Politique de cookies
Le groupe AEF info utilise des cookies pour vous offrir une expérience utilisateur de qualité, mesurer l’audience, optimiser les fonctionnalités et vous proposer des contenus personnalisés. Avant de continuer votre navigation sur ce site, vous pouvez également choisir de modifier vos réglages en matière de cookies.
Politique de protection des données personnelles

Paramétrer Tout accepter

Service abonnements 01 83 97 46 50

Revenir en haut de la page
Home| Social / RH| Politiques de l’emploi| Dépêche n°511303

Élections régionales : les propositions formation-apprentissage-emploi des candidats en Île-de-France

Apprentissage, formation professionnelle, emploi. Voici une synthèse des propositions des principaux candidats aux élections régionales en Ile-de-France des 6 et 13 décembre 2015. Valérie Pécresse (LR) souhaite obliger les entreprises qui bénéficient d’une subvention ou concluent un marché public avec le conseil régional de recruter au moins un alternant ou un stagiaire. Claude Bartolone (PS) promet de faciliter l’évolution de l’offre de formation des CFA et de financer le logement des adultes qui suivent une formation diplômante. L’apprentissage devrait être accessible dès 14 ans, selon Wallerand de Saint Just (Front national), tandis que le Front de gauche souhaite développer les lycées professionnels face aux CFA. Pour les écologistes, Emmanuelle Cosse (EELV) veut développer les formations initiale et continue qui mènent aux nouveaux métiers de la transition écologique.

Les Républicains

Apprentissage. La tête-de-liste des Républicains (ex-UMP), du Modem et de l’UDI, Valérie Pécresse, conseillère régionale sortante et députée des Yvelines, souhaite développer l’apprentissage "y compris dans le supérieur", pour permettre aux jeunes d’accéder à l’emploi tout en finançant leurs études. Pour faciliter les embauches, les PME seront dispensées de toute formalité administrative via un "chèque apprenti".

Valérie Pécresse propose aussi de créer un "contrat d’apprentissage senior" pour les salariés en reconversion.

Toutes les entreprises qui reçoivent une subvention ou concluent un marché avec le conseil régional devront recruter au moins un jeune en stage, en contrat d’alternance ou en apprentissage, afin de lutter contre les inégalités d’accès à l’emploi ou à la formation.

Valérie Pécresse largement en tête du premier tour, selon Ipsos

Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France, réalisé entre le 19 et le 21 novembre 2015, Valérie Pécresse obtiendrait 33 % des voix à l’issue du premier tour, Claude Bartolone et Wallerand de Saint Just 22 % chacun, Pierre Laurent 7,5 % et Emmanuelle Cosse 6 %.

Formation continue. "Nous doublerons l’effort de formation de la région pour proposer aux demandeurs d’emploi une formation adaptée aux 100 000 emplois non pourvus chaque année en Île-de-France, notamment dans l’informatique et les services à la personne", promet Valérie Pécresse. En outre, les formations "qui ne débouchent sur rien" seront fermées "en lien avec les partenaires sociaux", pour "concentrer les moyens sur les secteurs qui recrutent".

Emploi. Les contrats aidés "emploi tremplin" seront réservés aux entreprises "pour garantir aux jeunes un emploi durable" (le dispositif actuel étant également ouvert aux associations). Par ailleurs, l’emploi des personnes en situation de handicap sera érigé en grande cause régionale lors de la conférence sociale début 2016.

Pour créer les emplois de demain, les Républicains souhaitent soutenir les filières d’excellence dans l’industrie (aéronautique et spatial, véhicule et énergies du futur, bio-technologies, métiers de la création, numérique, tourisme) et l’agriculture (agro-alimentaire, bio-matériaux, bio-énergie).

En outre, la candidate à la présidence de la région envisage de s’entourer d’un "conseil de dirigeants de grands groupes et de PME, français et internationaux, pour identifier la meilleure stratégie économique régionale". Dès le début du mandat, elle réunira les acteurs économiques et sociaux pour définir les "grandes orientations en matière d’emploi, de formation et de conditions de travail".

Parti socialiste

Apprentissage. Claude Bartolone, chef de file des socialistes et des radicaux de gauche - Jean-Paul Huchon ne se représentant pas-, veut conditionner les aides régionales à l’embauche d’apprentis. Des accords avec les branches professionnelles seront mis en place.

La carte des formations sera assouplie pour ouvrir des cursus dans les domaines où de nombreux emplois sont non pourvus, comme le propose l’association régionale des directeurs de CFA (lire sur AEF). Les sections d’apprentissage dans la transition énergétique, l’aéronautique et le numérique devront être privilégiées.

La démarche "qualité de l’apprentissage" qui permet de réduire les ruptures de contrat d’apprentissage sera généralisée dans tous les CFA et la formation des nouveaux maîtres d’apprentissage sera encouragée. L’achat de tablettes numériques pour les apprentis sera généralisé. Pour améliorer les conditions de vie des apprentis, la région pourrait financer la création de 1 000 logements pour les apprentis et les jeunes en insertion à proximité des lieux de formation, des transports, des emplois.

Formation continue. Les socialistes franciliens proposent de créer un "pack seconde chance" pour les adultes qui souhaitent "reprendre une formation diplômante". Le logement, la mutuelle et les frais d’inscription seront pris en charge par le conseil régional. Les formations courtes, gratuites et diplômantes, réalisées en partenariat avec les professionnels seront soutenues. Le taux d’embauche à la sortie de la formation sera un des critères d’évaluation pour l’attribution des aides régionales.

Claude Bartolone souhaite aussi créer huit cités des métiers "arrimées à des bassins d’emploi en plein essor qui garantiront une formation qualifiante et un emploi durable". Toujours en matière d’orientation, la région pourrait mettre en place un "passeport de l’orientation" numérique "permettant à chaque jeune francilien d’être accompagné et conseillé dans ses démarches vers la formation et l’emploi".

Emploi. Les entreprises qui candidatent aux aides régionales et aux marchés publics régionaux devront respecter à la fois leurs obligations en termes d’égalité professionnelle et des critères sociaux et environnementaux. La région "assurera l’accès à la commande publique régionale pour les associations, les acteurs de l’ESS mais aussi les entreprises d’insertion par l’activité économique". Claude Bartolone s’engage aussi à créer 5 000 emplois jeunes.

Front national

Apprentissage. Wallerand de Saint Just, conseiller régional sortant de Picardie, propose d’ouvrir l’apprentissage dès 14 ans avec un tutorat renforcé et une scolarité recentrée sur les fondamentaux. Les apprentis devraient avoir la possibilité de réintégrer un cycle long ou la poursuite, dans une branche professionnelle choisie, d’un cursus supérieur.

Par ailleurs, les fonds libres de la taxe d’apprentissage gérés désormais par les Opca devraient être fléchés uniquement vers les CFA de l’artisanat, de l’agriculture et du BTP adossés à des petites entreprises. "Il convient de confier la répartition et la gestion des alternants aux chambres de métiers et de l’artisanat."

Formation continue. Le Front national veut faciliter le recours à la formation professionnelle qualifiante dans les petites et très petites entreprises par l’embauche en CDD couvrant la durée de la formation, financé par Pôle emploi. Il faudrait aussi "mettre fin aux dérives constatées de la formation professionnelle continue dans l’entreprise". La formation qualifiante, "y compris les formations transversales qui permettent de se spécialiser sont à charge principale de l’employeur car proposé par lui", selon Wallerand de Saint Just.

Emploi. Il préconise la création d’une "activité sociale formatrice" qui constituerait la contrepartie sociale utile pour les bénéficiaires des minima sociaux : allocataire du RSA, chômeurs en fin de droits, aides aux paiements de l’eau, de l’électricité….

Écologistes

Apprentissage. Emmanuelle Cosse, conseillère régionale sortante, souhaite d’abord favoriser la qualité et non la quantité de l’apprentissage en renforçant l’accompagnement des jeunes par les employeurs. S’agissant des CFA, la promotion de l’égalité femmes-hommes et la sensibilisation à la lutte contre les discriminations devraient être renforcées.

Formation continue. La formation professionnelle et l’apprentissage "doivent jouer un rôle central dans la conversion écologique et énergétique de notre société", estime EELV. Pour cela, il faut promouvoir les formations qui ouvrent aux nouveaux métiers de la transition écologique et énergétique : agriculture biologique, écoconstruction et rénovation thermique, éco-conduite, services à la personne, communication…

Sur le modèle de la garantie jeune, les personnes éloignées de l’emploi devraient pouvoir bénéficier d’un accès garanti à la formation.

Emploi. Les aides régionales à l’installation d’entreprises seront orientées en priorité vers les zones à fort taux de chômage et vers le financement des PME-PMI, artisans, petits commerçants locaux, entreprises de l’ESS et entreprises agissant dans le cadre de la transition écologique de l’économie.

Les entreprises d’insertion devraient bénéficier d’un accès privilégié aux marchés publics et les cahiers des charges des marchés publics devraient inclure davantage de critères sur les conditions de travail et la lutte contre les discriminations.

Front de Gauche et Alternatifs

Apprentissage. Pierre Laurent, chef de file de la liste Front de gauche et alternatifs, veut favoriser l’ouverture de sections dans l’enseignement professionnel sous statut scolaire. "Depuis des années, la stratégie des gouvernements successifs et des conseils régionaux est de soutenir les CFA privés au détriment des lycées professionnels", déplore-t-il.

Orientation. "Nous poursuivrons la bataille pour défendre et renforcer le service public national d’orientation, les CIO et les conseiller-e-s d’orientation psychologues qui contribuent en amont à la réussite des élèves et à l’élaboration progressive de leurs projets", affirme le Front de gauche. En outre, la carte et le contenu des formations professionnelles "doivent faire l’objet d’un large débat démocratique".

Formation professionnelle. Le Front de gauche propose d’organiser des états généraux de la formation professionnelle pour "inventer ensemble les formations et les emplois de demain". Les salariés non indemnisés devraient bénéficier d’une rémunération lors de leur formation.

Emploi. Les aides régionales pourraient être "attribuées aux entreprises favorisant l’emploi stable, les bonnes conditions de travail et l’insertion professionnelle des jeunes". Pierre Laurent souhaite rendre plus contraignante la clause sociale d’insertion dans les marchés publics et l’élargir à des critères environnementaux.

L'ensemble des listes déposées à la préfecture d'Île de France et les programmes des 13 candidats aux élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 sont disponibles à cette adresse : http://www.programme-candidats.interieur.gouv.fr/index.html#!/elections/1/regions/11

à découvrir
Assurance chômage : "Trois mois de sursis supplémentaires pour les chômeurs mais toujours aucune avancée" (MNCP)

"Trois mois de sursis supplémentaires pour les chômeurs mais toujours aucune avancée", réagit le MNCP, lundi 26 octobre 2020, après l’annonce d’un nouveau report de la réforme de l’assurance chômage (lire sur AEF info). Alors que le nombre de précaires "ne cesse d’augmenter", que la crise sanitaire et ses conséquences "ne laissent entrevoir aucune trêve" et que cette réforme de l’assurance chômage "rassemble contre elle l’unanimité du monde syndical et associatif", le gouvernement "reste convaincu de son bien-fondé", regrette le mouvement national des chômeurs et précaires. Cette réforme est une "atteinte grave aux droits des chômeurs et des plus précaires", ajoute-t-il. Elle devient "encore plus fatale" dans un contexte de crise. Le MNCP continue donc à "réclamer l’annulation complète" de la réforme et la construction d’une assurance chômage "plus juste et pour tous".

Lire la suiteLire la suite
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Florianne Finet, journaliste