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Climat : Laurent Fabius fait état "d'avancées" à l'issue de la pré-COP

"Nous avons franchi une étape. Le succès à Paris est indispensable même si la tâche reste considérable", assure le ministre français des Affaires étrangères et futur président de la COP 21, Laurent Fabius, à l'issue de la pré-COP, qui a réuni à Paris, du dimanche 8 au mardi 10 novembre, les représentants de près de 80 pays dont une soixantaine de ministres. Lors de la réunion, les discussions ont avancé sur les quatre sujets à l'ordre du jour, se félicite-t-il.

117

C’est le nombre de chefs d’État et de gouvernement qui ont répondu présent à ce jour pour l’ouverture de la COP 21, le 30 novembre.

"Les ministres présents ont réaffirmé qu’il était non seulement possible mais aussi nécessaire et urgent d’agir", indique la secrétaire exécutive de la convention climat, Christiana Figueres, lors d’une conférence de presse à l’issue de la pré-COP. "Je suis la première à dire que le processus ne va pas assez vite. La COP 21 sera la dernière possibilité pour prendre le virage et réduire nos émissions", ajoute-t-elle.

"volonté de trouver un accord"

La pré-COP a réuni près de 80 diplomates et chefs de groupe de la négociation climat dont une soixantaine de ministres autour de quatre sujets : la différenciation entre pays, l’ambition, l’action avant 2020 et les financements post-2020. "Les ministres ont fait part de leur volonté partagée de trouver un accord à Paris", relate Laurent Fabius.

La réunion de trois jours s’est déroulée sur fond de publication de plusieurs rapports internationaux montrant la gravité de menaces liées au changement climatique : le rapport de la Banque mondiale montrant qu’en cas d’inaction, 100 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté (lire sur AEF), le bulletin annuel de l’OMM établissant un nouveau record de concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à 397,7 ppm (lire sur AEF). Par ailleurs, l’Arabie saoudite (lire sur AEF) et le Soudan ont publié leur contribution nationale tandis que l’Égypte a indiqué qu’elle ferait de même d’ici la fin de la semaine.

"Un conseil de sécurité environnemental" ?

Laurent Fabius a réagi aux propos tenus par François Hollande lundi 9 novembre au Collège de France, appelant à créer un "conseil de sécurité environnemental" pour "vérifier la contrainte" de l’accord de Paris (lire sur AEF). "La France souhaite un renforcement de la gouvernance mondiale de l’environnement mais ce n’est pas un sujet dans l’immédiat pour la COP 21", selon le ministre.

"no backtracking"

Un des points clé du futur accord de Paris, à savoir le relèvement de l’ambition par cycle, semble avoir franchi une nouvelle étape, selon le ministre, et ce quelques jours après la signature de l’accord franco-chinois qui reconnaît ce principe. "C’est l’idée qu’un bilan devrait être réalisé tous les cinq ans sur la réduction des émissions, l’adaptation et le financement pour formuler des propositions nationales à la hausse. Cette idée a fait son chemin", explique-t-il. Ce point s’accompagnerait d’un principe de non-retour en arrière ("no backtracking") pour tous les pays "et au contraire, d’une progression de tous les engagements". L’idée d’une première date pour évaluer les engagements n’a pas été tranchée à ce stade.

Les discussions ont également porté sur l’objectif de long terme. Un consensus se dégage, selon Laurent Fabius, autour de la formulation "low emission climate resilience pathway" ("trajectoire vers une résilience climatique à faible émission"), soit l’une des formulations les moins ambitieuses présentes dans le texte de négociations issu de la session de Bonn.

Par ailleurs, les discussions ont porté sur les financements, pour lesquels "la notion de plancher à 100 milliards de dollars en 2020" venus des pays développés mais aussi "de nouveaux contributeurs" semble être acceptée.

NOMBREUX SUJETS ENCORE OUVERTS

Ces discussions politiques, aussi substantielles soient-elles, laissent encore ouverts une multitude de sujets : comment distinguer les efforts des pays développés et en développement ? Quelles règles de transparence appliquer ? Comment inscrire un objectif de long terme pour l’adaptation ? Comment mentionner l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C (qui permettrait de réduire les risques par rapport à l’objectif de 2°C) ?

Les conclusions de la pré-COP feront l’objet d’une synthèse qui sera publiée par le Pérou et la France d’ici la fin de la semaine. Elles ne constituent pas une décision définitive mais ont pour vocation de nourrir les négociations officielles qui auront lieu lors de la COP 21 sur la base du texte de 55 pages issu de la session de Bonn d’octobre.

Les travaux de négociations de la COP 21 sur le texte débuteront lundi 30 novembre au soir, à l’issue d’une journée consacrée aux discours d’ouverture des 117 chefs d’État et de gouvernement qui ont répondu présents à l’invitation du gouvernement français. "Le texte me sera remis au plus tard le samedi 5 décembre à 12 heures", indique Laurent Fabius. Le texte sera alors transmis aux ministres à compter du lundi 7 décembre pour la deuxième semaine de négociations.

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Aline Brachet, journaliste