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État d’urgence, contrôles aux frontières, effectifs : Bernard Cazeneuve détaille le dispositif en cours

L’état d’urgence, "d’application immédiate", permet notamment aux préfets de département de mettre en place un "couvre-feu dans les secteurs qui leur paraîtraient exposés à des risques importants de trouble à l’ordre public", annonce Bernard Cazeneuve, samedi 14 novembre 2015. Le ministre de l’Intérieur s’exprimait pour présenter les principales mesures de sécurité publique mises en œuvre depuis les attaques survenues à Paris la veille (lire sur AEF). "Une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte sous l’autorité du procureur de Paris. Elle permettra d’éclairer toutes les circonstances de cet acte barbare. François Molins s’exprimera sur cette enquête en temps voulu. L’objectif est la plus grande transparence", indique-t-il par ailleurs.

"C’est l’ensemble des forces de sécurité du pays qui sont en alerte maximale. Tous les policiers, les gendarmes, les sapeurs-pompiers et les militaires sont engagés pour neutraliser les terroristes et assurer la protection des Français", annonce le ministre de l’Intérieur, samedi 14 novembre 2015. Bernard Cazeneuve salue également "le courage des policiers et des gendarmes du Raid, de la BRI et du GIGN au moment de l’assaut donné pour libérer les otages du Bataclan".

Les préfets de département pourront, dans le cadre de l’état d’urgence, "établir des périmètres de protection autour des bâtiments publics et d’édifices privés qui seraient susceptibles de faire l’objet de menaces", déclare Bernard Cazeneuve. "L’état d’urgence implique également la possibilité d’interdire le séjour, dans tout ou partie du département, de tout individu cherchant à entraver l’action des pouvoirs publics. Les préfets pourront par ailleurs procéder à des réquisitions de personnes ou de biens si le maintien de l’ordre public le nécessite."

Enfin, "dans les zones prévues par décret" – à savoir en Île-de-France —, les préfets pourront également "ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, des débits de boissons et divers lieux de réunion, et interdire toute manifestation susceptible de représenter un risque pour les participants", poursuit le ministre de l’Intérieur. "C’est ainsi qu’à Paris et dans les départements limitrophes, le préfet de police a pris la décision d’interdire toute manifestation sur la voie publique jusqu’à jeudi prochain (lire sur AEF). Une décision similaire a été prise par les préfets des départements de la grande couronne jusqu’à lundi."

CONTRÔLES AUX FRONTIÈRES

"Le renforcement des contrôles aux frontières est effectif depuis hier", rappelle le ministre de l’Intérieur (lire sur AEF). "Les 61 principaux points de passage autorisés font l’objet de contrôles particulièrement stricts des fonctionnaires de la PAF et des douanes. Les autres points de passages sont contrôlés par les effectifs de la direction centrale de la sécurité publique, les CRS et la gendarmerie nationale." Bernard Cazeneuve indique que des contacts ont eu lieu avec les ministères de l’Intérieur européens pour "intensifier les contrôles des personnes voyageant vers la France en train ou par avion".

"La DCSP assurera également le contrôle des gares RER, et la DCPAF celle des gares frontalières et des lignes transnationales, en coopération avec nos partenaires européens. Les ports font l’objet de mesures de sûreté particulières et les gares parisiennes internationales sont prises en compte par la Préfecture de police." En ce qui concerne les axes routiers, ceux-ci "sont pris en charge par la DCSP et les CRS", tandis que la PAF est chargée d’établir une" sécurisation renforcée" dans les aéroports.

"En ce qui concerne les effectifs de gendarmerie, 230 hommes en renfort ont été mis à la disposition de la Préfecture de police", souligne le ministre de l’Intérieur. "Deux sections du GIGN sont prépositionnées. Le maillage de son réseau permet en outre à la gendarmerie d’opérer des contrôles efficaces dans la profondeur des territoires, à la périphérie des agglomérations, et sur les axes routiers. Ses unités assurent également la surveillance de sites sensibles."

MOBILISATION DES EFFECTIFS EN ÎLE-DE-FRANCE

"Dès hier soir, l’ensemble des services de police – le Raid, la DCPJ, les CRS, la DGSI mais aussi le SCRT, l’Uclat et les DDSP de la grande couronne — ont été mobilisés en région parisienne. 5,5 compagnies de CRS supplémentaires ont été engagées sur le même périmètre", détaille Bernard Cazeneuve. "Le niveau de mobilisation de l’ensemble des forces de police et de gendarmerie a été augmenté."

"Les armées ont dégagé 1 000 militaires supplémentaires, essentiellement en Île-de-France, qui patrouilleront dans Paris dans les prochains jours. "L’ensemble de ces renforts vient en appui des 30 000 policiers, gendarmes et militaires engagés depuis plusieurs mois à la protection de 5 000 lieux sensibles sur l’ensemble du territoire, dans le cadre du plan Vigipirate."

GESTION DE CRISE

"La cellule interministérielle de crise siège depuis 21 heures hier soir à l’hôtel de Beauvau sans discontinuer", souligne Bernard Cazeneuve. "Un état-major opérationnel se réunit par ailleurs deux fois par jour dans le 'fumoir' pour piloter de l’ensemble des dispositifs relevant du ministère de l’Intérieur."

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Clément Giuliano, journaliste