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Jean-Michel Fauvergue devant les députés : "Raid, BRI, GIGN, plus personne ne s’y retrouve"

"Raid, BRI, GIGN, plus personne ne s’y retrouve. Il m’arrive de ne pas m’y retrouver non plus", déclare le chef du Raid, Jean-Michel Fauvergue, lors de son audition par la commission d’enquête relative sur les moyens de lutte contre le terrorisme, le 9 mars 2016. "Le déclenchement systématique de la FIPN n’aurait-il pas l’avantage d’assurer une unicité d’intervention ? À mon avis, c’est peut-être une solution", affirme-t-il, selon le compte rendu publié mardi 12 juillet 2016. Le contrôleur général de la police nationale se dit en outre "persuadé que, dans les cinq à dix ans qui viennent […], une fusion des deux corps [Raid et GIGN] apparaîtra souhaitable". Jean-Michel Fauvergue indique par ailleurs que le préfet de police de Paris "est en train de revoir les règles d’intervention" du Raid et de la BRI. Il revient également sur l’assaut du Raid à Saint-Denis le 18 novembre 2015.

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Pour le chef du Raid, il est aujourd’hui nécessaire de "s’attaque[r] directement à la base du problème, c’est-à-dire qu’on s’interroge sur la pertinence de maintenir en France une force de sécurité dans chacun des corps de la gendarmerie et de la police nationale". Devant les députés de la commission d’enquête relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme, Jean-Michel Fauvergue estime qu’une fusion du Raid et du GIGN peut néanmoins "passer par des étapes intermédiaires".

"Pourquoi ne pas, avant de fusionner les deux unités nationales du Raid et du GIGN, les faire chapeauter par un commandement dirigé par des gens qui s’y connaissent en intervention, et situé au-dessus des directions générales ?", demande-t-il. "Une telle formule pourrait également être généralisée dans des directions métiers : dans la police judiciaire, dans la sécurité publique, dans la PAF, on mettrait des gendarmes et des policiers. Mais là, on est sur un autre paramètre", détaille-t-il.

RELATIONS ENTRE LE RAID ET LA BRI

Interrogé sur le déclenchement de la FIPN lors des attentats de janvier 2015 à Paris, Jean-Michel estime que cela lui "a semblé la meilleure des choses". "Or, lors d’une réunion de débriefing organisée avec le DGPN et le préfet de police [Bernard Boucault] quelques jours plus tard, ce dernier a déclaré n’avoir pas compris pourquoi le Raid était venu sur l’Hypercacher, le besoin ne s’en étant pas fait ressentir […]. Cela m’a beaucoup vexé, mais il était préfet, et je n’ai rien dit", rapporte-t-il.

Dix départs depuis janvier 2015


"Les médias ont eu un rôle très pénalisant pour nous, non seulement d’un point de vue opérationnel et stratégique, puisque nos modes opératoires sont décelés assez rapidement, mais aussi et surtout du point de vue personnel, pour moi et mon équipe", indique Jean-Michel Fauvergue aux députés.

"Lorsque les chaînes filment en direct les policiers blessés, les familles y assistent devant leur poste de télévision. Sans doute à cause de cela, j’ai eu dix départs du Raid" depuis l’assaut à l’Hyper cacher, le 9 janvier 2015.

Jean-Michel Fauvergue précise que le 13 novembre 2015, "le préfet de police a fait le choix de mobiliser la BRI" au Bataclan. "Je vais d’initiative sur place, alors que je ne suis pas mandaté et pas officiellement au courant." Le policier raconte avoir eu "le sentiment de subir cette opération bien qu’il n’y ait pas eu de dégâts collatéraux". Pour le chef du Raid, "quelque chose ne va pas lorsqu’un groupe spécialisé de compétence nationale [le Raid] se met à la disposition d’un groupe non spécialisé de compétence locale [la BRI]".

Jean-Michel Fauvergue rappelle que "la BRI est une unité de police judiciaire qui fait de l’intervention" et affirme ne pas être "persuadé qu’aujourd’hui on puisse pratiquer les deux métiers". Il précise qu’entre le Raid et la BRI, "le problème n’est pas d’ordre relationnel". "Ce qu’il faut, c’est que nous puissions nous rencontrer sur des terrains identiques dans le domaine professionnel. Aujourd’hui, nous rencontrons plus facilement le GIGN que la BRI parce que nous parlons de la même chose, nous sommes deux unités nationales qui ne font que de l’intervention, et nous nous retrouvons aussi dans les forums internationaux", détaille le chef du Raid.

NOUVELLES RÈGLES D’INTERVENTION À PARIS

Jean-Michel Fauvergue annonce en outre que "l’actuel préfet de police de Paris, Michel Cadot, est en train de revoir les règles d’intervention des diverses forces concernées. Il propose que la BRI intervienne dans Paris intra-muros et que le Raid intervienne en petite couronne". Le schéma national d’intervention présenté par Bernard Cazeneuve en avril 2016 prévoit cependant l’intervention possible du Raid et du GIGN à Paris "sous l’autorité du Préfet de police, en appui de la BRI si les circonstances l’exigent" (lire sur AEF).

Pour le chef du Raid, le préfet de police "fait au mieux compte tenu des pressions qu’exercent ses services. Si le préfet de police n’avait pas la BRI à sa disposition, il serait plus enclin à saisir le Raid, qui est compétent sur l’ensemble du territoire, a plus de moyens et est mieux formé pour l’intervention pure".

1 200 CARTOUCHES TIRÉES À SAINT-DENIS

Jean-Michel Fauvergue répond en outre aux députés sur les conditions dans lesquelles a été mené, le 18 novembre 2015, l’assaut contre l’un des terroristes du 13 novembre 2015 à Saint-Denis. Il indique que "jamais la présence de la BRI n’avait été prévue dans cette opération : elle n’est pas le bras armé de la section antiterroriste". Pourtant, la BRI était présente "à la fin de l’opération", constate-t-il.

Il précise en outre que le Raid a "tiré environ 1 200 cartouches" lors de cet assaut, et non 5 000 comme l’a indiqué le procureur de la République, affirme-t-il. Il souligne que "les terroristes avaient un pistolet 9 millimètres", mais également "des grenades" et "des gilets explosifs". "Tant que je serai chef du Raid, il sera hors de question que je perde sciemment des policiers. C’est ce que j’ai fait ce jour-là, et je ne regrette rien", conclut-il.

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La création d’une seule unité d’intervention spécialisée, fusionnant GIGN et Raid, est "une piste", affirme le général Denis Favier, sur France inter, jeudi 21 avril 2016. Le directeur général de la gendarmerie nationale pointe cependant "le besoin, dans chacune des deux forces, d’unités de haute technicité". "Peut-être que, dans un moyen terme, nous arriverons à une unité unique", affirme pour sa part, le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, interrogé sur RTL. "La réponse aux attentats ne repose pas uniquement sur la mise en œuvre d’une unité unique", précise-t-il. Les deux directeurs généraux reviennent en outre sur les accusations de violence portées à l’encontre des forces de l’ordre lors des manifestations.

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Julie Robelet, journaliste