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Home| Sécurité globale| Sécurité privée| Dépêche n°510746

Selon le Cofis, le secteur de la sécurité français pèse, dans son ensemble, 60 milliards d'euros

Le poids économique de l’industrie et des services marchands de la sécurité est évalué à un chiffre d’affaires d’environ 30 milliards d’euros en 2013, indique une étude économique réalisée pour le Cofis et dévoilée jeudi 19 novembre 2015. Le secteur marchand de la sécurité représente également 300 000 emplois, pour un chiffre d’affaires réalisé pour moitié à l’export, souligne également cette étude réalisée par les cabinets Décision et Pierre Audoin consultants. Retrouvez, dans cette dépêche, nos infographies sur la filière de sécurité.

Globalement, la filière sécurité est évaluée dans cette étude, dont AEF a eu copie, à un poids financier de 60 milliards d’euros pour un million d’emplois publics et privés, tandis que la seule industrie ne représente qu’un chiffre d’affaires d’environ 21 milliards d’euros et 125 000 emplois. Les services publics de sécurité, la police, la justice, les militaires, les douanes, la sécurité civile et les garde-côtes totalisent des budgets d’environ 28 milliards d’euros pour un effectif de 650 000 personnes. La réalisation de cette "cartographie" de la filière nationale de sécurité constituait le premier axe de la feuille de route du Cofis pour les années 2013-2014 (lire sur AEF).


UNE FILIÈRE HÉTÉROGÈNE

Cette étude souligne que la filière de sécurité rassemble "des organismes et entreprises très hétérogènes", allant des fabricants de vêtements et d’équipements de protection aux fournisseurs de produits et services de cybersécurité, sans oublier les sociétés de sécurité privée, les services de police ou encore la sécurité civile. Ce marché a été divisé en cinq catégories : les produits de sécurité, physiques et électroniques ; les produits et solutions de cybersécurité ; les services de cybersécurité ; les services privés de sécurité ; les services publics de sécurité. Le "cœur" industriel de la filière rassemble les trois premières catégories de cette segmentation, soit environ 1 100 entreprises.

Quant aux 4 500 entreprises étudiées dans le cadre de cette analyse sur la filière industrielle de sécurité, elles sont à 27 % positionnées sur les produits et solutions physiques, à 35 % sur les produits et solutions électroniques, et à 25 % sur les produits et services de cybersécurité. Les auteurs de l’étude remarquent en outre que "60 % de ces entreprises sont spécialisées à 100 % dans la sécurité, certaines exerçant aussi pour la défense" et que dix entreprises réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 500 millions d’euros.

Voici une infographie représentant le poids respectif – en budget ou chiffre d’affaires exprimés en million d’euros de chaque catégorie et chaque segment de la filière sécurité identifié par l’étude (rafraîchissez la page pour revenir en arrière dans l’infographie) :


Ce marché est en croissance : "Depuis les débuts des années 2000, le chiffre d’affaires du secteur de la sécurité ne cesse de croître, notamment celui de la cybersécurité", remarque ce document. "Pour la période 2013-2020, sa croissance devrait atteindre 5 % en moyenne, le secteur étant durablement tiré par la cybersécurité (10,5 %) et les produits électroniques, logiciels et système (6 %), avec l’émergence de nouveaux produits connectés", ajoute cette étude.

UN POTENTIEL DE 52 000 NOUVEAUX EMPLOIS

Les auteurs estiment le potentiel d’emplois nouveaux de la filière à 52 000 d’ici 2020, dont 24 000 dans les systèmes et les produits, 12 000 dans la cybersécurité et 16 000 dans les services. La filière avait par contre perdu entre 15 000 et 20 000 emplois dans le secteur marchand entre 2008 et 2013. "Les pertes d’emplois ont été surtout des emplois peu qualifiés dans les services de gardiennage qui ne créeront sans doute pas de nouveaux postes dans la période à venir, et les nouveaux emplois seront des emplois qualifiés voire très qualifiés dans les segments porteurs", pointent-ils.

"Dans la période à venir, la filière sécurité française poursuivra sa mutation, poursuivent les auteurs. Essentiellement constituée dans le passé de moyens de gardiennage humains avec une industrie concentrée sur la protection physique et quelques réponses à des menaces ponctuelles comme la sécurité du transport aérien, la filièresécurité doit désormais répondre à des menaces et à des risques nouveaux."

"Elle doit le faire avec de nouveaux types de services, mais surtout avec un large éventail de technologies et de produits nouveaux qui permettent une détection plus sûre et plus rapide, un traitement plus performant des informations avec la transformation numérique et des interventions plus ciblées et plus efficaces", ajoute ce document.

PRÉCONISATIONS EUROPÉENNES

Les auteurs de l’étude recommandent également de développer une "politique industrielle d’envergure européenne identifiant les domaines stratégiques et les actions à mener". Cette politique permettrait ainsi "l’accélération des cycles d’innovation et de financement, la promotion des solutions françaises et européennes, le soutien ainsi que la protection des 'pépites', et la réduction de certaines contraintes". Ils préconisent en outre de "conquérir davantage le marché international en améliorant sa visibilité et en développant les synergies interentreprises pour y parvenir".

 


Cette cartographie devrait être pérennisée, à l’avenir, sous la forme d’un observatoire économique des industries de sécurité et de cybersécurité. "Je souhaite que cette idée prenne corps très bientôt", a ainsi indiqué Louis Gautier, le SGDSN.

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Gabriel Thierry, journaliste