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Le ministère de l’Intérieur évoque avec le président de l’AMF la circulaire détaillant les mesures de l’état d’urgence

Bernard Cazeneuve a rencontré, lundi 16 novembre 2015, François Baroin, président de l’AMF (Association des maires de France), afin de "préciser les dispositions qui seront prises dans les territoires au terme de la mise en place de l’état d’urgence". "Il est tout à fait indispensable que l’administration de l’État travaille en très étroite liaison avec les élus et notamment les maires pour assurer un haut niveau de protection des Français", a déclaré le ministre de l’Intérieur à l’issue de cette rencontre. Bernard Cazeneuve évoque également la circulaire adressée aux préfets détaillant les conditions d’application de l’état d’urgence dans leur territoire.

"On a adressé ce matin une circulaire aux préfets leur demandant de réunir dans la semaine les maires et les parlementaires du ressort de leur territoire, de manière à leur communiquer toutes les informations utiles concernant la mise en œuvre de l’état d’urgence, et répondre à toutes leurs questions", signale Bernard Cazeneuve à l’issue d’une réunion avec François Baroin. Le ministre de l’Intérieur souhaite que les maires puissent "faire remonter aux préfets l’ensemble de leurs interrogations, l’ensemble des besoins qui s’expriment sur notre territoire concernant l’adaptation de notre dispositif de sécurité".

"L’ENTIÈRE COLLABORATION DES MAIRES AUPRÈS DE L’ÉTAT"

Cette circulaire datée du 14 novembre 2015, portée à la connaissance d’AEF, détaille les "étendues des compétences attribuées selon les parties du territoire métropolitain concernées" (lire sur AEF). Adressée aux préfets, elle leur rappelle notamment qu’ils sont "compétents" pour "interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté", "instituer, par arrêté, des zones de protection ou de sécurité où le séjour est réglementé", et "interdire le séjour, dans tout ou partie du département, à toutes personnes cherchant à entraver, de quelque manière que ce soir, l’action des pouvoirs publics".

"J’ai assuré le ministre de la pleine et entière collaboration des maires aux côtés de l’État dans l’application du décret de l’état d’urgence. Nous l’avons fait dès samedi avec la décision partagée, à la demande de l’État, du report du congrès des maires", déclare François Baroin (lire sur AEF). L’association des maires de France, qu’il préside accompagnera "l’organisation rapide, dans les jours et les heures qui viennent, de la mobilisation autour des préfets sur l’organisation de la vie au quotidien dans les communes de France". "Nous devons nous adapter à une situation exceptionnelle."

En outre, l’AMF organise, mercredi 18 novembre 2015, "une réunion exceptionnelle des maires de France pour exprimer leur profond attachement aux valeurs de la République". "Ce rassemblement témoignera de la mobilisation des maires et des présidents d’intercommunalité, aux côtés de l’État, pour assurer la sécurité de nos compatriotes et de leur engagement pour les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité qui font la force de notre République", indique l’association dans un communiqué.

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"Certaines fiches S peuvent être créées sur la base d’un simple renseignement non recoupé" (Manuel Valls)

"Les fiches S sont un outil de surveillance absolument indispensable pour les services de gendarmerie, de police et de douane. Elles sont créées sans juge, sur une base purement administrative", indique le Premier ministre, Manuel Valls sur RTL, lundi 16 novembre 2015. "Il y en a 10 500, dont certaines peuvent être créées sur la base d’un simple renseignement non recoupé, d’une première suspicion", précise-t-il. Il répond ainsi à la proposition de Nicolas Sarkozy de placer les individus faisant l’objet d’une fiche S en "résidence surveillée, assignés à résidence chez eux, avec un bracelet électronique" (lire sur AEF). Le président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas, souligne également qu'une fiche S "est un élément de surveillance, ce n’est pas un élément de culpabilisation".

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Thibaut Chevillard, journaliste