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Les principales réactions des chefs de parti politique à l’issue de leur entretien avec François Hollande

Le président de la République s’est entretenu, dimanche 15 novembre 2015, avec les principaux chefs de partis politiques. François Hollande a rencontré un à un Nicolas Sarkozy (Les Républicains), François Bayrou (Modem), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Marine Le Pen (FN), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), Jean-Michel Baylet (Parti radical de gauche) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France). Voici le détail des principales propositions formulées auprès du président de la République.

"J'ai dit au président Hollande qu’il me semblait qu’on devait construire des réponses adaptées, ce qui veut dire une inflexion de notre politique étrangère, des décisions au plan européen, et des modifications drastiques de notre politique de sécurité, dans le respect des convictions qui sont les nôtres", indique Nicolas Sarkozy à l’issue d’une réunion avec François Hollande, dimanche 15 novembre 2015 (lire sur AEF).

"PRINCIPE DE PRÉCAUTION"

"Sur le plan de la sécurité intérieure, j’ai formulé quelques propositions", indique le président des Républicains, précisant simplement qu’il les présenterait prochainement aux Français. "Mais nous devons tirer les conséquences des failles et adapter notre dispositif sur tous ceux qui consultent des sites djihadistes, ceux qui font le djihad", signale-t-il, ajoutant que "le principe de précaution doit s’appliquer aussi pour la sécurité des Français".

"Sur le plan international, il me semble que nous devons tirer les conséquences de la situation en Syrie. Nous avons besoin de tout le monde pour exterminer Daesh et notamment des Russes", poursuit Nicolas Sarkozy. "L’Europe doit se ressaisir et déterminer les conditions d’une nouvelle politique de l’immigration. Il n’y a pas de liens naturellement. Mais le problème se pose. La vague migratoire liée à la situation syrienne, nous devons la maîtriser ensemble."

LE FN DEMANDE LE RÉTABLISSEMENT DES CONTRÔLES AUX FRONTIÈRES

Marine Le Pen a présenté de son côté des propositions "touchant à l’existence pérenne de nos frontières, car elles semblent être utiles contrairement à ce qu’on nous avait dit jusqu’à présent". "Les contrôles ont été rétablis, pour un certain temps du moins, ce qui démontre l’efficacité de l’existence de nos frontières", explique la présidente du Front national. "Nous avons aussi réclamé le rétablissement des moyens accordés à l’armée, à la police, à la douane, moyens qui se sont effondrés sous Nicolas Sarkozy et qui ont continué à s’amenuiser sous le mandat de François Hollande", poursuit Marine Le Pen.

La présidente du Front national a également demandé à François Hollande de prendre "des mesures extrêmement fermes", "à l’égard de ceux qui, étrangers ou binationaux, sont, sur notre territoire, détectés comme radicalisés", et "à l’égard des structures qui soutiennent le fondamentalisme islamiste". Enfin, Marine Le Pen a mis en garde le président contre une éventuelle "infiltration terroriste" parmi les migrants accueillis en Europe.

LE CENTRE PROPOSE LA CRÉATION D’UNE "GARDE NATIONALE"

"Nous n’avons pas les moyens de surveiller et de sécuriser l’ensemble du territoire national, des lieux de transports, des lieux publics", explique Jean-Christophe Lagarde à l’issue de la réunion avec François Hollande. "Nous lui avons suggéré, comme cela s’est déjà fait dans notre histoire et dans d’autres pays, qu’on puisse créer une garde nationale qui permette aux citoyens de venir relayer les forces de l’ordre." Cette garde serait "équipée, entraînée, formée, encadrée", indique le président de l’UDI.

François Bayrou a également proposé au président de la République de "réfléchir à ce que les États-Unis appellent 'garde nationale', c’est-à-dire une réserve militaire notamment à base de réservistes" (lire sur AEF). Ces derniers "pourraient être utilisés pour garder des monuments" de façon à décharger "les forces armées". Le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, estime pour sa part qu’il est nécessaire de réfléchir "à la manière dont l’ensemble des Françaises et des Français peuvent être associés à une sorte de défense civile, il faudra peut-être appeler un certain nombre de réservistes". 

Jean-Luc Mélenchon a expliqué au président de la République qu'"on ne peut pas espérer qu'il y ait de moyen de se prévenir de nouvelles agressions. C'est donc à la racine qu'il faut traiter le problème". "L'État d'urgence pour trois mois, ce n'est plus l'urgence. C'est un état permanent", ajoute le président du Parti de gauche qui indique sur son compte Twitter avoir "fait part de [son] scepticisme" à François Hollande. Il estime également que "les forces de police et d'armée sont à bout de souffle" et qu'il faut "mettre les moyens nécessaires".



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Thibaut Chevillard, journaliste