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François Hollande s'exprimera devant le Congrès réuni à Versailles à la suite des attaques revendiquées par Daesh

"Je m’adresserai au Parlement réuni en Congrès à Versailles, lundi [16 novembre 2015], pour rassembler la Nation dans cette épreuve." C’est ce qu’annonce François Hollande, samedi 14 novembre 2015, à l’issue d’un conseil de défense. Cette réunion était organisée à l’Élysée au lendemain des attaques ayant causé, selon le président de la République, "127 morts et de nombreux blessés" à Paris et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) (lire sur AEF). "C’est un acte de guerre qui a été commis par une armée terroriste – Daesh — contre la France", déclare François Hollande. Le groupe État islamique a effet revendiqué, quelques minutes après l’intervention du président de la République, les attaques perpétrées à Paris dans un communiqué jugé authentique par les spécialistes de cette organisation.

"C’est un acte de guerre que a été préparé, organisé, planifié de l’extérieur avec des complicités intérieures que l’enquête permettra d’établir", déclare François Hollande, samedi 14 novembre 2015 à l’Élysée. "Le pays est dans la peine. J’ai pris un décret pour proclamer le deuil national pour trois jours", ajoute le président de la République.

"LES FORCES DE SÉCURITÉ ET L’ARMÉE MOBILISÉES"

"Toutes les mesures pour protéger nos concitoyens et notre territoire sont prises dans le cadre de l’état d’urgence", poursuit François Hollande, en référence aux décrets adopté en conseil des ministres réuni vendredi 13 novembre 2015 en fin de soirée (lire encadré). "Les forces de sécurité intérieure et l’armée sont mobilisées au plus haut niveau de leurs possibilités. J’ai veillé à ce que tous les dispositifs soient renforcés à l’échelle maximale. Des militaires patrouilleront en plein Paris tout au long de ces prochains jours", ajoute le président de la République.

"La France, parce qu’elle a été agressée lâchement, honteusement, violemment, sera impitoyable à l’égard des barbares de Daesh. Elle agira avec tous les moyens qui conviennent et sur tous les terrains, intérieurs comme extérieurs", poursuit François Hollande. "La France est forte, et même si elle peut être blessée, elle se lève toujours, et rien ne pourra l’atteindre, même si le chagrin nous assaille […]. Elle triomphera de la barbarie."

L’état d’urgence et les contrôles aux frontières

"L’état d’urgence a été décrété par le président de la République par deux décisions prises en conseil des ministres dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 novembre 2015", indique le ministère de l’Intérieur, samedi 14 novembre 2015. En vertu de la loi du 3 avril 2015, les préfets de département peuvent ainsi, selon la place Beauvau :

  • "Restreindre la liberté d’aller et venir en instaurant des zones de protection ou de sécurité particulières, ou en interdisant la circulation dans certains lieux (couvre-feu) ;
  • interdire le séjour dans certaines parties du territoire à toute personne susceptible de créer un trouble à l’ordre public.
  • Réquisitionner des personnes ou moyens privés."

Certaines mesures concernent spécifiquement l’Île-de-France, au sein de laquelle les préfets peuvent :

  • "Interdire certaines réunions publiques ou fermer provisoirement certains lieux de réunion ;
  • Autoriser des perquisitions administratives en présence d’un officier de police judiciaire ;
  • Assigner à résidence toute personne dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public."

Appliquant ces dispositions, le préfet de police de Paris indique avoir a pris "un arrêté interdisant les manifestations sur la voie publique à Paris et dans les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne".

Concernant les contrôles aux frontières, l'Élysée a indiqué, à l'issue du conseil des ministres réuni en urgence dans la nuit du vendredi 13 à samedi 14 novembre 2015, que la mesure décidée par François Hollande concernant "le rétablissement immédiat des contrôles". Le président de la République avait annoncé, dans un premier temps, une "fermeture des frontières" (lire sur AEF). Depuis le 13 novembre  2015, des contrôles aux frontières avaient déjà été instaurés en vue de la COP21 (lire sur AEF).

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Clément Giuliano, journaliste