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Satt : le mythe de la rentabilité et de l’autonomie financière à dix ans

Utopique et irréaliste. C’est en ces termes qu’est désormais considérée l’exigence de rentabilité et d’autonomie financière à dix ans fixée aux Satt. Leurs dirigeants, bien que mobilisés par ce challenge, estiment que la vraie question n’est pas de savoir si les Satt seront rentables mais bien à quel moment elles le deviendront. Un objectif qui paraît donc aujourd’hui dépassé laissant place à une exigence bien plus concrète : l’impact des Satt dans la sphère socio-économique. "Nos responsabilités en matière de création d’emplois et de développement économique sont à placer au même niveau. Pour ce qui nous concerne, nous ne hiérarchisons pas ces deux objectifs", expliquait Christian Estève, ancien PDG de la Satt Idfinnov. AEF publie un dossier sur les Satt avec un trombinoscope des dirigeants, d’une frise chronologique et d’une carte interactive.

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Valorisation : « Demander aux Satt d'être rentables dans 10 ans est une erreur » (Frédéric Farina, Caltech aux RUE 2013)

« Dans les grandes universités américaines, le modèle économique de l'activité de transfert n'est pas d'être rentable. Moins de 20 % des universités sont rentables dans ce domaine, et en général, elles tirent l'essentiel de leurs revenus d'un ou deux brevets ou alors elles échouent car elles bradent leurs inventions », assure Frédéric Farina, directeur général de l'Office of technology transfer de Caltech (États-Unis). Il s'exprime à l'occasion d'un grand débat organisé aux Rencontres Universités-Entreprises 2013, au Palais des congrès à Paris, jeudi 28 mars 2013, sur la valorisation (AEF n°193866). Lui qui était membre du jury des Satt, affirme avoir toujours jugé que leur demander d'être rentables à 10 ans était « une erreur » car « il faut penser 'long terme' ». Dans la même idée, Christopher Noble, en charge des énergies propres et renouvelables au Technology licensing office du MIT (États-Unis), estime que « le rendement du transfert va au delà de la recette du licensing ». Ainsi, au MIT, sur un budget recherche de 1,2 milliard de dollars (940 millions d'euros), 90 millions (70 millions d'euros) proviennent des revenus du transfert, ce qui lui fait dire que « le transfert a un effet multiplicateur » sur les ressources en faveur de la recherche. Pour lui, les Satt constituent une « voie intéressante », soulignant que « le débat sur la structure parfaite existera toujours ». « Désormais, il faut passer à l'action et prendre des risques. »

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