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La France a augmenté ses émissions de gaz à effet de serre entre 2012 et 2013 (rapport à la Ccnucc)

Les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 10,9 % en France en 2013 par rapport à 1990, hors UTCF, chiffre le Citepa dans le rapport national d’inventaire pour la France au titre de la convention climat publié le jeudi 29 octobre 2015. "Une réduction encore plus notable est observée lorsque les émissions totales hors UTCF sont rapportées à la population (-21 %) ou au PIB (-55 %)", précise l’inventaire. Malgré cette baisse de long terme, la France a connu une légère hausse de ses émissions entre 2012 et 2013 : elles sont passées de 448 millions de tonnes éq CO2 à 451 millions de tonnes éq CO2.

451

Les émissions de gaz à effet de serre sont de 451 millions de tonnes en 2013, contre 448 millions de tonnes en 2012 et 453 millions de tonnes en 2011. Les émissions de CO2 augmentent d’un million de tonnes : 371 millions de tonnes en 2013 contre 370 millions de tonnes en 2012 (368 millions de tonnes en 2011).

Lorsqu’est pris en compte le périmètre du protocole de Kyoto, les émissions sont de 445 millions de tonnes éq CO2, contre 442 millions de tonnes en 2012.

"Les émissions des gaz à effet de serre direct exprimées en CO2 équivalent hors UTCF (utilisation des terres, leur changement et la forêt) se situent pour l’année 2013 à 10,9 % au-dessous de celles de 1990. Cette évolution globale se traduit dans le détail des sept gaz impliqués par des situations beaucoup plus contrastées. Hors UTCF, le niveau d’émission de CO2 est en 2013 inférieur de 8,2 % à celui de 1990, les rejets de méthane sont en recul de 14 %, les émissions de N2O en baisse de 37 %", indique le Citepa dans son inventaire.

baisse des émissions industrielles

"L’énergie, avec 71,6 % des émissions totales en CO2e hors UTCF en 2013, occupe le premier rang des catégories de sources émettrices en France au sens de la classification de la Ccnucc, devant l’agriculture, 16,2 %. Viennent ensuite les procédés industriels, 8,2 % et les déchets 4 %. Par rapport à 1990, les contributions relatives de l’énergie, des déchets et de l’agriculture sont plus importantes, alors que celle des procédés industriels a diminué", poursuit-il.

Il note plusieurs "faits marquants" :

  • une augmentation des émissions de CO2 du transport (+9,3 %) avec toutefois une baisse à partir de 2005, suivie d’une stabilisation depuis 2008,
  • une baisse considérable des émissions de N2O de la chimie (-96 %) et, à un degré moindre, des sols agricoles (-9,0 %),
  • une baisse des émissions fugitives de CH4 consécutivement à l’arrêt de l’exploitation des mines de charbon,
  • le déclin de l’utilisation des PFC (-88 % en masse) au bénéfice des HFC et l’augmentation très importante des émissions de ces derniers composés (+1325 % en masse).
  • le bilan de l’UTCF représente un puits de CO2 compensant en 2013 9,5 % des émissions totales hors UTCF de GES exprimées en CO2e.

-38 % de charbon, -10 % de pétrole

La structure du mix énergétique primaire de la France "reste assez stable", est-il noté dans l’inventaire : 44 % d’électricité primaire, 30 % de pétrole, 15 % de gaz, 7 % de renouvelables thermiques (y compris déchets) et 4,5 % de charbon en 2013. "L’augmentation de la consommation globale d’énergie depuis 1990 a été absorbée en premier lieu par l’électricité d’origine nucléaire et hydraulique dite 'non carbonée' dont la croissance est de 32 Mtep (dont environ 93 % proviennent du parc électronucléaire et 7 % du parc hydraulique en 2013). Les hausses de consommation des énergies renouvelables (+71 % soit 7,6 Mtep entre 1990 et 2013) et du gaz (+53,5 % soit 13,5 Mtep entre 1990 et 2013), sont les plus élevées, soutenues par la demande du secteur résidentiel-tertiaire et de l’industrie. La tendance au recul du pétrole se confirme au fil des ans (-10 %) alors que celle du charbon est de -38 %."

S'agissant des transports, le routier représente 94,8 % de la consommation d’énergie, très loin devant l’aérien (3,8 %), le maritime (1 %) et le ferroviaire (0,4 %). Le routier est la "première catégorie clé (25 %) en termes de niveau d’émission de CO2" et "la première catégorie clé (11,7 %) pour sa contribution à l’évolution de ces émissions".

L’aviation a connu un pic en 2000 (6,2 millions de tonnes de CO2), puis une baisse de 2007 à 2010, et enfin une "légère remontée depuis l’année 2011 en lien avec un trafic domestique en reprise à la même année".

"Bien que des progrès significatifs soient introduits en continu quant à la couverture des sources et la qualité des estimations, les émissions s’accompagnent d’incertitudes non négligeables dont il convient de tenir compte dans l’utilisation de ces informations", précise le Citepa dans son rapport.

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Claire Avignon, journaliste