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Le déroulé, heure par heure, de la journée d'ouverture de la COP 21

AEF a fait le suivi, heure par heure, de la journée d’ouverture de la conférence de Paris sur le climat, dite COP 21, qui doit se poursuivre (au moins) jusqu’au 11 décembre 2015 au Bourget et aboutir à un accord universel et contraignant visant à limiter à 2°C le réchauffement climatique. Le programme de cette première journée a été très chargé, avec le "leader's event" regroupant 150 chefs d'Etat et de gouvernement et l'annonce de plusieurs alliances et coalitions sur le solaire, la R&D ou encore la tarification du carbone. 

20h15. Le live se termine. La rédaction d'AEF vous souhaite une bonne soirée et vous retrouvera demain, avec la poursuite des négociations techniques sur l'accord de Paris et deux demi-journées thématiques sur les forêts et l'agriculture, organisées dans le cadre de l'agenda des solutions.


20h10. Les discours des chefs d’État et de gouvernement sont toujours en cours. Douze chefs d’État doivent encore s'exprimer en salle Seine (dont la Somalie, Cuba, l'Arabie Saoudite) et 9 en salle Loire (dont le Costa Rica, l'Argentine, le Venezuela, le Congo).


20h05. François Hollande et Barack Obama sont en train de dîner au restaurant L'Ambroisie, à Paris, dans le 4e arrondissement, selon France Info. Le rendez-vous était fixé à 19h30 dans le programme officiel.


20h00. François Hollande a participé en début de soirée au lancement au lancement d'une coalition sur la tarification du carbone, en présence du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, de la chancelière allemande, Angela Merkel, de la présidente du Chili, Michèle Bachelet, du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, du président du Mexique, Enrique Pena Nieto, du Premier ministre éthiopien, Haile Mariam Dessalegn, et du secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria. "Le prix du carbone n’est pas dans le mandat des Nations unies mais aucun négociateur sur le climat ne peut ignorer le prix du CO2", indique François Hollande dans son discours d’introduction (lire sur AEF).


19h50. Plus tôt dans la soirée, François Hollande, Barack Obama et Bill Gates ont lancé la "Mission innovation", une initiative qui doit permettre d’augmenter les investissements publics et privés dans les énergies propres (lire la dépêche sur AEF). Vingt États, dont la France, s'engagent à doubler, sur cinq ans, le budget alloué à la R&D dans ce secteur. Côté secteur privé, 27 investisseurs originaires de 10 pays différents et réunis au sein de la Breakthrough Energy Coalition mise en place par Bill Gates, s’engagent à accompagner financièrement le développement de ces technologies. "Il y a beaucoup d'impasses dans le secteur de l'énergie, il faut être patient. 27 investisseurs ont accepté de rejoindre la coalition et de prendre des risques en finançant des start-up qui font leurs premiers pas mais qui peuvent aboutir à des solutions majeures pour le climat", explique-t-il. "Une partie de l'humanité vit dans la pauvreté et dans l'obscurité à la tombée de la nuit. Ce sont aussi le plus vulnérables face au changement climatique. Nous avons besoin de la R&D pour une énergie moins chère, plus accessible et propre", lance Narendra Modi, Premier ministre indien.


19h30. Le Forum des pays vulnérables a appelé à un accord visant à limiter à 1,5°C le réchauffement climatique, à une décarbonation complète de l'économie mondiale et à 100% d'énergies renouvelables d'ici 2050.

Les contributions nationales actuelles, dites INDC, mènent sur la voie d'un réchauffement d'au moins 2,7°C.


19h20. François Hollande et Narendra Modi, Premier ministre indien, ont lancé "l'Alliance solaire": lire la dépêche d'AEF.


18h50. Les discours des chefs d’État et de gouvernement sont progressivement mis en ligne sur le site de la Ccnucc. À lire notamment les discours du président égyptien Abdel Fattah El Sisi, du président sud-africain Jacob Gedleyihlekisa Zuma ou encore du président turc Recep Tayyip Erdogan.


18h30. Le CAN (Climate action network) a attribué le "fossil of the day" à la Belgique, "essayant d'obtenir son baccalauréat alors qu'il apprend l'alphabet". L'ONG moque ainsi les difficultés du pays à répartir "l'effort climatique" entre les gouvernements régionaux. Lire l'article du quotidien Le Soir sur le sujet.

La Nouvelle-Zélande a également été "récompensée", pour mener une campagne contre les subventions aux énergies fossiles, tentant de "cacher" qu'elle ait responsable de "80 millions de dollars de subventions aux énergies sales".


18h20. Les ONG françaises ont tenu une conférence de presse pour réagir aux différents discours des chefs d’État et de gouvernement. Célia Gauthier, pour le RAC, se félicite des mots "très forts" employés par François Hollande, notamment ceux de "justice climatique" et de "responsabilité historique" des pays industriels. Elle note également la référence non consensuelle à l'objectif de limiter le réchauffement à 1,5°C, réclamé par les pays les vulnérables, concluant à une "dynamique intéressante du côté de la présidence". "Maintenant, tout est possible, le pire comme le meilleur."

La représentante du RAC appelle à une "alliance" entre l'Union européenne et les pays les plus vulnérables, qui permette de "rallier l'Inde".

Romain Benicchio, pour Oxfam, parle également d'une "dynamique plutôt positive" liée au discours du chef de l’État français, tout en rappelant que "les négociations n'ont pas véritablement commencé". Selon lui, les 150 chefs d’État et de gouvernement n'ont "pas dépassé leurs lignes rouges". "Il n'y a pas vraiment eu de mouvement sur les négociations." Pour le représentant d'Oxfam, "l'annonce la plus importante" du jour est celle des "nouveaux financements pour les pays les moins avancées", qu'il voit comme un "signe pour créer des conditions de négociations plus positives".

Pierre Cannet, pour le WWF France, juge que la France a "accompli son objectif", à savoir "établir la confiance". "Cette confiance doit être traduite dans les négociations", appelle-t-il. Sur la position de l'Inde, il juge que le pays a "rempli sa part du contrat" si l'on place le curseur "sur la question de l'équité", contrairement aux pays développés, qui ne devraient pas atteindre -40% d'émissions d'ici 2020.

"C'était un bon discours de François Hollande, Greenpeace aurait pu le signer", ajoute Jean-François Julliard, directeur général de l'ONG, qui dit toutefois sa "vigilance": "Nous verrons comment cela se concrétise."


17h20. Le ministre des Finances, Michel Sapin, déclare à la presse que la réunion des grandes banques multilatérales de développement a pour but de "bien vérifier que les engagements déjà pris", notamment lors de la réunion des ministres des Finances à Lima, en octobre 2015, "sont toujours là", "que les chiffres sont toujours les mêmes et qu’on est plus concrets dans la manière de financer des projets. À Lima, on avait créé une pression sur ces banques pour qu’elles fassent des engagements, il s’agit maintenant de voir ce qu’elles font".

Interrogé sur la question des financements climat pour l’après 2020, qui sera une des questions clés de l’accord de Paris, le ministre indique : "Ce que nous proposons, nous, côté français, c’est que [les 100 milliards de dollars en 2020] soient le plancher et qu’ensuite on regarde, selon des modalités qu’il faudra vérifier peut-être tous les 5 ans, où nous en sommes pour aller au-delà."


17h15. Les plus grandes banques de développement multilatérales s’engagent à "travailler ensemble pour augmenter substantiellement les investissements en faveur de la lutte contre le changement climatique et s’assurer que les programmes de développement tiennent compte des risques et opportunités climatiques, annoncent-elles à l’occasion de la COP 21.

Dans une déclaration commune, les banques de développement africaine (AFDB), asiatique (ADB), européennes (Berd et BEI), et américaine (IDB), ainsi que la Banque mondiale chiffrent à 100 milliards de dollars les financements qu’elles ont déjà délivrés pour lutter contre les changements climatique en faveur des pays en développement et émergents depuis 2011. Elles disent soutenir l’engagement des pays développés d’atteindre 100 milliards de dollars pour les pays en développement d’ici 2020.


16h45. Le secrétariat général des Nations unies et 13 agences onusiennes (Pnue, Pnud, OMM, OMS…) annoncent le lancement d’une nouvelle initiative d’adaptation en faveur des pays les plus vulnérables, baptisée "Anticipate, Absorb, Reshape". Elle devrait couvrir 634 millions de personnes dans le monde, dans les petits États insulaires, les pays africains et les pays les moins avancés. En raison de l’épisode El Nino qui sévit actuellement, "4,7 millions de personnes subissent un risque de sécheresse rien que dans la zone Pacifique", rappelle l’ONU. L’initiative prend des formes diverses : mécanismes d’assurance, protection sociale, systèmes d’alerte précoce, développement d’infrastructures… Par exemple, le fonds Africa risk capacity prévoit le développement d’un système d’assurance couvrant 150 millions d’Africains d’ici 2020, à hauteur de 2 milliards de dollars, contre les risques de sécheresse, inondations et cyclones.


 



16h00. Le nouveau Premier ministre canadien, Justin Trudeau, désigné le 4 novembre, a tenu une conférence de presse cet après-midi. "Le Canada est ici pour montrer qu’il est prêt à s’engager de manière positive et constructive dans la négociation climatique", annonce-t-il. "Après quatre sommets internationaux [dont le G20], j’ai hâte de retourner à Ottawa et de me mettre au travail, pour démontrer à la planète qu’on est sérieux dans nos engagements sur le changement climatique." Justin Trudeau, qui a déjeuné avec François Hollande dimanche 29 novembre, s’est refusé à préciser à quelle échéance son pays allait présenter un plan national de lutte contre le changement climatique et s’est contenté de rappeler ses engagements à investir dans les technologies propres et les énergies renouvelables, pris lors de sa campagne électorale.

Un des défis du Canada, État fédéral, est notamment de s’appuyer et de coordonner les politiques de ses provinces. "Nous allons travailler avec nos partenaires des provinces, les grandes villes et aussi les peuples autochtones. Dix ans de manque de leadership du gouvernement fédéral nous ont amenés à être en difficulté dans notre action sur le climat. Le gouvernement fédéral a un grand rôle à jouer mais il est certain que le Canada se gouverne mieux quand il y a la coopération de tous." Justin Trudeau a notamment salué le travail de l’Alberta, une province riche en hydrocarbures, qui a présenté il y a quelques jours un plan d’action sur le climat avec la mise en place d’une taxe carbone.

Le Canada a quitté le protocole de Kyoto en décembre 2012.


15h00. En fin de matinée, les ONG Friends of fossil fuels subsidy reform et The Prince of Wales’s Corporate Leaders Group ont annoncé une coalition de près 40 pays appelant à "accélérer l’action pour en finir avec les subventions aux énergies fossiles". Parmi les signataires : la Nouvelle-Zélande, la France, l’Allemagne, la Malaisie, le Mexique, le Pérou, les Etats-Unis ou encore l’Ouganda.

La coalition est soutenue par des organisations représentant les entreprises, telles que The B Team, le WBCSD et We mean business.

Lire le communiqué en français en cliquant-ici.


14h45. Lors d’une conférence de presse, le Japon a présenté son initiative de lutte contre le changement climatique baptisée ACE 2.0 (Actions for cool earth 2.0), qui consiste en deux piliers : assistance aux pays en développement et innovation. Le pays prévoit d’augmenter son soutien financier annuel aux pays en développement, d’environ 10 milliards de dollars d’ici 2020. Il publiera au printemps prochain sa stratégie d’innovation en énergies et environnement. Il rappelle l’objectif de réduction du Japon, présent dans son INDC, publiée en juillet 2015, qui est de -26 % d'émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 2013, soit 18 % par rapport à 1990 (lire sur AEF)


14h30. Dilma Rousseff, présidente du Brésil, s’est exprimée avant le déjeuner : "Au Brésil, nous connaissons bien le changement climatique. De plus, les actions de certaines entreprises irresponsables ont causé une énorme catastrophe sur le fleuve Doce [le 5 novembre, la rupture d’un barrage appartenant à la société minière brésilienne Samarco, détenue par l’entreprise brésilienne Vale et l’anglo-australienne BHP Billiton, a causé une coulée de boue et de déchets miniers dans l’État brésilien de Minas Gerais]. Il faut prévenir les incidents et sanctionner ceux qui provoquent ces drames."

"Pour le climat, il faut prendre de nouvelles mesures, faire preuve de leadership et produire une réaction commune. Il ne s’agit pas seulement de faire la somme des contributions de tous mais d’ouvrir de nouvelles voies et de faire le suivi des mesures d’adaptation des pays en développement." Elle insiste sur la "responsabilité commune et différenciée" et le "transfert de capacités". Elle rappelle l’INDC du Brésil qui est de -43 % d'ici 2030 par rapport à 2005 (lire sur AEF) : "un objectif ambitieux qui va au-delà de notre part de responsabilité."

Evo Morales, président de la Bolivie, a lui lancé un "appel urgent et nécessaire adressé aux grandes puissances capitalistes : il faut en finir avec ces modes de destruction irréversibles de la Terre, qui se rapproche dangereusement du crépuscule. On ne peut pas parler d’être prudent quand on est au bord du précipice, quand des peuples et des cultures sont menacés de disparaître et quand la guerre prime sur la paix et la vie".


13h50. Fin de la première partie des discours officiels des chefs d’État et de gouvernement, qui ont été invités à déjeuner par François Hollande.

Auparavant, Angela Merkel, la chancelière allemande, a rappelé que "malgré tous les INDC", "nous risquons de ne pas parvenir à l’objectif de 2°C". "Nous devons changer notre fusil d’épaule", en conclut-elle, appelant à modifier les solutions mises en œuvre dans les transports, l’énergie, etc. Elle souhaite que l’accord de Paris soit un "cadre juridiquement contraignant".

Vladimir Poutine, président russe, a qualifié le réchauffement climatique comme l’un des "défis le plus important auquel l’humanité a jamais été confrontée". En diminuant ses émissions de 40 millions de tonnes en équivalent CO2, la Russie a "permis de freiner le réchauffement climatique de près d’un an", se félicite-t-il. Elle continuera à lutter contre le réchauffement climatique, notamment via les "nanotechnologies". Le chef de l’État russe insiste en outre sur "le rôle très important des forêts" comme "puits de carbone".

Il plaide pour un "accord juridiquement contraignant qui permette le développement économique" et qui soit à la fois "équilibré" et égalitaire".


13h30. Xi Jinping, président chinois, espère des "résultats satisfaisant" à l’issue de la COP 21, qui permettent notamment de "maîtriser la hausse des émissions de gaz à effet de serre". Cela nécessitera "un appui financier accru aux pays en développement", des "transferts de technologie" ainsi que de mettre à disposition des "solutions pratiques".

Le président du pays premier émetteur de gaz à effet de serre dessine un avenir "où tous seraient gagnants", "où les règles de droit l’emporteraient", où "le principe de responsabilité commune mais différenciée serait conservé".

La Chine, à travers son 13e plan quinquennal, veut un "développement durable, ouvert, inclusif". Elle atteindra son pic d’émissions "avant 2030".


12h50. Obama s’est exprimé en troisième position dans la salle plénière Seine.

Dans un discours d’une quinzaine de minutes, Barack Obama a indiqué être venu à Paris pour montrer son "engagement". "Nous sommes à un tournant." "Aucune nation, grande, petite, riche, pauvre, n’est préservée de ce que signifient les changements climatiques […] Nous avons le pouvoir de changer. Ici. Maintenant."

Il ajoute : "Je suis venu personnellement, en tant que représentant de la première puissance et comme deuxième émetteur mondial, pour dire que les États-Unis non seulement reconnaissent la réalité des changements climatiques mais se sentent aussi responsables".

Barack Obama a précisé que son pays était sur la "bonne voie" pour atteindre l’objectif de réduction de 17 % d’émissions d’ici 2020 par rapport à 2005 (fixé en 2009 à Copenhague) et s’engageait sur une trajectoire de -26 à -28 % d'ici 2030. "Notre tâche à tous est maintenant de nous doter d’une stratégie de long terme, qui donne au monde la confiance dans un futur bas carbone." L’accord de Paris devra selon lui être "fondé sur des règles de transparence "pour que chacun ait confiance" et "que ceux qui rapportent sur ce qu’ils font reçoivent le soutien qu’ils méritent". Le président des États-Unis a annoncé sa participation à deux initiatives sur le prix du carbone et sur la recherche sur les technologies propres, qui seront lancées cet après-midi. "Nos progrès seront mesurés par les souffrances qui seront évitées", a-t-il conclu.


12h55. Le roi du Maroc Mohammed VI, en raison d’une extinction de voix, n’a pu s’exprimer. C’est son frère le prince Moulay Rachid, qui a lu le discours.

"Pendant trop longtemps nous avons voulu ne pas voir, retardé le moment de la conscience, joué avec les hypothèses, mais la réalité est là : les glaces fondent, la mer monte, les ressources en eau sont raréfiées, les inondations de plus en plus meurtrières", déplore le représentant du Maroc. Il assure que désormais "la sonnerie de l’alarme a été entendue même par les plus sourds. Chacun avance à son rythme, au milieu de contraintes impossibles à ignorer et d’abord offrir à sa population des niveaux de vie corrects".

Concernant l’accord de Paris, il indique : "Des étapes doivent s’enchaîner et la route sera longue car les habitudes sont à changer, des bilans réguliers doivent être acceptés", déclare-t-il. Il rappelle que son pays, qui s’était fixé un objectif de 42 % pour les énergies renouvelables "dans la réponse à apporter à nos besoins" a été porté à 52 % en 2030. Le Maroc accueillera la COP 22 à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016.


12h50. Pour suivre les discours des chefs d’État et de gouvernement en direct, cliquez-ici.


12h30. Voici le discours d’ouverture du "Leader’s Event" prononcé par François Hollande :

Discours d &#x27 ; ouverture du leaders event


12h25. Le GEF (Fonds pour l’environnement mondial) annonce ce lundi au Bourget la contribution de 11 pays à hauteur de 248 millions de dollars pour le fonds des pays les moins avancés (LDCF) à partir de 2016. Cette somme ira en particulier pour l’adaptation au changement climatique. Les onze pays sont le Canada, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis. La France s’engage notamment sur 25 millions d’euros en 2016. Le GEF gère trois fonds sur le climat, en lien avec le secrétariat de la Ccnucc : le fonds pour les pays les moins avancés (au nombre de 48) lancé en 2001, le fonds pour l’adaptation des plus vulnérables et le fonds spécial pour l’adaptation. Lire le détail des contributions sur le communiqué du GEF.


12h20. Greenpeace réagit dans un communiqué au discours de François Hollande à l’ouverture de la COP 21 : "François Hollande a posé les bonnes bases et donné le cap de ces négociations, en mettant en valeur le rôle crucial que devraient avoir les énergies renouvelables, pour pouvoir limiter le réchauffement sous 2 degrés voire même 1,5 degré," souligne Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France. "Il a de plus souligné l’importance de la nécessaire révision des engagements des pays tous les 5 ans, et reconnu que l’accord devait être contraignant. Ce seront autant de critères pour juger de la pertinence de l’accord à la fin des négociations. Enfin, il a encouragé les entreprises, les collectivités, etc à agir, mais en France, c’est bien l’action de l’état qui fait défaut, notamment pour la mise en œuvre de la loi de transition énergétique. Au-delà des mots, M. Hollande devrait montrer l’exemple sur le terrain."


12h15. C’est la photo de famille des 150 chefs d’État et de gouvernement. Elle était prévue pour 11h30.


12h10. Euronext, principale Bourse de la zone euro, dévoile la composition de son nouvel indice de sociétés cotées bas carbone "Low Carbon 100". Une actualisation menée par un comité scientifique présidé par Pascal Canfin, ancien ministre du Développement et futur directeur général de WWF. 19 sociétés françaises font partie de l’indice. BP, Shell, Total et Engie en sortent, seules restent British Gas et Statoil. Une évolution symptomatique d’un secteur financier en pleine transformation sur l’enjeu du climat (lire sur AEF).


11h55. "Ensemble faisons de la conférence de Paris le succès historique que le monde attend", c’est par ces mots que Laurent Fabius a conclu la cérémonie d’ouverture de la COP 21. Parmi les conditions de réussite de cette conférence, il en a cité trois :

  • "la première condition du succès, elle est déjà remplie grâce à vous : 150 chefs d’État rassemblés ici malgré la récente tourmente",
  • "la deuxième j’ai confiance qu’elle sera également remplie", c’est celle de la mobilisation des acteurs non-gouvernementaux. "Dans les heures qui viennent des décisions fondamentales, des initiatives très puissantes seront lancées, notamment en ce qui concerne technologies nouvelles, l’innovation, l’énergie solaire, le prix du carbone, toutes prometteuses dans la lutte contre le changement climatique."
  • "reste la troisième condition, la plus difficile. À l’issue de notre conférence, dans 11 petits jours, nous devons parvenir à un accord universel et ambitieux, différencié, juste, durable, dynamique, juridiquement contraignant et faire en sorte qu’en 2100 la température ne s’élève pas de plus de 2 degrés voir 1,5 par rapport à l’ère préindustrielle." "Chacun de ces termes renvoie à des dispositions précises sur lesquels dans le passé nous n’avons pas pu conclure. c’est l’enjeu des discussions que vos ministres et négociateurs vont avoir".

"Comme président de cette COP je devrais être à l’écoute de chacun, impartial et agir pour un compromis ambitieux", a-t-il également indiqué.

"Je crois au succès parce que je l’espère, parce que nous savons tous que la lutte contre le réchauffement climatique est une condition essentielle pour alimenter en nourriture et en eau la planète, pour préserver la biodiversité, pour dissuader les guerres, encourager la paix, donner toutes ses chances au développement soutenable et à la vie. la génération actuelle nous presse d’agir, les générations futures jugeront nos actions, elles nous regardent déjà. le mot historique est souvent galvaudé, ici à Paris il ne n’est pas", a encore indiqué Laurent Fabius.


11h55. Lors d’une conférence de presse à 11 heures, ce matin, le réseau d’ONG Climate action network a appelé les délégués à avancer sur quatre points essentiels : "la question des 100 milliards de dollars d’ici 2020, les financements après-2020, les pertes et dommages et la réduction des émissions." "Il faut sortir des options binaires présentes dans le texte à ce stade sur les pertes et dommages et réfléchir à la suite des financements climat après 2020 : qui doit payer et combien ?", a précisé Tim Gore, pour Oxfam.


11h50. L’Allemagne, la Norvège, la Suède et la Suisse, soutenus par la Banque mondiale, annoncent une initiative intitulée "Transformative Carbon Asset Facility" visant à inciter les pays en développement à mettre en place des plans nationaux de réduction des émissions (énergies renouvelables, transport, efficacité énergétique, gestion des déchets, villes bas carbone) en créant de nouvelles classes d’actifs carbone. Elle devrait démarrer en 2016 avec un engagement initial des quatre premiers pays contributeurs de 250 millions de dollars, l’objectif étant d’atteindre 500 millions de dollars grâce à l’apport d’autres pays contributeurs. La Banque mondiale prévoit alors un effet de levier qui fournira jusqu’à deux milliards de dollars d’investissement et de prêts.


11h30. Ban Ki-moon "exhorte" les chefs d’État et de gouvernement à "donner pour instruction" à leurs ministres et négociateurs "de choisir la voie du compromis, de la mesure, de la souplesse". "L’heure n’est plus aujourd’hui aux atermoiements. […] Nous ne pouvons plus avoir une approche des demi-mesures." Pour le secrétaire général des Nations unies, "Paris doit marquer un véritable tournant".


11h10. Laurent Fabius ouvre la rencontre de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement en salle plénière Seine. Il laisse la parole à Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, puis à François Hollande.

Selon le président français, "nous sommes aujourd’hui à Paris au pied du mur. Un mur fait de l’addition de nos égoïsmes, de nos appréhensions. Il est construit sur l’indifférence, l’insouciance, l’impuissance. Mais il n’est pas infranchissable. Sur vos épaules repose l’espoir de toute l’humanité". "L’équilibre n’est pas facile à trouver mais il nous oblige. Il faut passer d’une mondialisation basée sur la compétition" à un monde plus solidaire, où "il est plus rentable de protéger que de détruire", d’établir "un pacte" entre les pays du Nord et ceux du Sud, un partenariat avec la nature. "Le plus grand danger n’est pas que notre but soit trop élevé et que nous le manquions mais qu’il soit trop bas et que nous l’atteignons", a prévenu le président qui souhaite que "nous allions plus haut" pour l’avenir de la planète.

François Hollande a également donné trois "conditions permettant de dire que la conférence de Paris sera un succès ou pas" :

  1. "nous devons dessiner une trajectoire crédible permettant de contenir le réchauffement sous les 2 °C et si possible sous les 1,5 °C. Il faudra prévoir une évaluation régulière de nos progrès et mettre en place un mécanisme de révision à la hauteur de nos engagements, avec un rendez-vous tous les 5 ans" ;
  2. "nous devons apporter une réponse solidaire. Aucun État ne doit pouvoir se soustraire à ses engagements. Aucun territoire ne doit être laissé seul, notamment les pays les plus vulnérables. L’accord doit être universel, différencié et contraignant" ;
  3. "il faut enfin que toutes nos sociétés se mettent en mouvement : l’ensemble des acteurs économiques, sociaux, et même les grandes consciences. Tout ce qui contribue, ce qui façonne l’esprit public mondial."

10h55. Matthieu Orphelin, porte-parole de la Fédération Nicolas Hulot a présenté lors d’un point presse, à 9h30, les quatre points de l’accord de Paris "essentiels" :

  • prévoir une révision de l’accord tous les cinq ans, dès 2017 ;
  • acter dans l’accord le fait que les 100 milliards de dollars à réunir dès 2020 "ne sont qu’un plancher. Il faut que les pays développés s’engagent à financer davantage" ;
  • donner une véritable place à l’adaptation dans l’accord. "Il faut que son montant - 16 milliards de dollars - double d’ici 2020", pour atteindre entre 30 et 35 milliards de dollars sous forme de dons ;
  • faire du prix au carbone est "un outil important". "Nous allons tout faire pour que les deux phrases de l’accord qui le mentionnent soient préservées". Si la FNH "n’est pas favorable à donner au carbone un prix unique, envoyer un signal prix au carbone est important".

La FNH publie également ce jour une étude sur l’énergie solaire photovoltaïque, selon laquelle celle-ci "pourrait fournir au moins 25 % de l’électricité mondiale en 2050 au lieu des 5 % envisagés dans la plupart des scénarios prospectifs". Elle estime le coût complet d’une centrale solaire à horizon 2050 entre 35 et 50 dollars par MWh, soit deux fois moins qu’aujourd’hui (autour de 70-80 dollars par MWh). Pour la France, la FNH estime que d’ici 2050, elle pourrait installer entre 20 et 25 GW de capacité de production solaire, contre 5,8 GW fin 2015, "sans bouleverser le réseau".

Interrogé sur le cas de la vingtaine de militants écologistes assignés à résidence, Matthieu Orphelin dénonce le "zèle" de certains préfets à leur égard. "Si des militants pour le climat sont assignés à résidence, cela ne nous paraît pas normal. La fondation demande qu’il n’y ait pas de zèle des préfets sur les militants pour le climat."


10h42. Laurent Fabius lève la séance d’ouverture de la COP 21. À 11h00 doit débuter la rencontre de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement en salle plénière Seine.

Les dirigeants continuent à arriver au Bourget. Le Premier ministre français Manuel Valls accueille notamment son homologue israélien Benyamin Netanyahou.


10h35. Le Prince de Galles est le quatrième intervenant. "Je demande de prendre en compte les intérêts des jeunes générations", déclare-t-il. "L’humanité doit face à de nombreuses menaces mais aucune n’est plus importante que le changement climatique." Il dénonce les subventions aux énergies fossiles : "Notre action doit être basée sur le bon sens."



10h30. C’est au tour de Christina Figueres, secrétaire exécutive de la Ccnucc de s’exprimer. Après avoir prononcé en français les mots "bonjour et bienvenue à la COP 21", elle lance aux délégués que "les yeux de millions de personnes dans le monde sont sur vous", "littéralement".

"L’année 2015 a permis de voir l’irréversibilité de l’engagement. Mais la tâche n’est pas finie. C’est à vous de capturer ce progrès et de tracer une claire destination et un calendrier prévisible qui réponde à l’urgence." Elle ajoute : "Jamais le monde n’avait compté une tâche si grande dans les mains de si peu de gens. Le monde compte sur vous."


10h20. Laurent Fabius prononce son premier discours en tant que président de la COP 21. Rôle qu’il tiendra tout au long de l’année 2016 s’il reste ministre des Affaires étrangères après les élections régionales.

"Cette conférence de Paris est particulière car au terme du mandat fixé à Durban en 2011 il nous faut trouver un protocole, un instrument juridique ou une solution concertée ayant force juridique", rappelle-t-il. "Nous n’avons que 11 petits jours et même moins, le temps de traduire le texte dans toutes les langues."

Laurent Fabius résume la présidence française en quatre mots : "Je serai à l’écoute de chacun, veillerai à ce que tous les points de vue soient pris en compte. Nous assurons une présidence impartiale et respectueuse de tous. Le deuxième mot c’est la transparence. Nous n’avons aucun plan secret ni texte caché […]. Le troisième terme c’est l’ambition. L’enjeu est trop grand pour se contenter d’un accord a minima. Enfin, la présidence française fera tout pour faciliter un compromis."

"Il faudra avancer vite cette semaine, traiter la substance. La présidence française et le secrétariat exécutif seront à votre écoute." Laurent Fabius appelle les délégués à lui remettre un texte de négociations d’ici samedi 5 décembre, qui sera ensuite transmis aux ministres


10h15. Manuel Pulgar-Vidal prononce "ses derniers mots" comme président de la COP20 et devrait passer le relais à la France. Mais il restera présent durant toute la COP 21 puisque Laurent Fabius lui a demandé de rester à ses côtés, dimanche 29 novembre, pour poursuivre le tandem France-Pérou, pays du nord-pays du sud.

Laurent Fabius avait salué dimanche 29, lors de la plénière d’ouverture des négociations techniques, "la compétence, la précision, la générosité, et la bonne humeur" de Manuel Pulgar-Vidal. Laurent Fabius est désigné président de la COP 21 par acclamation des délégués.


10h00. Ouverture officielle de la COP 21, 21e conférence des parties (Conference of the parties) à la convention climat, dite Ccnucc. Les délégués arrivent nombreux.

Manuel Pulgar-Vidal, ministre péruvien de l’Environnement et président de la COP 20, ouvre la séance plénière en salle Loire (la petite), alors que les chefs d’État sont attendus en salle plénière Seine (2 000 places).



9h50.


9h45. Parmi les nombreuses annonces de ce lundi, la Banque mondiale lancera un "Business plan pour le climat en Afrique".


9h25. Arrivée de Barack Obama au Bourget :



9h20. Vous pouvez consulter ici la liste des 150 intervenants à l’occasion de ce "leader’s event". Parmi eux : Recep Tayyip Erdogan (Turquie), Mahmoud Abbas (Palestine), Shinzo Abe (Japon), Malcom Bligh Turnbull (Australie), Alexis Tsipras (Grèce), Abdelmalek Sellal (Algérie), Barack Obama (États-Unis), Abdel Fattah El Sisi (Egypte), Angela Merkel (Allemagne) Vladimir Poutine (Russie), Benjamin Netanyahu (Israël), David Cameron (Royaume-Uni).


Depuis 8h00, François Hollande, Ban Ki-moon, Ségolène Royal et Christiana Figueres accueillent un par un les 150 chefs d’État et de gouvernement.


9h00. Bienvenue sur le live d’AEF. Le programme au Bourget est très chargé.

Voici pour commencer le programme de François Hollande :

  • 8h00 Accueil par le président de la République et par le secrétaire général des Nations unies des chefs d’État et de gouvernement invités
  • 11h00 Ouverture en présence des chefs d’État et de gouvernement de la COP 21
  1. Minute de silence en hommage solennel aux victimes des attentats terroristes.
  2. Allocution du président de la République
  • 11h30 Photographie de famille.
  • 12h00 Déclarations nationales des chefs d’État et de gouvernement
  • 13h30 Déjeuner en l’honneur des chefs d’État et de gouvernement
  • 14h45 Déclarations nationales des chefs d’État et de gouvernement
  • 16h00 Initiative "mission innovation" coprésidée avec le président Obama et l’engagement de Bill Gates, en présence notamment du Premier ministre indien et d’une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement
  • 17h00 Lancement conjoint de l’Alliance solaire internationale par le Premier ministre indien et le président français, en présence des chefs d’État et de gouvernement porteurs du projet
  • 18h15 Panel des leaders mondiaux sur le prix carbone, à l’initiative de la Banque mondiale, en présence des chefs d’État membres du Panel, dont le président français, le président de Chine et la Chancelière allemande
  • 19h30 Dîner avec Barack Obama, président des États-Unis

 

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Claire Avignon, journaliste