir nos dispositifs de protection".

UN BESOIN D’UN MILLIARD D’EUROS

Selon Marc Darmon, le président du conseil des industries de confiance et de sécurité, l’industrie de sécurité a besoin d’un milliard d’euros d’investissement en recherche et développement "dans les années qui viennent". "Nous avons besoin d’une base industrielle forte", ajoute-t-il. "Nous avons besoin de renforcer nos références françaises, regrette-t-il toutefois. Contrairement à la défense, nos plus belles références ne sont pas en France", soulignant que son propos ne concerne pas l’administration.

"Construire une filière, cela passe par de la commande", renchérit Jean-Noël de Galzain, président d’Hexatrust. "Même les petites entreprises ont des besoins sécuritaires, mais elles recherchent des produits adaptés", note enfin Patrick Espagnol, directeur de la sécurité d’EDF. De même, "sans PME, la filière des industries de sécurité n’a aucun sens, tandis que les grands groupes sont nécessaires pour répondre aux besoins systématiques des grands opérateurs", souligne Marc Darmon.

"Nous avons besoin maintenant d’aller plus loin, indique Thierry Delville. Les perspectives des plans d’investissement d’avenir nous amènent à renforcer les équipes, côté étatique et industriel." Pascal Faure, le directeur général des entreprises, souligne également que si "la filière est tout à fait dynamique, il est absolument essentiel de poursuivre la structuration des industries de sécurité".

Marc Darmon signale enfin trois priorités : la sécurisation de la recherche et développement, l’identification des technologies critiques et souveraines, un travail qui n’a pas "encore été fait", et la fluidification du dialogue entre les grands groupes et les PME. De même, Thierry Delville note que "se profile une dimension européenne". "Il y a de grands enjeux de sécurité européens et il faudra que la France fasse entendre sa voix", ajoute-t-il.

Le délégué aux industries de sécurité rappelle en outre les réflexions actuelles en matière de recherche, relatives à la sécurité des villes intelligentes, la détection des explosifs et la question de l’usage des robots. De manière plus générale, les priorités du ministère de l’Intérieur sont actuellement relatives à la protection et à l’équipement des intervenants, à la cybersécurité et au développement d’outils numériques d’analyse.

Fermer

Bonjour

Vous souhaitez contacter

Gabriel Thierry, journaliste