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Port de l’arme, légitime défense : les revendications des syndicats de police après les attentats survenus à Paris

Plusieurs syndicats de police demandent, samedi 14 novembre 2015, que les policiers puissent porter leur arme même lorsqu’ils ne sont pas en service. "L’aménagement, pour ceux de nos collègues qui le souhaitent, de la possibilité réglementaire d’être porteurs de leur arme de service en tout temps et en tous lieux – que nous sollicitons depuis de nombreux mois — doit se concrétiser très rapidement", écrivent ainsi les syndicats de police membres de l’Unsa – notamment le SCPN, principal syndicat de commissaires, et l’Unsa police, syndicat de gardiens de la paix — dans un communiqué. Une position partagée par Alliance police nationale (CFE-CGC) et Alternative police (CFDT). L’ensemble des organisations saluent par ailleurs l’action des forces de l’ordre à l’occasion des attaques.

Les attaques survenues à Paris, vendredi 13 novembre 2015, "ne font que renforcer notre détermination à porter – sans haine ni crainte — toutes dispositions de nature à accroître l’efficacité des forces de l’ordre et, partant, leur protection comme celle de nos concitoyens", écrivent les syndicats de police rattachés à l’Unsa, samedi 14 novembre 2015.

Un policier victime

Le SCPN et Alternative police annoncent, samedi 14 novembre 2015, qu’un gardien de la paix affecté à la direction territoriale de la sécurité publique de la Seine-Saint-Denis a trouvé la mort lors de l’une des attaques alors qu’il était attablé à l’un des bars pris pour cible. Par ailleurs, le SCPN indique qu’un commissaire de police qui assistait au concert au Bataclan a été grièvement blessé par balle.

LÉGITIME DÉFENSE

"Il y a des mesures à prendre pour les policiers. Il faut revoir leurs conditions pour la légitime défense. Nous sommes en état d’infériorité par rapport à des terroristes", déclare le secrétaire général d’Alliance police nationale, syndicat majoritaire chez les gardiens de la paix, sur Europe 1. Et Jean-Claude Delage de poursuivre : "Le ministre de l’Intérieur doit dire aux policiers 'Portez votre arme en permanence !' Aujourd’hui, dans les transports, dans la rue, il faut qu’on autorise les policiers à être armés. C’est une demande des policiers pour protéger la population, c’est une nécessité aujourd’hui." "Nous avons besoin de mesures exceptionnelles", ajoute Jean-Claude Delage.

"Il est impérieux que les policiers soient armés en tout temps et en tout lieu", juge également l’organisation Alternative police. Le syndicat de gardiens de la paix "demande que les policiers bénéficient de tous les moyens juridiques et matériels pour intervenir sans délai, partout sur le territoire, afin d’empêcher tout nouvel acte de terrorisme […]. Les policiers doivent être en capacité d’être en situation de riposte face à la menace terroriste."

HOMMAGE AUX POLICIERS INTERVENUS

"Unité SGP police-FO tient à féliciter tous les policiers qui ont œuvré avec sang-froid et professionnalisme pour neutraliser [des] individus dangereux, protéger les personnes présentes aux alentours et les conduire en sécurité ou vers les cellules de crise mises en place", souligne le deuxième syndicat de gardiens, samedi 14 novembre 2015. "L’unité des organisations syndicales doit être la priorité pour rendre hommage aux nombreuses victimes."

Jean-Claude Delage (Alliance) fait part de son "grand respect" et de sa "considération" aux policiers qui sont intervenus lors des différentes attaques. "Nous saluons le courage et l’abnégation de l’ensemble des effectifs policiers et de secours intervenants", écrivent de leur côté les syndicats de l’Unsa.

Le SCSI-CFDT, majoritaire chez les officiers, indique avoir "remis ses personnels à la disposition du ministère de l’Intérieur pour venir soutenir la mobilisation et l’action des forces de sécurité". Synergie officiers, deuxième syndicat d’officiers, rattaché à la CFE-CGC, "rend hommage et apporte tout son soutien aux policiers" qui ont affronté des "scènes de guerre" à Paris. L’organisation "tient à souligner l’engagement total de toutes les forces de police de la République".

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Clément Giuliano, journaliste