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"D'ici cinq ans, l'armement d’agents de sécurité sera admis", estime le P-DG de la société qui sécurise "Charlie hebdo"

La présence d’agents de sécurité armés lors d’une attaque terroriste pourrait "au moins ralentir" la progression des assaillants et "diminuer le nombre de victimes", déclare Tibor Vass, P-DG de LPN Group, dans une interview à AEF. Cette entreprise de sécurité privée a remporté le marché de la surveillance armée des locaux de Charlie hebdo au printemps 2015. L’armement des agents est permis par la législation sous réserve d’accord du préfet, sur demande du donneur d’ordre justifiant d’une menace. "J’estime que, d’ici cinq ans, l’armement d’agents de sécurité sera devenu quelque chose d’admis, et qu’il représentera un marché assez important", indique également Tibor Vass.

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AEF : Vous revendiquez être la première entreprise de sécurité privée à armer des agents de surveillance en France, pour sécuriser l’hebdomadaire Charlie hebdo. Comment avez-vous obtenu ce contrat ?

Tibor Vass : En avril 2015, après les attentats, nous avons été contactés par le ministère de l’Intérieur. Ce dernier nous a informés que nous étions référencés comme l’un des prestataires possibles sur ce contrat très sensible, après l’attaque terroriste dont a été victime Charlie hebdo. Plusieurs sociétés ont été consultées mais c’est LPN Group qui a été choisie par le client, peut-être en raison de l’image de notre entreprise, très marquée par le monde militaire et des forces de l’ordre.

La législation actuelle autorise le port d’armes pour des agents de sécurité privée, mais elle est incomplète car il n’y a pas eu de décret d’application. Nous avons donc essayé, avec les autorités, de définir un cadre. Il a fallu ainsi prouver que nous étions capables de former nos agents au maniement des armes. Ces derniers devaient avoir un casier vierge et ils ont été l’objet d’une enquête administrative plus poussée que celle effectuée lors de la demande d’une carte professionnelle d’agent de sécurité privée. Je comprends tout à fait la difficulté des autorités, car c’est une grande responsabilité que d’accorder un permis de ce type.

Nous avons obtenu les premières autorisations en un mois environ. Pour certains agents, c’est allé très vite, pour d’autres, il a fallu plus de temps. En tout, une quinzaine d’agents ont été agréés pour ce dispositif de sécurité. Nous avons conseillé Charlie hebdo sur le choix des armes, qui leur appartiennent et sont mises à disposition de nos agents. Je précise enfin que le Cnaps n’a eu aucun rôle dans l’autorisation d’armement des agents de sécurité, à part, évidemment, le contrôle des cartes professionnelles.

AEF : Jugez-vous nécessaire, d’après votre expérience, une réforme de l’armement des agents de sécurité privée, comme demandée par le Cnaps (lire sur AEF) ?

Tibor Vass : Le modèle des futurs agents de surveillance renforcée sera peut-être calqué sur celui du transport de fonds, mais je ne suis pas certain que cela soit la meilleure solution car nous n’avons pas du tout la même façon de travailler. Les transporteurs de fonds font un remarquable travail, car ils ne déplorent pas d’incident, mais ce sont des agents mobiles, alors que les agents de surveillance armés restent eux sur un site. Nous pouvons par contre nous inspirer de ce qui se fait ailleurs en Europe. Nous avons ainsi lancé, au sein de l’association Asis dont je suis membre, une étude sur ce sujet. Les premiers retours montrent que le statut d’agent de sécurité armé existe dans de nombreux pays et qu’il n’y a pas d’incidents avec les armes.

Je remarque également qu’il faudrait plus d’équivalences permettant aux anciens militaires de devenir agents de sécurité. C’est quand même incroyable : des militaires ou des policiers peuvent porter des armes pendant leurs années de service, et le jour où ils quittent leur institution, cette confiance est rompue. Nous comptons aujourd’hui pourtant environ une dizaine de milliers d’anciens militaires au chômage, qui seraient parfaitement aptes à travailler comme des agents de surveillance renforcée. De même, il est hallucinant de constater que si des agents de sécurité français ne peuvent pas intervenir sur la voie publique, c’est le cas d’agents de protection rapprochée étranger qui sont de plus, pour leur part, armés.

AEF : Comment encadrez-vous l’armement dans votre entreprise ?

Tibor Vass : Nous avons défini des critères de formation et de test. Nos agents doivent pratiquer le tir au moins une fois par mois, pendant deux heures, et tirer cent cartouches. Ils s’entraînent ainsi au tir tactique et technique. Si nous jugeons qu’un agent n’est plus apte, nous avertissons les autorités en vue de faire suspendre son port d’arme. Mais jusqu’ici, ce n’est jamais arrivé car nous sélectionnons avec soin nos agents.

Nous sommes des gens pragmatiques : vous ne donnez pas une arme à n’importe qui. Et il est évident que nous n’allons pas recruter des agents dans la rue : nous travaillons beaucoup par cooptation. Ce sont d’anciens militaires ou d’anciens policiers qui ont déjà travaillé avec des armes. Enfin, tous nos agents sont membres de clubs de tir à titre personnel. Outre la formation au tir, nous dispensons des formations juridiques sur la légitime défense et des formations aux gestes et soins d’urgence. Nous avons également trois instructeurs au bâton télescopique, qui est une arme non létale de catégorie D.

AEF : Certains doutent de l’efficacité, face à la menace terroriste, d’un armement accru des agents de sécurité. Qu’en pensez-vous ?

Tibor Vass : Serions-nous arrivés au même résultat lors de l’attentat au Bataclan si nous avions eu quatre agents de sécurité armés ? Je suis à 100 % certain que ce dispositif aurait pu au moins ralentir l’attaque terroriste et diminuer le nombre de victimes. Notre rôle, c’est en effet de ralentir, voire de stopper les assaillants tout en appelant les forces de l’ordre. Cette collaboration avec les autorités est très importante pour nous. La première chose que nous faisons d’ailleurs quand nous obtenons un contrat, c’est de se présenter aux autorités, de police ou de gendarmerie, localement compétentes.

AEF : Quelles sont les perspectives offertes par ce potentiel marché de la sécurité privée armée ?

Tibor Vass : Nous sommes au début d’une ère nouvelle. J’estime que, d’ici cinq ans, l’armement d’agents de sécurité sera devenu quelque chose d’admis, et qu’il représentera un marché assez important. En France, la sécurité privée a une image qui fait peur. D’ailleurs, on entend beaucoup parler de "vigiles", une dénomination incorrecte. Pourtant, les militaires et les policiers sont épuisés. Les autorités sont d’accord pour estimer qu’un armement privé permettrait de réorienter les forces de l’ordre des gardes statiques vers d’autres missions. Les salles de spectacle, les grandes surfaces, les commissariats ou encore les sites sensibles pourraient être ainsi protégés avec des agents privés armés.

Il existe déjà des négociations en cours de la part d’entreprises concurrentes qui vont protéger, avec un armement, des sites du ministère de la Défense. Nous sommes également nous-mêmes en cours de négociation pour de nouveaux contrats de protection armée. Ce type de prestation est vendu de 25 à 30 % plus cher qu’un agent de renfort dans la situation de pénurie actuelle. Contrairement à ce qui est dit, ce ne sont pas des agents facturés à 70 ou 100 euros de l’heure, des chiffres étonnants. Mais vouloir avoir de la qualité et payer des agents au Smic, c’est difficile. Nous payons ainsi de nombreuses primes à nos agents, ce qui permet de les fidéliser.

AEF : Quand avez-vous fondé votre entreprise ?

Tibor Vass : J’ai effectué dix ans à la Légion étrangère au deuxième régiment étranger de parachutistes, dont cinq ans au groupe commando parachutiste, où je suis devenu notamment instructeur de tir et instructeur commando. En 2009, j’ai quitté la Légion étrangère et décidé de me lancer dans l’aventure de la création d’entreprise. Mon constat est que nous avons, en France, un savoir-faire exceptionnel au niveau des anciens militaires qui n’est pas valorisé. Ces derniers sont généralement partis plusieurs fois en opérations extérieures. Nous n’avons pas l’image de la "gâchette facile" comme les Américains, et nous avons des facilités pour établir des contacts avec les populations locales. Nous enregistrons aujourd’hui un chiffre d’affaires d’environ 6 millions d’euros, réalisé à 80 % en France et à 20 % à l’étranger.

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