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Légitime défense, port de l’arme, moyens : les déclarations de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, mardi 17 novembre 2015

Le gouvernement va débattre de la possibilité pour les membres des forces de l’ordre de garder leur arme lorsqu’ils ne sont pas en service "à l’occasion des dispositifs législatifs que nous allons présenter" pour réformer la légitime défense (lire sur AEF) indique le ministre de l’Intérieur sur France Info, mardi 17 novembre 2015. Sur la légitime défense, Bernard Cazeneuve rappelle son souhait de "définir les conditions de droit" permettant aux policiers de "neutraliser" rapidement les terroristes en action. Interrogé sur France Inter, le Premier ministre précise quant à lui qu’il ne faut pas "laisser croire que c’est cela qui aurait permis de traiter autrement l’attaque de vendredi soir." Manuel Valls revient également sur les annonces de François Hollande et estime que "pour assurer la sécurité des Français, parfois, on doit restreindre un certain nombre de nos libertés".

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"Certaines fiches S peuvent être créées sur la base d’un simple renseignement non recoupé" (Manuel Valls)

"Les fiches S sont un outil de surveillance absolument indispensable pour les services de gendarmerie, de police et de douane. Elles sont créées sans juge, sur une base purement administrative", indique le Premier ministre, Manuel Valls sur RTL, lundi 16 novembre 2015. "Il y en a 10 500, dont certaines peuvent être créées sur la base d’un simple renseignement non recoupé, d’une première suspicion", précise-t-il. Il répond ainsi à la proposition de Nicolas Sarkozy de placer les individus faisant l’objet d’une fiche S en "résidence surveillée, assignés à résidence chez eux, avec un bracelet électronique" (lire sur AEF). Le président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas, souligne également qu'une fiche S "est un élément de surveillance, ce n’est pas un élément de culpabilisation".

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